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Poésie néo-classique
pieralun : Quand je te perds un peu
 Publié le 15/03/11  -  14 commentaires  -  732 caractères  -  349 lectures    Autres textes du même auteur

Quel père n'a pas, un jour, perdu sa fille... au moins un petit peu ?


Quand je te perds un peu



Je sais l’envoûtement des aurores dorées,
L’ombre réduite à rien de ces midis d’été ;
Puis, du soleil qui fuit, le parfum exalté.
Ton sourire est captif de l’éther des soirées.

Je sais ces noirs radieux qui ne cessent jamais,
Et je sais, lentement, ton être qui se lève ;
Il marche sans peser. Ton cœur fait une trêve,
Et je sais l’abandon des cieux où tu dormais.

Funambule ! D’un pas sur le fil hésitant,
Tu fais glisser vers moi l’imaginaire instant
Du silence à briser. L’insolence s’égare,

Et les mots incertains ont l’habit de l’aveu.
Ne dis rien mon enfant ! Que nul ne nous sépare !
Endors-toi dans mes bras encore un petit peu.


 
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   Pascal31   
5/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un joli poème, dans lequel j'ai ressenti tout cet amour du père pour sa fille qui grandit trop vite !
J'ai regretté la répétition des "je sais" (quatre fois dans les deux premières strophes, ça fait beaucoup), surtout qu'ils auraient pu facilement être évités (mais l'auteur y tenait peut-être ?)
Sinon j'ai beaucoup aimé ce message d'amour, teinté de tristesse et de nostalgie. Un joli moment de lecture.

   wancyrs   
7/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien
J'enlèverais ce point d'exclamation après funambule au premier tercet, il n'apporte rien au texte, une virgule aurait suffi. De même qu'au deuxième quatrain, à l'instar de la virgule après jamais au premier vers, j'aurais mis un point pour qu'il y ait un temps de reflexion sur ces "noirs radieux qui ne cessent jamais".

Le reste est beau, comme l'amour d'un père qui contemple son enfant. Le deuxième vers du deuxième tercet est particulièrement fort.

Merci

   Lunastrelle   
8/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai un peu tiqué sur la monorime du premier quatrain, mais après la lecture s'est vite fait voyageuse. Il y a de belles choses dans ce poème qui ont attiré mon attention, notamment ce jeu du "clair-obscur" que j'ai cru décerner entre les lignes, par les métaphores...

   socque   
15/3/2011
Un poème bien gentil pour moi, mais sans grand relief. Je regrette qu'on démarre directement sur l'envoûtement des aurores dorées, image trop léchée et précieuse à mon goût.
Un beau vers toutefois, simple et expressif : "Et les mots incertains ont l’habit de l’aveu." Le dernier vers est très touchant, je trouve.

Et, bien sûr, le travail (notamment sur les rimes) mérite d'être salué.

   Arielle   
15/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quelle élégance pour dire la mélancolie d'un père dont la fille s'éloigne !
Les deux quatrains dans leurs jeux de lumière nous mènent des cieux sereins de l'enfance aux troubles nocturnes de l'adolescence.
"Et je sais l’abandon des cieux où tu dormais"
Beaucoup de grâce et de pudeur dans les tercets pour évoquer la tendresse qui se sait sur le point d'être trahie. On joue sur un fil avec la tentation repoussée de la complicité.
"Et les mots incertains ont l’habit de l’aveu"
Un vers magnifique par son sens, son rythme, ses sonorités.

Un grand classique qui n'a pas d'âge et qui pourrait être de toutes les époques. Un vrai plaisir de lecture.

   Lhirondelle   
15/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Pieralun

Quoi de plus touchants que les mots d'un père envers sa fille.
J'espère qu'elle a pris connaissance de ces mots emplis de tendresse.
Deux quatrains d'excellente facture. La répétition des "je sais" ne me gêne pas. Ils apportent une note touchante, ils rythment tranquillement la progression d'une confidence (j'aime à nommer ainsi cette tendre déclaration père à fille) toute en pudeur.

Les deux tercets où l'expression est encore plus sensitive sont vraiment très agréable à l'écoute. Quelle belle image (entre autres) que celle-ci : "Et les mots incertains ont l'habit de l'aveu".

Merci Pieralun pour cette bouffée de tendresse. Ravie de t'avoir relu...

Amicalement
Lhirondelle

   Anonyme   
15/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut pieralun ! Tout d'abord je t'avoue que je suis très heureux de retrouver un auteur que j'apprécie...
Je pense que nombre pères te remercieront du fond du coeur d'avoir écrit le poème qu'eux-mêmes, et j'en suis, n'ont jamais su ou osé écrire à leurs enfants... Comme d'autres avant moi, j'ai retenu ce vers magnifique : Et les mots incertains ont l'habit de l'aveu. Merci pour ce cri d'amour paternel ! Au plaisir de te lire... Alex

   Flupke   
15/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Joli, joli!
Malgré les répétitions à la Gabin (voulues j'imagine), je sais, je sais, je sais, je sais, ce poème m'a bien plu.
J'ai juste trébuché sur noirs radieux mais ce n'est pas fautif en fait.
Bien aimé l'idée exprimée dans "Et les mots incertains ont l’habit de l’aveu."

Merci pour ce moment de fraicheur agréable à lire.
Amicalement,

Flupke

   Anonyme   
16/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Si jeunesse savait...
J'ai bien aimé la rime "jamais/dormais", et l'absence d'apocope sur "encore". Rien de plus à dire que les autres sur le sujet, délicatement traité.
Très beau vers final.

   Chene   
16/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Pieralun

Très heureux de te relire.

Il y a de l'émotion dans ce sonnet néo-classique aux alexandrins bien ficelés. De belles rimes avec souvent une consonne d'appui, et avec alternance féminine, masculine... presque du classique.

Le phrasé est fluide, voire empreint d'un certain lyrisme (1er quatrain), et comme d'autres commentateurs ma préférence va effectivement à ce vers :

Et les mots incertains ont l'habit de l'aveu

qui souligne si bien cette période délicate de la communication d'un père avec sa fille adolescente (ça me parle à moi également quand je me remémore l'adolescence de mes deux aînées).

Et les "je sais" disent, avec une certaine insistance, toute l'attention et la délicatesse nécessaires d'un père quand la jeunesse se vit au quotidien dans un foyer.

Merci pour ce partage, Pieralun, et au plaisir d'une prochaine lecture.

Chene

   framato   
20/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une très jolie poésie, aucun doute là-dessus. Un texte sensible, qui trouve un certain rythme dans des enjambements très maitrisés.

Je regrette l'utilisation de trop de ";" - signe particulièrement délicat à doser - l'absence aussi de ":" qui auraient portés sens à certains passage (du moins dans ma lecture), comme par exemple ici :

"Je sais l’envoûtement des aurores dorées,
L’ombre réduite à rien de ces midis d’été ;
Puis, du soleil qui fuit, le parfum exalté.
Ton sourire est captif de l’éther des soirées."

J'aurais bien aimé une ponctuation plus explicite :

Je sais l’envoûtement des aurores dorées,
L’ombre réduite à rien de ces midis d’été...
Puis, du soleil qui fuit, le parfum exalté :
Ton sourire est captif de l’éther des soirées.


Bien entendu ceci est une interprétation qui n'engage que moi.

J'ai aimé l'utilisation délicate de l'anaphore je sais. J'aurais néanmoins préféré qu'elle réponde à une structure plus nette... Dans le premier quatrain, elle n'est pas répétée, alors qu'elle l'est trois fois dans le second, donnant une certaine impression de déséquilibre.

Je regrette aussi la répétition du "et" en second quatrain... (ça donne un renforcement peut-être un peu trop fort de l'image, un rien de lourdeur, je crois)

Le premier tercet est superbe et, cerise sur le gâteau, le second est somptueux !!!

Au final, un très très beau moment de lecture, une magnifique sensibilité s'exprime dans ce texte. Les (petites) imperfections du début me semblent en fait "volontaires" pour augmenter le niveau de sensibilité des tercets, et je crois que c'est assez bien vu en fait cette utilisation de la gradation dans la qualité.

Edith : le titre est vraiment magnifique, il porte cette poésie et c'est pour lui qu'il y a le "+"

   pieralun   
31/3/2011
J'ai mis un lien sur le forum de : "Discussions sur les récits"

   Nescience   
31/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,

Je dois avouer que je n'ai pas bien saisi le début du poème. Peut-être un parallèle entre le jour qui s'écoule et l'enfant qui grandit ? J'ai trouvé le troisième vers un peu haché, alors qu'il me semblait que la douceur cherchait à commencer le texte...

Mais tout se rattrape ensuite, même si je n'accroche pas à ce « lentement » qui me semble mis là pour faire le rythme ni à ce cœur qui fait une trêve, image un peu trop facile à mon goût. Mais le reste, tout le reste m'a plu. Les derniers tercets, plus vifs, qui finissent sur la nuit (on avait commencé à l'aurore, alors ça me semble logique) et toute la douceur de l'amour d'un père. J'ai particulièrement aimé « Et les mots incertains ont l'habit de l'aveu. ».

Une jolie promenade pour moi, avec quelques accrocs au début mais finalement vite oubliés par la suite.

   zenobi   
6/7/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très beau texte dont il me semble inutile de revenir sur les évidentes qualités sonores et rythmiques.
Alors, avec mon admiration sincère pour ce texte, quelques remarques de détail:

Quant au choix lexical, "l'éther des soirées" ne m'a pas convaincu. Le mot éther, lourd de connotations, relève d'un tout autre registre que le reste du poème.
D'un point de vue rythimco-sonore, il me semble aussi malvenu. Sans parler du kakemphaton: "délétère".

Je trouve dispensable la virgule après "trêve".

Vraiment, un très beau texte. La forme servant une belle et douce situation humaine. Un beau partage.


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