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Poésie contemporaine
Vincendix : Nous n’irons plus au bois !
 Publié le 09/04/20  -  9 commentaires  -  1013 caractères  -  169 lectures    Autres textes du même auteur

L’homme se prend pour un géant et il succombe à l’attaque d’un virus, un être microscopique !


Nous n’irons plus au bois !



Nous n’irons plus au bois, les arbres sont coupés
Le chêne et le sapin, l’ébène séculaire
Abattus, tronçonnés, en morceaux découpés,
Il ne reste plus rien après la coupe claire.

Que devient le renard et que devient l’oiseau
Chassés de la forêt, les voici sans adresse,
Brûlé par le soleil disparaît le ruisseau,
Le jonc et le roseau souffrent de sécheresse.

Nous n’irons plus au pré, le foin n’a plus d’attrait
Les vaches et les veaux mangent des protéines,
Oubliés du décor les beaux chevaux de trait
Remplacés à présent par d’énormes machines.

Disparus le bleuet et le coquelicot
Brûlés par le poison de substances chimiques,
La tomate, le chou, le pois, le haricot
Mûrissent maintenant en serres ibériques.

Nous allons sur la lune aux confins du néant,
L’amour est passager, la vie est numérique,
L’homme cet animal se prend pour un géant
Nimbé dans le brouillard d’un rêve chimérique.


 
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   Anje   
18/3/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Contemporain.
Le premier quatrain assome : coupés, abattus, tronçonnés, découpés, coupe claire. C'est dommage pour une entrée sensée ouvrir l'appétit. La ponctuation de la deuxième strophe peut être améliorée. Il manque au moins un point d'interrogation. Rêve chimérique ne fait-il pas pléonasme ? Dommage pour ce dernier quatrain plutôt moraliste.
Au demeurant, l'ensemble n'est pas désagréable mais manque de poésie à mon goût. Comme ses deux vers carrément prosaïques :
La tomate, le chou, le pois, le haricot
Murissent maintenant en serres ibériques.
Anje en EL

   Robot   
25/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
D'abord je tiens à dire que c'est un beau texte, d'une composition d'images trés élaborées que j'ai vraiment aimer lire et aussi dire.

Par contre, même si ça n'enlève rien à la qualité de l'écriture, je regrette cette vision noire, qui ne laisse aucune perspective et accuse sans nuance "l'homme" comme s'il était une unicité, comme si nous étions à la fin de l'histoire, en oubliant que "des hommes et des femmes" ont une autre conception du bien commun.
Par exemple, dans ma région, les vaches laitières sont encore nourris à l'herbe et au foin, sans ensilage, ce qui permet d'avoir un fromage de qualité.
Le débardage dans les forêts et le désherbage dans les vignes avec les chevaux comtois reviennent petit à petit parce que si c'est bon écologiquement, c'est bon aussi économiquement.

Il n'y a pas l'HOMME avec un grand H mais des hommes qui n'ont pas tous le comportement souligné ici. La preuve par le narrateur qui a bien conscience de ce qu'il dénonce. Mais a-t-il la volonté de lutter contre cet état de fait, rien ne le démontre dans le texte. Rien que par le titre il nous dit qu'il est accablé et semble renoncer.

Je ne crois pas que se faire uniquement le chantre de la désespérance soit la meilleure manière d'éveiller une autre prise de conscience. Il manque au minimum dans ce texte une vision pour convaincre qu'il est temps de changer, qu'il est possible de construire autrement notre monde.
Le pessimisme à mon sens manque son but s'il s'agissait d'élever la conscience sur ce qui est en cours.
Il manque l'espoir et la volonté nécessaire pour retourner au bois !

Mais je le répète, parcourir ce texte m'a beaucoup plu.

   Corto   
9/4/2020
L'apparition d'une grave épidémie ne peut absoudre les raisonnements simplistes. Oui nous passons une période terriblement difficile mais la généralisation forcenée constatée dans ce poème n'a rien de convaincant.
Evidemment il ne me vient pas à l'idée de fermer les yeux sur les dégâts faits par l'homme sur la nature en menant un grand train de prédateur.

Par contre mille exemples peuvent être opposés à la vision de l'auteur:
. Après les tempêtes de 1999 et 2009 les centaines de milliers d'hectares de forêt nettoyés et replantés dans les Landes de Gascogne.
. La faune sauvage qui se développe dans de nombreuses zones rurales au point que sangliers et chevreuils viennent déambuler dans des zones habitées.
. "La tomate, le chou, le pois, le haricot" (je m'en régale !) poussant dans des zones bio, retrouvés sur nos marchés de campagne ou de ville ainsi d'ailleurs que les fraises nettement préférées à celles mûries en "fermes ibériques".

Ce poème montre une belle écriture. Par contre il est très déséquilibré car il trouve son inspiration dans une volonté de regarder uniquement la noirceur sans voir 'le vert' qui la côtoie.

La vie de nos sociétés est complexe et ne peut se résumer à des propos aussi hasardeux.

Avec mes regrets.

   papipoete   
9/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Vincendix
texte prémonitoire que celui de ne plus aller au bois... non point à cause du confinement, mais du fait de la mécanisation agricole, sylvicole et autre disparition d'élevages broutant l'herbe des prés.
Certes, nos prairies jaunissent ; un bois touffu le matin peut se retrouver en billes calibrées le soir-même ; les animaux sauvages se faire rares...
NB qu'il est noir ce tableau, que l'on peut contempler l'âme en peine en bien des lieux ; mais dans notre France, il est encore des endroits où amoureux " courir le guilledou " ; contempler l'eau vive d'une Seille aux truites filantes ; donner une touffe de trèfle à de paisibles vaches ; et voir, furtivement la biche au faon qu'épie un lynx ré-acclimaté...
Mon ami le Corbeau me rend visite, alors qu'un couple de tiercelets, fait du " sur-place " au-dessus du pré à 20 pas !
Je ne pense pas que nous n'irons plus au bois ; nous nous y rendrons de manière différente... Et Dame Nature, bien que fort malmenée, semble nous dire dans notre confinement " vous voyez, il suffirait de presque rien... pour que je vous dise, je vous aime... "
Il n'en demeure pas moins que votre plume, comme d'habitude versifie de belle façon, hormis quelques infimes bémols :
Je situe votre poème dans notre cher hexagone, or " l'ébène " du second vers me semble incongru ?
au second quatrain, j'aurais mis un point après " adresse " et idem après " ruisseau " !
je vois des dodécasyllabes " néo-classiques "
PS le coquelicot n'est pas rancunier et pousse à nouveau le long de la route, presque dans le goudron...

   Hananke   
9/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Si le message du texte se veut dans l'air du temps, quoique dans ma
campagne,à une époque où je pouvais sortir, le bleuet et le coquelicot foisonnent, je trouve que l'écriture est bien en de-ça des habitudes
de l'auteur.
Je trouve l'écriture simpliste, pour une fois, alors que tout le monde
fait des efforts pour reproduire ce que l'on a connu, étant enfants.

Nous sommes durs envers la Nature, elle nous le rend bien, en ce moment.

J'aurais aimé plus de poésie pour faire passer ce message, au lieu
d'une longue énumération.

   sympa   
9/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Vincendix,

Ce qui est certain, c'est que votre poésie dénonce une vérité pour ma part indiscutable : La nature souffre et nous en sommes tous responsables.
Mais, avec l'ère moderne et les nouvelles technologies, on ne pouvait y échapper.
C'est bien dit et j'approuve vos propos.
La façon de l'écrire est certes simple, mais elle a le mérite d'être comprise, même si, je dois l'avouer, des vers plus poétiques auraient été un plus.

   Curwwod   
11/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Dur, dur ce constat exprimé avec simplicité où les maux engendrés par les excès d'une course au profit et à la rentabilité par les inconscients que sont nos contemporains sont bien mis en évidence. C'est effectivement un crêve-coeur de constater à quel point tout ce que nous avons aimé il n'y a pas si longtemps est systématiquement saccagé par le goût du lucre et peut être aussi par la nécessité de nourrir une population continuellement croissante et toujours plus demandeuse de fraises en hiver. Je ne peux qu'approuver ce constat en me disant que peut-être le dramatique covid19 va mettre un peu de plomb dans la cervelle des hommes en leur rappelant que la nature sera toujours plus forte que leur vanité. C'est là un des points positifs du ce sinistre épisode que nous vivons aujourd'hui.

   Lariviere   
18/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Nous allons sur la lune aux confins du néant,
L’amour est passager, la vie est numérique,
L’homme cet animal se prend pour un géant
Nimbé dans le brouillard d’un rêve chimérique."

Ce magnifique quatrain clot superbement ce poème. Tout le paradoxe humain y est résumé.

A son image (ce quatrain), j'ai passé un très agréable moment de lecture avec ce poème sensible sur l'évolution de nos forêts et la gestion de notre monde champêtre très inquiétante, ces dernières décennies.... le coté optimiste sur le fond, c'est justement ce genre de fond, et de propos... j'ai l'impression que cette vision du monde à le vent en poupe en tous cas, chez les poètes (qui ne rêvent plus du grand soir matérialiste désormais mais le progrès est un vis(ce) ou bien une spirale.... d'ailleurs peut être ne sachant jamais vraiment trouver un équilibre en dehors des zigs de nos zags, nous y reviendrons, au matérialisme, le siècle prochain, mais peut être un peu freinée, digression fermée), chez les poètes donc, qui représentent parfois même à l'insu de leur plein gré, une certaine idée de la sensibilité et des impressions du moment... c'est ainsi que selon moi, un poème ne peut se découvrir que contextualisé, d'une façon ou d'une autre. Merci donc pour ce poème sensible, bien construit, et très expressif personnellement, qui a le mérite de trouver un bon écho dans le ton et dans l'esprit, d'un renouveau écologique pour un monde plus en harmonie et plus homo-responsable,plus modeste sur ses ambitions, en 2020 et pour l'avenir !

   chVlu   
7/5/2020
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Au fond je suis en désaccord quasi complet avec l'auteur... Alors pourquoi lire, parce que pour le savoir il fallait que j'aille au bout, la poésie offre parfois son lot de surprise et la forme y participe.
Aie! même la forme m'a laissée de marbre.

Au fond,
il reste jamais rien après une coupe claire, ah bon ?
Des arbrisseaux et des scions survivent, les pionnières reprennent leur place. Il est reconnu que la forêt cultivée est plus résiliente, productive et vivante que la forêt abandonnée.

le texte ne donne aucun élément de datation, je dois avouer que je n'ai pas tenté l’analyse au carbone 14, donc je situe l'action énoncée au présent comme présente.
Aujourd'hui nous voyons des renards, des faisans, des perdreaux, des sangliers, des chevreuils, des écureuils, des hérissons, des blaireaux .....en quantité c'est donc qu'ils ont trouvé un habitat qui leur convient (ce ne le fut pas de tout temps!).
Je suis ingénieur agricole engagé en agro-écologie. L'autonomie fourragère des fermes, les techniques de valorisation des espaces en fourrages sont au cœurs des évolutions techniques depuis 15 ans au moins. Les vaches n'ont jamais mangé de protéines en extrait c'est trop cher. Même pour les humains il n'y a que les dopés du sport qui par illusion, passion et déraison s'en administrent ou s'en font administré à l’insu de leur plein gré......C'est aussi utilisé en très faible quantité pour des cas très très grave de dénutrition.
La traction animale refait aussi sont apparition tant pour l'entretien des espaces publics, qu'en maraîchage ou encore dans les vignes.
Bleuet et coquelicots n'ont point été éradiqué puisque partout en retrouve.
Je passe sur les poisons chimiques qu sont en train d'être remplacer par des poisons naturels qui feront au moins autant de dégâts.


Sur la forme,
mon goût poétique va vers les évocations, les suggestions qui titillent les pensées , engendrent des émotions au lecteur qui ressemblent à celles que l'auteur à souhaité transmettre.
Ici j'ai presque trouvé cette sensation dans l'amour passager d'une vie numérique. Par contre sur le reste du texte j'ai vu et lu un manifeste affirmatif.

Que diable suis-je venu faire dans cette galère?
Ah oui le titre n'a donné envie. "Nous n'irons plu au bois", tiens tiens me suis-je dis ça va virevolter comme une comptine, ça va me la faire à l'envers et s'amuser du sens...
Bon bé, perdu pour ce coup-ci.


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