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Poésie libre
Pimpette : Fricassée de plaisirs
 Publié le 02/11/13  -  18 commentaires  -  1010 caractères  -  322 lectures    Autres textes du même auteur

Les petits bonheurs de la vie en vrac.


Fricassée de plaisirs



Aujourd'hui soleil à ras bord
La scie de l'été à tue-tête
Le sémaphore à bout de bras
En pleine gaieté, en pleine lumière, les jupes dansent au coucher
Du grand citron presque noyé
Soleil à ras bord jusqu'en soirée

Je goûte l'euphorie de la brasse coulée
Et risque à tout moment un flagrant délit de bien-être
Je rêve d'une écriture fraîche et vigoureuse… tendre et dure… dense et légère…
Un désir d'encore et d'ailleurs,
D'un autrement,
Plus l'euphorie de la brasse coulée


Je veux une petite bougeotte et des parasols berlingots
J'assume mes pataquès, mes contresens, mes bizarreries, borborygmes et autres gribouillis
J'oublie les amours d'autrefois… cendres de photos à jamais
Je roule délicieusement deux tic-tac lisses sous ma langue
Prête pour une petite bougeotte et des parasols berlingots

Un pissenlit, une orchidée, un pas dans la petite allée

En bas d'chez moi le monde entier…


 
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   Robot   
14/10/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Du libre sans galimatias qui nous offre des images presque à chaque vers. Je sens l'écrivain pris entre son envie de noircir sa page blanche et son désir de vacances, de saisir le bonheur qui passe à sa portée. Enfin, c'est ainsi que je reçois cette fricassée, comme un savoureux plateau de fruits de mer.... mais je suis possiblement à côté de la plaque comme on dit.

   Ioledane   
18/10/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le titre et le thème me plaisent beaucoup.
Mon ressenti sur le traitement du sujet est mitigé.
J'aime beaucoup le soleil à ras bord, le flagrant délit de bien-être, "j'assume mes pataquès" etc., et la fin : la succession sympathique du pissenlit et de l'orchidée, le pas dans la petite allée, pour ouvrir sur "En bas d'chez moi le monde entier".
J'aime moins la scie de l'été, l'euphorie de la brasse coulée, la petite bougeotte (répétée) et plus globalement, le relatif désordre de tout cela : pour moi cette "fricassée de plaisirs" devrait donner lieu à une sorte d'apaisement, de sérénité, or ce n'est pas ce que je ressens à la lecture de ce poème.
Néanmoins, une vraie joie de vivre s'en dégage, et pour cela merci !

   leni   
2/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Pimpette

Par les soirs bleus d'été,j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue:
Rêveur,j'en sentirai la fraicheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Sensation Arthur Rimbaud Chanté par F Leclerc

C'est souvent à ce poème que je pense quand Pimpette nous confie ses sensations et ses désirs


Je veux une petite bougeotte et des parasols berlingots
J'assume mes pataquès, mes contresens, mes bizarreries, borborygmes et autres gribouillis
J'oublie les amours d'autrefois… cendres de photos à jamais
Je roule délicieusement deux tic-tac lisses sous ma langue
Prête pour une petite bougeotte et des parasols berlingots


C'est d'une grande simplicité émotive ça sonne comme du cristal
C'est une minute de vérité C'est humain J'ai une grande sensibilité envers de tels propos Alors qu'à notre époque comme le disait BREL il y a tellement d'amputés du coeur
Est-ce de la poésie? Peu m'importe Je suis sous un parasol berlingot

Je t'embrasse Pimpette Leni

   Anonyme   
2/11/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Pimpette.
C'est une belle façon de dire j'aime la vie, je veux la vivre pleinement, goulûment, comme si tout était nouveau.
" J'oublie les amours d'autrefois… cendres de photos à jamais ". Exit le passé encombrant !

" Et risque à tout moment un flagrant délit de bien-être ". Ca, c'est bien trouvé !!

   Edgard   
2/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Pimpette
« Nous sommes de l’étoffe dont les rêves sont faits », qu’il disait, Monsieur Shakespeare.
Quand j’avais lu « Les yuccas », ce poème tellement triste, ça m’avait mis dans un état de bonheur avancé, une sorte de joie intense. Comment ça peut arriver ça ? Et maintenant, voilà que ce petit poème culinaire à base de « p’tits bonheurs», ( il y en a tellement qu’ils n’entrent pas dans le panier … C’est normal, ils sont dans tous les sens…) me met la larme à l’œil !
Ou je suis fabriqué à l’envers, ou alors, ces trucs, c’est de la poésie qui chamboule.
Finalement je crois bien que oui : c’en est. De la belle poésie qui rapproche les gens.
C’est beau d’aimer la vie et de savoir aussi bien, aussi simplement le partager.
La forme on s’en fout.
J’ai bien déjeuné, Madame Pimpette, avec votre fricassée. C’est du bio dans tous les sens du terme.
Chez Oniris, ils interdisent de copier les poèmes, mais pas de les manger.
« Ouvre ta porte, vas-y, sors ! c’est le monde. Tu seras bien reçu(e). »
A plus.

   Anonyme   
2/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Pimpette... Etant incapable d'écrire en vers libres,( j'ai tenté de me soigner mais rien n'y fait), je ne commente pas souvent cette catégorie. Pourtant ici, quand bien même ça part dans tous les sens, je sens ce souffle de liberté qui agite les parasols berlingot sous lesquels tu as peut-être écrit ce poème.
Prendre la vie à bras le corps et ne jamais rien lâcher, c'est la leçon que je tire de ce poème dont je trouve particulièrement splendide le dernier vers... En bas d'chez moi le monde entier…

Continue le plus longtemps possible à nous offrir ces textes emplis d'espoir et de joie de vivre... ! Bravo et un grand merci

   Acratopege   
2/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je suis d'accord avec toi, il faut deux bonbons sous la langue pour en tirer un vrai plaisir! Ta poésie est du même registre, "simplicité émotive" comme dit Leni. Je dirais liberté jubilatoire, et passage en douceur d'un registre à l'autre, de la sensation à l'idée, du sentiment au souvenir, ce qui entraîne le lecteur que je suis, peu à l'aise dans l'épluchage des poèmes, dans une sorte de danse un peu boiteuse mais d'autant plus délicieuse. Merci.

   Marite   
3/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" La joie est comme une pierre jetée au milieu d'une flaque d'eau; les vaguelettes s'élargissent et s'élargissent jusqu'aux bords de la flaque et puis retournent au centre, apportant de la joie à tout ce qu'elles touchent sur leur chemin " (E. Caddy)
Exactement l'effet que ce poème produit sur moi ce matin et au vu des commentaires Pimpette, je pense ne pas être la seule ...
C'est le bonheur à ras bord que tu nous sers là et j'aimerais être capable, comme toi, d'écrire et de décrire ainsi les sensations heureuses qui nous traversent parfois.
J'ai bien aimé la répétition en premier et dernier vers de chacune des trois strophes :
" ... le soleil à ras bord ... l'euphorie de la brasse coulée ... les parasols berlingots ... "

Cette lecture est une réelle bouffée d'oxygène au coeur ! Mille fois merci !

   Anonyme   
3/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Pimpette,

On sait maintenant que ta recette du bonheur c'est :
" En bas d'chez moi le monde entier"

Je ne vais pas en faire trop. Ayant eu le privilège d'écrire une petite préface dans ton recueil à paraître "On lit comme on veut" , je dirai juste à ceux qui aiment ta poésie qu'ils y découvriront Aglaé, une femme aux multiples facettes. On rit, on s'attendrit, et surtout on bouffe la vie jusqu'au dernier berlingot.

Ludi

   troupi   
3/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sacrée Pimpette. Tu nous as encore tous embarqués avec ta bonne humeur et cet optimisme qui va sûrement te faire écrire encore longtemps des poèmes aussi attachants. Inutile de parler du fond ou de la forme, les autres l'ont fait avant moi. Si je suis un peu en retard c'est que je n'avais pas accès à internet ce WE. Bisous et à bientôt.

   CharlesJosephin   
3/11/2013
juste pour dire que mon délice à moi, c'est de nager dans ses mots là, dans une eau familière, où chaque image réveille un écho dans mon cerveau.
je me dis "je comprends ça, parfaitement"
et j'espère que dans mes vieux jours, je serai capable de me dire
"J'oublie les amours d'autrefois… cendres de photos à jamais
Je roule délicieusement deux tic-tac lisses sous ma langue
Prête pour une petite bougeotte et des parasols berlingots

Un pissenlit, une orchidée, un pas dans la petite allée

En bas d'chez moi le monde entier…" et de me le chantonner en vous faisant un clin d'oeil en esquissant ce pas chanté.

   funambule   
4/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Parce-que ce sont les petits ruisseaux qui font... parce que... la première gorgée de bière... parce que notre passage n'est même pas l'ombre d'un éclair dans le cosmos...

Une façon de dire qui se veut décomplexée, qui tourne en ridicule le ridicule lui-même, sourit malicieusement aux conventions, compisse le sérieux que nous cherchons désespérément à accrocher à notre petit pan de vie.

Une rixe joyeuse avec les sens... et... penché sur l’horizon un étrange désespoir que l'on aspire à dépasser... l'espace de quelques instants dérobés... libres de jouir de nos entraves.

Allez, je me lâche...

Con et (très) salutaire... indispensable donc!

   David   
10/11/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Pimpette,

Le poème est vif et très solaire, il laisse un goût de "carpe diem" comme une invitation. Les vers ne racontent pas vraiment, ils font de la poésie en mélangeant un peu des images, c'est entrainant comme un air de fête.

   senglar   
19/11/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Pimpette,


D'une pétillance inégalée ce poème est un cocktail bien plus qu'une fricassée, on y fricote mais ça n'est pas un fricot. Il y a là trop de fraîcheur, une candeur assumée, avec de la force et de la tendresse.

Je pourrais relever beaucoup d'exemples ( v. 3 et 9 et 14... et TOUS les autres).

Allez, j'en relève un :
"Un pissenlit, une orchidée, un pas dans la petite allée"

Un étourdissement et un éblouissement ! Pimpette avec une paille comme lorgnette pour battre la mesure.

Hisse et Ho pour cette merveilleuse aventure qu'est la vie !

"En bas d'chez moi le monde entier"

Tiens, ça fait deux vers !

Quand je disais que c'est le poème tout entier qu'il faudrait recopier !

Lol

Senglar-Brabant

:))))))))))))

   Bidis   
13/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C’est primesautier, c’est frais. Un poème comme un bonbon — vite avalé mais qui laisse un goût sucré dans le coeur.
J'adore les parasols berlingots...

   Alcyon   
31/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour

le titre m'a donné envie d'aller lire
et j'ai trouvé une belle recette de plaisirs
écriture dansante et malgré la soleil
emplie de fraîcheur
j'adore "En bas de chez moi le monde entier..."
à lire et relire en toutes saisons

   Lulu   
9/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Pimpette,

j'ai été attirée par le titre, toute gourmande que je suis... et je ne suis pas déçue ! Vous nous entraînez dans les allées du bien-être qu'on oublie parfois de chercher, tant on se perd parfois à ruminer ce qui ne va pas.

J'ai trouvé ce texte très léger, entraînant et plein de sérénité.

Le dernier vers est bien trouvé. Il suit le cheminement de ce qui précède avec ce "soleil à ras bord" qui, personnellement, me fait rêver en ce moment...

Je trouve que vous donnez là une chouette leçon de sagesse. Tout en poésie, que demander de mieux ?

Merci du partage.

   luciole   
9/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Joli ce flagrant délit de bien-être. J'aime bien ce poème guilleret.
Moins le très court passage qui parle de l'écriture.
La fin est excellente.


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