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Poésie libre
PlumeD : Phares
 Publié le 10/04/20  -  11 commentaires  -  862 caractères  -  171 lectures    Autres textes du même auteur

Je suis né à Sète et j'ai toujours été fasciné par la mer et par voie de conséquence par les phares.


Phares



Phare où le ciel s’égratigne
la vague trop sûre gâche sa liberté.
Phare mendiant de son bras de lumière
Un fanal, une île à caresser.
Phare égaré au-delà de la dernière mer
Tournant sans fin son œil d’insecte géant.
Faucheur désespéré d’une mer vierge de mâts et de carènes
Absurde moissonneur.
Épouvantail dressé pour chasser d’improbables oiseaux
D’un jardin qui n’existe pas.
Phare patientant dans l’oubli
Première colonne d’un temple en devenir.


 
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   eskisse   
21/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bel hommage rendu au phare, associé successivement à un mendiant, à un insecte, un "faucheur désespéré" ou à l'"épouvantail dressé" ou encore à "un temple en devenir". Toutes ces images sont réussies et rendent le phare vivant et attachant.

Le poème est construit sur l'anaphore de " phare" ce qui m'a rappelé le rythme du poème " îles" de Blaise Cendrars.

Merci pour ce partage.

   Gabrielle   
26/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Comme une lumière dans la nuit...

Ce texte rend hommage aux phares et à leurs missions si nécessaire...

La poésie donne une jolie définition du rôle à jouer par ces "premières colonnes d'un temple en devenir".

Perçus comme indispensables, ils sont des guides et chacune des définition données par le poète renvoient à un rôle privilégié.

Merci à l'auteur de ce texte qui aborde le sujet avec autant d'originalité.

   poldutor   
10/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour PlumeD,
Bien que pas très "fana" de poésie libre, j'ai lu avec plaisir "Phares".
Comme vous j'aime ces constructions géantes "qui égratignent le ciel" dominant une immensité plate "faucheur désespéré d'une mer...", avec le balayage lumineux de leur faisceaux "Tournant sans fin son œil d’insecte géant."
Belle évocation des phares que l'on a trop l'habitude de voir, et dont on ne loue pas assez leur utilité.
Bravo.
Cordialement.
poldutor

   Pouet   
10/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

très agréable lecture matinale que cette évocation imagée de ces sentinelles océanes.

De fort jolies images créent un ensemble harmonieux.

(Je me suis moi-même essayé à ce thème dans poème publié ici "Gardien du phare", thème propice à l'évasion, peut-être paradoxalement...)

Quoiqu'il en soit, bravo pour ce poème.

   papipoete   
10/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour PlumeD
on le voit bien votre " éclaireur des mers ", planté là au milieu des vagues, qui jamais ne prennent de repos.
son portrait richement ouvragé, nous en met plein la vue, et l'on baisse la tête à chaque balayage, on se sent comme lui bien grand !
NB plein d'images comme dans un livre d'enfant, on voit ce moissonneur oeuvrer alors que de l'étendue marine, ne dépasse aucun mats, le marin alerté s'étant écarté !
" phare mendiant... à caresser " est lumineux, c'est mon image préférée !

   oiselle   
10/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Phare mendiant de son bras de lumière
Un fanal, une île à caresser"...
Belle image de la silhouette solitaire du phare, en quête...
Chaque vers provoque une multitude de paysages, on sent les embruns, le temps qui passe, l'espoir d'une présence sur la mer...
À la fois dans la désolation, la résignation et le sentiment du devoir accompli, ce phare "être animé"? est attachant. Merci, PlumeD

   hersen   
10/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le phare, tout un sympbole.

J'aime beaucoup la façon dont il est traité ici, avec une grande poésie.

Un édifice les pieds dans l'eau et la tête dans la lumière... incontournable silhouette des côtes accidentées... qu'il faut contourner avec prudence !

je suis un peu critique sur la présentation, je ne la trouve pas très jolie (ce qui bien sûr n'altère pas la qualité du texte)

merci pour cette lecture aux embruns iodés !

   Hananke   
10/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Encore une très belle poésie libérée sur les phares avec beaucoup
d'images comme je les aime :
Où le ciel s'égratigne
Son oeil d'insecte géant,
Patientant dans l'oubli.

Par contre les hiatus passent aussi mal en versifié qu'en libéré
et j'aime moins le :
Phare égaré au-delà...

Mais un bon texte, finalement, comme je les aime dans cette catégorie, et que je comprends ce qui n'est pas toujours le cas.

   Robot   
12/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une profusion de belles images littéraires pour illustrer ce thème des phares.

Un temple en devenir, pour le dieu Neptune certainement.

   myndie   
12/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour PlumeD,

J’aime infiniment votre poème qui, à l’instar des tableaux de l’époque romantique allemande, évoque la nature et le paysage avec une imagination picturale grandiose.
Dans votre tableau, les couleurs, les formes et le mouvement fusionnent. La mer communique ses balancements aux choses inanimées, le phare, personnifié, « épouvantail dressé », de son regard tournant illumine la mer et le ciel, les îles et les mâts, semble leur donner leurs couleurs.
La lumière implacable marque ainsi les contours d’un géant qui regarde le lointain.
Vos images, à la fois poétiques et chargées d’énergies, ont une réelle puissance d’évocation visuelle : elles font poindre des significations multiples, voire de la symbolique où chacun trouvera son compte.
Et ressortir la profondeur des sentiments.

Merci pour ce joli moment d’évasion

   Stephane   
19/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai bien aimé ce phare, ce faucheur désespéré, l'égratignement du ciel, la vague trop sûre d'elle, le bras de lumière, l'île à caresser, les mâts et les carènes... Ca sent la mer, le sel, la vague, les mouettes et tous les phares du monde pour mieux nous éclairer, les nuits noires comme un glaucome, la lune perdue au fond d'obscures rencontres, les nuages et la pluie...


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