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Poésie libre
Pimpette : Le misogyne amoureux…
 Publié le 24/06/16  -  22 commentaires  -  1411 caractères  -  502 lectures    Autres textes du même auteur

Un mec esseulé pleure une femme difficile…


Le misogyne amoureux…



Le cœur lavé de l'entendre

Vouloir cela vouloir ceci

Une maison, des fringues, une orange

Un chat siamois ou un rubis



Les femmes non vénales c'est connu

Coûtent à leurs hommes un argent fou

Ma julie à moi, pouvez m'croire

Totale euros dévoreuse

Totale radieuse à tous les coups

Moi ruiné, s'en contrefout



Reviens cher fléau, gente ogresse

À quand le drelin du portable

Finie l'attente insupportable !

Je crèv' dans ce calme imbécile

La tranquillité ? Un tourment !



Aboule mon amphétamine

Viens bavarder jusqu'à plus soif

Bordéliser tous mes papiers

Rire et chialer sans raison

Hors de propos, hors de saison



J'en fais serment monzamour

Tu pourras casser les verres

Téléphoner à ta vieille mère

Me chiper ma meilleure liquette



Nous irons, promis, à Venise

Ou aux Seychelles

Ou aux Marquises

Plus jamais te contredire

Accepter comme Évangile

Tes mensonges et tes sottises

Dans tes quinquets d'enfant sage



J'm'en tape après tout

Et puis tiens…

Si tu reviens, j't'offre un chien !


 
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   Lulu   
1/6/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

tout d'abord, je dois dire que j'ai beaucoup aimé le titre, et cela, bien avant de lire ce poème, me disant que je ne m'étais jamais fait cette réflexion : les hommes misogynes peuvent tomber amoureux... forcément. Un beau paradoxe, mais ceci n'empêche pas cela, effectivement.

Concernant le texte, je dois dire, là, que je suis un peu déçue. Je m'attendais à tout autre chose, mais je le prends comme tel, soit un texte qui semble vouloir être drôle. Il présente, en tout cas, une certaine légèreté.

Je ne comprends pas la logique de la ponctuation. Certains vers commencent par une majuscule, d'autres pas. Le premier, d'ailleurs, n'en a pas. Pour moi, cela témoigne d'un manque de rigueur. Puis, on trouve des virgules de temps en temps. Pourquoi pas toujours là où il en faudrait ?

- "le coeur lavé de l'entendre" : à qui vous référez-vous par le pronom l' ? Parlez-vous de Julie qui apparaît plus loin dans le texte ? Il faudrait le préciser, car ce n'est pas clair.

- "ma julie à moi, m'croire" : j'aurais mis une majuscule au prénom. C'est là aussi un manque de rigueur...

- "Totale euros dévoreuse / Totale radieuse à tous les coups" : qu'entendez-vous par "Totale" ? Peut-être est-ce un effet de style oral, simplement, vu le niveau de langue que vous avez choisi ?

- "Moi ruiné, s'en contrefout" : est-ce seulement bien français ? "Moi ruiné" pour "Si je suis ruiné", je suppose, et "s'en contrefout" pour "elle s'en moque"... Peut-être, mais formulé de la sorte sans le pronom "elle", cela rend le texte trop relâché, et la lecture trop laborieuse.

- "tes quinquets" : je ne sais de quoi il s'agit, il me faut le dictionnaire.

Globalement, je n'aime pas du tout le style étant persuadée que le familier est hors poésie, mais cela n'engage que mon sentiment et point de vue.

   Purana   
7/6/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un texte que j'ai lu avec beaucoup de plaisir. Il est bien écrit, léger, tendre (cher fléau, monzamour) et amusant.
Malgré des expressions familières, il n'est en aucune façon vulgaire.

Cette Julie est loin d'être une femme fatale. Au contraire, ce qui la rend irrésistible aux yeux du narrateur, c'est son comportement de gamine turbulente et ingérable, avec ses caprices et ses bêtises.
En son absence, tout n'est que calme et tourment. L'amoureux est donc prêt à tout pour faire revenir sa belle.

J'ai adoré la chute. Comme elle a toujours des idées un peu loufoques, au hasard, il lui promet de lui offrir un chien.

   Anonyme   
12/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé votre humour, et la décontraction avec laquelle vous vous exprimez.
"Je crèv' dans ce calme imbécile". Je sais pas pourquoi, mais je l'ai trouvé parlant ce vers. Il est vrai que lorsque l'on se retrouve seul, beaucoup de choses peuvent paraître idiotes. Et dans le désarroi, on est capable de désacraliser n'importe quoi.
En fait, ce monologue était sympa, et si elle est aveugle, vous avez raison pour le chien...
Ah il y a les évangiles qui m'ont bien plu aussi... Quoique cela puisse toujours servir pour guérir les aveugles.

   Anonyme   
24/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien
C'est amusant, le mec qui se rend compte qu'en définitive il vaut mieux se retrouver mal accompagné que seul...
A en juger par sa façon de voir, à ce mec, la Julie gagnerait à rester où elle est.
" Si tu reviens, j't'offre un chien ! " Ah bon ? c'est le cadeau de bienvenue ?!!!

   LenineBosquet   
24/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Je trouve ce texte fort sympathique, écrit dans une langue rigolote qui me fait (un peu) penser à du Queneau, avec "monzamour" par exemple, mais aussi "quinquets", les élisions etc...
Bon, j'aurais d'autant plus apprécié si vous aviez fait rimer votre texte pour tout dire.
Merci!

   Robot   
24/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Humour et tendresse dans ce récit dans lequel l'auteur fait preuve de l'originalité d'expression et de vision à laquelle elle nous a souvent habituée.
Le titre pouvait laisser croire à quelque chose de prévisible, mais tout au contraire, c'est une vision particulière d'un amoureux qui veut retrouver sa belle, même si elle peut être un peu encombrante.
Prêt à toutes les promesses, pour finir sur le dernier vers savoureux. Probablement que les canidés ne sont pas sa grande passion à lui mais "Si tu reviens, j't'offre un chien." Comme le sacrifice ultime.

   leni   
24/6/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour Pimpette
Chez Pimpette je m'y retrouve toujours Sur le fond Il est fait de bon sens de tendresse De la réalité vraie du jour le jour Parfois Pimpette renverse l'encrier Sur le FOND elle dit ce qu'elle pense Sur la forme là c'est imprévisible mais c'est écrit à la plume sensible Jusqu' à inventer :pleurniche J'ai tout lu des écrits de PImpette ET dans chaque texte
j'ai trouvé des pépites Pimpette C'EST UNE FACON DE DIRE que j'aime
et qui m'étonne toujours par ses trouvailles
Ca commence bien Vouloir une maison des fringues une orange un chat siamois ou un rubis ET c'est tellement bien dit
MOI ruiné s'en contrfout

Reviens à grand drelin du portable

Je crève dans ce calme imbécile

ET puis il ya:mon amphétamine bordéliser tous mes papiers

MAIS Monzamour tu pourras,,,,et nous irons...
Et si tu reviens Je t'offre un chien!

Oui Pimpette moi ça m'émeut Pourquoi?

On est fait comme on est

Si je mets Pass+ c'est parce que...parce que

Je te fais une grosse bise MADAME Pimpette LENI

   papipoete   
24/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Pimpette,
Il n'aime pas les femmes ( ça en veut toujours plus, ça coûte cher, la mienne aussi ! )
Mais c'est pas pareil, c'est ma gonzesse, celle que j'suis son mec ! c'est mon amphétamine à moi !
Elle s'est barrée, j'suis foutu !
<< Tiens, si tu reviens, tu pourras me casser mes verres à pieds et les miens, foutre le bordel dans mes papiers, mais reviens ! >>
Ce langage à l'argot sympathique me fait songer à Arletty gueulant sur son " caïd ", avec ses " atmosphère " ; il n'en menait pas large l'amoureux d'en face !

   plumette   
24/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Pimpette,

ce poème vif et rigolo va bien avec votre pseudo.
A la première lecture , j'ai aimé le ton, j'ai été chaque fois curieuse de la suite et amusée des trouvailles;
mais ce texte ne reste ni en bouche, ni dans les pensées bien longtemps. sans doute est-ce le propre de la légèreté ( que je vous envie!)

une petite gêne que soit véhiculée par ce texte cette image de la femme capricieuse et dépensière.

mes préférées:les strophes 3 et 6 où le malheureux supplie et promet!

A vous relire sûrement

Plumette

   Pouet   
24/6/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bjr pimpette,

Ce que je retiens surtout c'est l'originalité de l'expression qui n'appartient qu'à toi. C'est certainement ce style particulier qui fait tout le charme de ce poème.

Je ne sais pas, c'est assez indéfinissable comme style, un peu Prévert, un peu Queneau, un peu Desnos...

On flirte parfois avec le surréalisme tout en étant ancré dans le réel.

Je ne pense pas connaître d'autres auteurs ici ni ailleurs d'ailleurs avec ce style et c'est bien là tout ton mérite, tout ton talent.

Aucunement engoncée dans quelque carcan que se soit, tu sembles écrire comme cela vient, comme tu respires et c'est très bien.

Ma note reflète l'inédit, le risque et la liberté qui sortent de ta plume.

Bravo, ne change rien.

   widjet   
24/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Inventif et assez fourre-tout dans la forme (mais ça m'a l'air pensé un peu comme un joyeux bordel organisé), je n'ai apprécié qu'à la seconde lecture. Pimpette se fout du tiers comme du quart de la sonorité et des rimes, elle balance, invente, détricote le standard pour apporter sa patte,une patte folle.

Un seul bémol véritable, les trois derniers vers, un peu trop facile pour le coup.

W

   hersen   
24/6/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Comédie de moeurs en autant d'actes que de strophes.

je suis au théâtre et je regarde une pièce drôle. grinçante.

d'un homme qui ne donne rien de lui-même, il ne sait donner que de la marchandise. Et elle ne sait recevoir que ça ! A moins que...

Quand on a payé tant pour offrir si peu, que reste-t-il ? Un chien.

On l'appellera Mi-mi et on le bisouillera tout plein, pour se faire croire qu'on s'aime. (ne pas oublier le petit noeud rouge entre les oreilles)

Et puis après quelques temps, la grosse question sera : qui garde le chien ?

Et puis il attendra, drelin, et puis tiens, si elle revient, je lui offre un grillon.

Un titre évocateur, le fantôme de Molière qui rôde et la plume de Pimpette. Beau trio !

Moi, c'est Pimpette que je bisouille.

   Anonyme   
24/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème décontracté façon Pimpette est toujours le bienvenu. On reconnait bien là le langage et le style.
À première vue ça à l'air un peu foutraque et puis on se rend compte qu'il y a une histoire derrière ce méli-mélo-drame.
Beaucoup aimé la strophe de conclusion.

   emilia   
24/6/2016
Votre « misogyne amoureux » me fait penser au talentueux Sacha Guitry disant : « Je suis contre les femmes…, tout contre… », citation présentée comme la saillie verbale d’un macho…Son registre de langue était sans doute plus vieille France, mais le vôtre dans sa modernité argotique façon tontons flingueurs est aussi un modèle du genre qui permet de savourer le décalage, reflet de votre espièglerie bien sympathique… Dans la continuité, il dira aussi : « La personne de ma femme n’a pas de prix et je sais ce qu’il m’en coûte » ou encore : « Le célibat, on s’ennuie… le mariage, on a des ennuis… » et aussi : « Plus je connais les hommes…, plus j’aime les chiens ! »… ; une promesse de cadeau pas si anodine en somme et à voir le mal de chien qu’il se donne, lui promettant Venise ou les Marquises… aux sonorités exquises, il semble y tenir à sa julie…, le tout offrant un bon sketch de comédie humaine…

   Pimpette   
28/6/2016
Commentaire modéré

   Ascar   
25/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
histoire, somme toute, assez banale mais racontée avec une grande justesse ce qui l'a rend originale.

C'est le coeur d'un homme qui fait ses comptes et qui s’aperçoit mais un peu tard que le bonheur vaut bien quelques caprices

   Vincente   
25/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
"Bonjour Pimpette,

Votre titre m'a bien plu, bien intrigué…j'étais ainsi prêt à bien des lectures. Vous m'avez proposé une façon qui, de prime abord, par sa légèreté portée par une gouaille lourdingue, ne devait pas me plaire…, au débord final, je dois vous dire que ma sensation est très ambivalente, parce que tout ce qui s'est passé entre le début de ma lecture et sa fin, entre ma première lecture et la dernière, m'a fait remonter du dédain au respect.

Le premier vers est étonnant,insolite, tout seul en première ligne, aveu de vulnérabilité, il s'expose à l'adversité, aux estocades qui déferlent en saccade jusqu'à l'avant dernière strophe. Dans ce flot, volontairement peu gracieux, le rejet de votre Julie bascule en panique de la voir partir, ce mouvement a une gradualité très bien amenée, jusqu'au salto de fin, très fort par sa dissonance contextuelle prouvant que l'amour n'est décidément pas raisonnable...

Au plaisir de vous lire dans votre style iconoclaste.

   madawaza   
25/6/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
J'aime ces mots pas rangés.
Les rimes à rien.
Et les phrases qui se marrent.
Une pimpette qui écrit comme un homme avec une sensibilité de mec :
ça c'est bien !

   Ananas   
26/6/2016
Bonsoir Pimpette,

J'ai ri... et je pense que l'émotion est ici plus importante que le propos ou la forme.

Rien qui ne soit exceptionnellement original mais une certaine audace, une volonté surréaliste qui reste malgré tout ancrée dans une réalité bien triste, vu le sujet abordé.

J'y trouve du rythme et des sonorités qui me plaisent, et le clin d'oeil à l'orange et au chat auxquels je suis sensible.

Au final, assez loin de mes goûts personnels (j'aime assez l'hermétisme en poésie, je l'avoue sans gêne), j'avais lu en espace lecture et je m'étais abstenue, peut-être rebutée par certaines petites choses (monzamour, le rappel Evangiles, ... ce genre de détails qui à la base me rebutent)...

La strophe d'ouverture me plait beaucoup. Ainsi que le sarcasme.

Merci pour la lecture !

A une prochaine fois, ici ou là...

   Zoe-Pivers   
28/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Trop bien ! :)
J'adore ce p'tit boxon tout plein d'humour et de tendresse
C'est sûr, elle va craquer !
Touchée
Merci Pimpette

   Cristale   
28/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'abruptitude totale d'un mec et la bêtitude innée de sa nana dignes de certains acteurs de certains films rétros, et voilà un texte qui me faire dire que la Pimpette, elle a du en voir et en entendre d'ces choses là :)

Alors pour ce petit morceau de réalités d'un monde sans fortune que celle précieuse de son coeur, je n'ai pas de chien à offrir mais juste un + sur l'épaule d'un beaucoup.

Cristale

   Anonyme   
29/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Beaucoup aimé la légèreté de ton de ce poème.

En arrière-plan ça parle aussi de cette sorte d’attachement à la limite délétère entre deux personnes dont l’une se nie plus ou moins pour “garder” l’autre.

Mais je vous rassure j’ai d’abord aimé le ton et l’humour présents dans ce poème.

Un bon moment, une riche idée comme une version décomplexée de 'Ne me quitte pas'…de qui vous savez.

Merci

a+

C

   Coline-Dé   
1/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Pimpette
Misogyne ? Où ça ? Amoureux, oui, mais misogyne ...
Mais j'ai vraiment aimé ce petit côté déglingué, que servent parfaitement les rimes un coup oui un coup non, et vive la liberté !
La 3e strophe me semble la plus réussie, avec ce rejet en toute fin: "Ma julie.(...) moi ruiné, s'en contrefout" : la désinvolture même ! Une construction presque célinienne !!! ( bon, Céline ne connaissait pas "totale", tant puis pour lui !)
Un chien ? Bah, j'ai bien été séduite par quelqu'un qui m'a offert un moustique. Mais moi, je suis vénale !
Bravo Pimpette : ce genre de poésie est comme un hareng saur.
Vous connaissez son effet sur les gens graves et sur les enfants petits....


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