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Poésie libre
Pimpette : Gardez ça pour vous…
 Publié le 15/06/14  -  27 commentaires  -  709 caractères  -  519 lectures    Autres textes du même auteur

Qui a dit qu'on fait des poèmes avec des mots, pas avec des idées ?


Gardez ça pour vous…



J'étais à Favouille les Mirettes
Par un moche lundi cafardeux
Quelques verres en trop dans le nez
Un peu de nuit dans les idées

Quelques euros dans la pochette
Pour tirer à boulets roses
Dans l'airbag du pélican
En plein cœur du vieux juke-box

La soirée ne vaut pas tripette
On attendait un peu de changement
Toujours pareil les autrement
Ça commence vraiment à bien faire
À Favouille on s'ennuie vraiment

Un vieux qui crache ses vérités
Une bière ultime à écluser
Sur le bitume devant la porte
Pilonné par une averse
À cent pour cent la nuit est morte

Le marchand ramasse son sable et l'emporte


 
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   RB   
2/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ah les lundis de France où tout est fermé...

Poème de l'ennui, du tourne-en-rond, "un peu de nuit dans les idées" - magnifique !-, à cent pourcents la nuit est morte,... qui n'ennuie pas du tout, bien au contraire.
il y a de la dérision, de l'humour finement éparpillé dans ce texte fluide qui se lit comme de la prose mais est musicalement très agréable grâce aux rimes et à son découpage.

"ça commence vraiment à bien faire"... oui même à très bien le faire. Bravo.

   Anonyme   
2/6/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
Il y a ici une idée : l'ennui.
J'aurai apprécier d'autres mots personnellement.
Afin de rire un peu de l'idée et ne pas m'y ennuyer.

   leni   
15/6/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est bien à Favouille
L'ambiance cafard est superbement rendue En images poétiques à la régalade SUPERBE:nuit dans les idées...l'airbag du pélican...toujours pareil les autrement...à cent pour cent la nuit est morte et bravo pour le dernier vers
Merci Très chouette
EDIT
Je viens de relire c'est très fort je note EX

   Anonyme   
15/6/2014
Bonjour Pimpette

Je suis scotché
A vue de nez, je pense que ce poème est un premier jet griffonné sur un sous-bock juste avant
"Une bière ultime à écluser"
De ce mode de création poétique peut surgir le meilleur comme le pire. Plus souvent celui-ci.

Mais en l'occurrence, vous nous avez griffonné du tout meilleur.

C'est comme dans la vie, entre le sourire et le tristounet.
Bien torché, sans frime mais sans prise de tête.

Il suffirait pas de grand-chose pour en faire une chanson façon Boris Vian

Bref, j'ai adoré

Merci Pompette pour ce poème noctambule que le lecteur, ravi, découvre un dimanche aux aurores.

   myndie   
15/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Pimpette,

Comment faire pour que le sentiment d'ennui s'impose avec tant de justesse à notre sensibilité? Il faut des mots, certes, mais ça ne suffit pas; il faut savoir prendre ceux du quotidiens, les revêtir d'une grise banalité et les coudre ensemble avec un fil d'humour. Et cela donne un joli canevas, une peinture de l'ordinaire finement ex-traordinaire.
Ca paraît tellement simple mais non, c'est du grand art.
La dernière strophe et le dernier vers : tout simplement formidables.

Mille merci Pimpette pour ce partage

PS : faut-il répondre à la devinette? :-D

   Robot   
15/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est tout un art de faire passer à la fois humour, nostalgie et réalisme dans un texte coloré du gris de l'ennui.
De belles expressions jalonnent ce poème dont on ne s'aperçoit même pas qu'il n'est pas rimé tellement les vers s'écoulent naturellement.
"Un peu de nuit dans les idées"
"Pour tirer à boulets roses"
"À cent pour cent la nuit est morte"
"Le marchand ramasse son sable et l'emporte"
Comme du cinéma muet en noir et blanc. Expressionniste.

   Lulu   
15/6/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Et ainsi le temps passe, parfois.
J'ai bien aimé ce "poème avec des mots" écrit parce qu'il fallait écrire quelque chose. Il m'a rappelé de par le contexte, notamment avec le juke-box, à un passage du film "Un air de famille" avec Agnès Jaoui...

Dans la troisième strophe, j'ai trouvé dommage que vous fassiez la répétition du mot "vraiment". Cela alourdit l'ensemble.

A vous lire de nouveau.
Lulu

   HELLIAN   
15/6/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Juste balaise !
Il y a dans ce poème une force , une drôlerie et une vérité définitives du type uppercut de fin de nuit.
Pas de philosophie, pas de perte de temps, pas de chichi, rien que du dense qui vous fout froid aux pied et chaud au coeur quand même. On dirait un début de film des frères Cohen...

   Dupark   
15/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je n'ai accroché qu'au quatrième verre.
Titubé à "pochette".
Tombé en lisant "Toujours pareil les autrement", l'oxymore obligatoire.
Sinon, c'est bien torché. Complètement torché.

   newman   
15/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour,
de très belles images de tristesse et d'ennui à Favouille le bled.

j'ai bien aimé surtoiut la dernière strophe,celle qui déchire vraiment.
sur ce genre de poésie vraie,aucune critique à apporter,même si lire çà un dimanche çà plombe un peu le moral.

merci

   troupi   
15/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Y'a plus rien à faire : le marchand ramasse son sable et l'emporte. Sans rire je vois que toi pour trouver une telle chute. En tout cas à Favouille les mirettes je vais pas aller trainer mes baskets, tu m'as découragé de faire du tourisme là-bas.
Sinon comme d'habitude tu écris avec ton style si particulier et ton cortège de fidèles est là pour applaudir, alors je fais comme eux.
Merci Pimpette de nous régaler de tes mots.

   Anonyme   
15/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Compte tenu de l'ambiance délétère que tu recrée avec toujours autant de naturel et d'humour, vu que je suis du genre dépressif, je ne prendrai pas un billet de train, ou de car (Y'a un car au moins ?) pour passer un week-end à Favouille les Mirettes.
Tu as vraiment l'art de créer ces climats un peu désabusés, un peu mornes, qui ressemblent sans doute à ton état d'âme le plus habituel sous des dehors de gamine espiègle, voire insupportable. Ce faisant tu nous dévoiles des aspects de ta personnalité bien attachants. Et ce n'est pas la première fois.

   PIZZICATO   
15/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'atmosphère pesante et l'ennui sont ici bien traduits.
" l'airbag du pélican " amusant.
" Toujours pareil les autrement " voilà qui est bien trouvé !

Je suis de l'avis de Tizef, ce texte verrait bien une java à la Boris Vian hihi

   Anonyme   
15/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Pimpette,

Tu veux me dire ce que tu foutais à Favouille les Miettes, un lundi, dans cette auberge des culs tournés ? Est-ce qu’au moins ton guide t’a payé une soupe de favouilles ?
Y a que toi pour habiller le cafard de fantaisie.

« L’airbag du pélican » amortit bien les chocs de l’ennui.
« Le vieux juke-box » a encore du cœur. Sacrée nostalgie.
« Un peu de nuit dans les idées ». Je vois très bien ce que ça fait quand la lumière s’éteint.
« Un vieux qui crache ses vérités ». C’est vrai que ça saoule. Le mélange avec la bière est interdit

On a toujours l’impression que ta poésie est un travail en cours. Et puis, quand on réfléchit, on se dit : « et ma vie à moi, comment elle est ? ». Alors voilà, on s’en va le cœur guilleret, comme si tout était bon à prendre.

Y a des poèmes qui me donnent envie de me flinguer(ou plutôt, de flinguer ceux qui les ont écrits). Les tiens me donnent envie de pousser un grand cri, parce que je sais que la vie te regarde et qu’elle prend ses leçons vers toi.

Salut marraine (ma reine).

Ludi
pompette
assis sur le bitume
à côté du marchand de sable

   Lyl_mystic   
15/6/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
Même si l'ennui est bien dépeint, j'ai du mal à voir la poésie là où tout me semble prose. Quelque soit l'évocation, ce n'est pas le thème, les images qui me rebutent, pas le style en lui-même, mais l'impression que tout est dit, il manque ici pour moi l'évocation subtile, désolée je n'accroche pas.

   Cat   
15/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Pimpette,

C'est ça quand la nuit descend un peu trop dans les idées, c’est le cafard qui se traîne à Favouille les Mirettes comme ailleurs.

Tu nous brodes l’ambiance si caractéristique de ces soirs mornes et vides par un coup de plume magistrale de précision, dans une simplicité déconcertante de naturel. Mais c'est "toujours pareil les autrement"...

le blues colle parfois aux basques des Pimpettes qui traînent partout leur bonne humeur.

Et, pan ! dans l’airbag du Pélican… Et, pan ! sur le vieux et ses crachats !

Chapeau bas Agla Ma Reine

Ta Cat qui t’aime

   Anonyme   
15/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Aie! aie! aie! j'arrive trop tard, tout a été dit. Mais je vais tirer mon chapeau quand même pour un ou deux vers à retenir " la nuit tout à fait morte après être passée un peu dans les idées" et puis " ce marchand de sable". Bravo Aglaé pour ce séjour au tréfond de l'ennui. Juste pour ces lundis beurk, je ne traîne plus dans les bars, je ne bois plus, plus aucun euro dans mes poches pour emm... les pélicans ( d'ailleurs je suis aussi anti-chasse et végétarien), mais ce que je déteste le plus ce sont ces vieux qui, parce qu'ils sont vieux se croient sages et se permettent de nous asséner leurs rengaines. Juste pour tout ça, je ne vais plus nulle part. Bravo encore et à bientôt.

   stony   
15/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une fois n'est pas coutûme : je ne sais pas quoi raconter pour ne pas me faire modérer pour cause de loquacité défaillante, sinon que même l'ennui peut se décliner en poème qui, par l'alchimie des mots, transmute une atmosphère plombée en quelques carats sertis dans un écrin de simplicité.

   Lotier   
16/6/2014
Bonsoir Pimpette,

J'aime bien l'ennui. Il oblige à voir autrement. La poésie est dans ce décalage. Ici, ça éclate, et ça éclate parce que ça ne fait pas de bruit, ça descend tout seul. Les mots sont justes, dessinés et bus à grands traits, un peu comme si Christian Bobin s'était pointé au Bagdad Café.
De la belle ouvrage, merci Pimpette.
À vous lire,
Lotier

   Anonyme   
16/6/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Pimpette,

J'ai sourie en vous lisant, par contre gros soucis de rythme, la mélodie est coupée, exemple cette strophe:

"Quelques euros dans la pochette
Pour tirer à boulets roses
Dans l'airbag du pélican
En plein cœur du vieux juke-box"

Le rythme n'est pas le même à chaque ligne, on trébuche, et la mélodie en souffre.

Pourquoi au présent:

"La soirée ne vaut pas tripette"

Alors qu'au début il est écrit à l'imparfait:

"J'étais à Favouille les Mirettes"

Si ça avait été:

"La soirée ne VALAIT pas tripette" la mélodie aurait été en accord avec la suite. Parce que passer du présent à l'imparfait et repasser au présent dans une même strophe ça sonne bizarre.

L'utilisation du présent sur "À Favouille on s'ennuie vraiment" est normal car je pense que c'est une vérité constante, habituelle, donc là c'est normal.

J'avoue ne pas être la mieux placée pour reprocher les soucis de concordance verbale mais ici l'utilisation de l'imparfait/présent me perturbe.

J'ai bien aimé vos mots en "ETTE": Mirettes, pochette, tripette, qui offrent un caractère pétillant, vif, à un poème qui exprime le contraire. Car le sujet n'est pas vraiment la soirée ennuyante mais bien la narratrice au langage franc, direct. Sa personnalité transparaît bien dans ses mots: une bonne vivante. Dès la 1ère strophe on l'a visualise bien.

   Arielle   
16/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelques miettes de Pimpette dans les mirettes d'un lundi foireux, y a rien à faire, même au plus noir de son cafard ça vous repeint la vie en rose !
Dès le premier verre, me retrouver à Farvouille les Mirettes m'a mise en joie ... Tu mixes le chaud et le froid comme personne, au quatrième vers je ne riais plus et c'est avec tendresse que j'ai vu arriver le pélican et son airbag.
Mais tu as beau faire, l'ennui, même dans le plus sordide des rades de Farvouille, tu ne parviendras jamais à le distiller pour tes lecteurs !
A ta santé !

   KIE   
16/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Juste une petit peu pas plu le "Toujours pareil les autrement", même quand ça change ça ne change pas. Sinon, c'est extra un maudit blues comme le votre.
La banalité, l’insignifiance, la fugacité, d’un instant de vie, fixées par l’image, photographique écriture qui dans la durée inscrit ce qui par nature est éphémère.
La pensée poétique de celui que vous citez n’a pas encore été épuisée, ni sa poésie encore vraiment comprise.
En France, nul ne l’a dépassé, à ce jour.
On retient de lui des textes d’une densité rebutante, mais on oublie qu’il a su décrire en termes simples comme vous le faites ces gestes de la vie quotidienne, saisir l’insaisissable, dégager du trivial le reflet poétique qu’il contient et que seul perçoit un œil, tel que le votre, exercé.
Et surtout le restituer.
Par votre écriture vous confortez sa pensée, PIMPETTE, ce ne sont pas les idées qui font l’agrément de votre poème, ce sont les mots que vous employez.
VOS mots.

   Pepito   
16/6/2014
Saperlipopette Pimpette, çà çà jette, c'est pas d'la poésie d'mauviette !
Pour l'marchand d'sable, c'est mal barré, manque plus que Nounours et pom... pom,pom, hé

Merci beaucoup pour ce moment d'ennui enfuit.

   pieralun   
18/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De l'humour désabusé, une vraie description du bar de F les M, son juke box, son vieux alcolo, son trottoir gris sous la pluie.
Puis le vers de chute.
Du bon Pimpette dans le texte

   aldenor   
11/7/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quel régal, comme c’est drôle et bien envoyé !
Je me délecte de « Un peu de nuit dans les idées » et de « Toujours pareil les autrement », mais vraiment du ton d’ensemble, d’où vous avez trouvé de la poésie « à Favouille les Mirettes ».
Ne pourrait-on pas mettre « pilonnée » au féminin, pour que ce soit la nuit plutôt que le bitume qui le soit ?
Et la soirée ne « valait pas tripette », plutôt qu’au présent ?
Enfin, le dernier vers, pas sûr qu’il soit nécessaire.

   Anonyme   
23/7/2014
J'aime bien le contraste entre "les boulets roses" et l'ambiance pénible de Favouille les Mirettes.

Je suis partulièrement séduit aussi par l'idée du marchand qui "ramasse son sable".

Par contre, j'ai un peu accroché sur la rime suivante
"Par un moche lundi cafardeux"

Bien sûr, je comprends l'idée d'insister sur ce fameux lundi que nous connaissons tous, mais la forme reste lourde.

A bientôt !

   Anonyme   
24/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Pimpette,

Votre poème sent le vécu, comme on dit, et il sent jusqu’ici ; c’est saisissant.
Le lundi sonne comme une fausse note chez les oiseaux de nuit ; c’est un mauvais soir pour les fêtards et les « tiratardi ». A la ville ou à la campagne, il y a toujours un temps mort dans la semaine, notamment dans les métiers de la nuit et de la restauration, qui n’est pas facile à vivre pour les accros au bonheur et aux paradis artificiels. Je crois reconnaître une envie de rencontre, de partage, de fantaisie… à laquelle il est facile de s’identifier. Les bars, l’alcool, la « nuit dans les idées », c’est un monde haut en couleur, mais qui a aussi sa part d’ambiguïté et son lot de désillusions. Il y a un équilibre très intéressant, je trouve, entre le ton léger de votre texte et son propos un peu triste, désabusé. J’aime particulièrement votre musique, comme dans les deux premiers vers par exemple (« J’étais à Favouille les Mirettes/ Par un moche lundi cafardeux »). Je suis vraiment séduit par certaines images, très justes et très tendres (« Un peu de nuit dans les idées »/ « Quelques euros dans la pochette Pour tirer à boulets roses Dans l’airbag du pélican » / « pilonné par une averse »).
Enfin j’apprécie votre style original, neuf et percutant. Des expressions ont retenu mon attention, comme : « Toujours pareil les autrement » ou « A cent pour cent la nuit est morte ».
Elle est bien morte, oui, et il faut se résigner. Mais par contraste, on sent toute la force du désir contenu, cette admirable joie de vivre qui déborde de vos écrits et qui vous caractérise.
(Connaissez-vous « Nighthawks », le tableau d’Edward Hopper ?)
Votre texte m’a beaucoup touché. Bravo, et merci.


Oniris Copyright © 2007-2019