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Poésie libre
Pluriels1 : Cendre Odorante
 Publié le 24/04/09  -  16 commentaires  -  1650 caractères  -  99 lectures    Autres textes du même auteur

La saveur d'un dimanche en famille imaginé sur et comme un rêve...


Cendre Odorante



Incandescence des robes matricées à l'ivoire éléphantin des corps
Sous les ombrelles transpercées d'une lumière, muette évanescence,
Où les mains éventilent les joues roses charmeuses ignicoles.

Présence tisanière des matricaires au sirop fumant des belles tasses
De porcelaine blanche sur le bleu-président de leur soucoupe,
Où les mains se reposent délicates sur leurs poignets de dentelles.

Légère veloutine aux pommettes où moussent les sueurs transparentes
D'un fin filet zébreur, boucles fraîches des cheveux déroulées
Où les mains s'entortillent sur l'écru froissé de l'indienne vive.

Dragées hautes des mombins portant leur ombre vers l'Habitation
D'où parvient l'écho confondu des voix faussées des enfants à la porte
Où les mains jouent, sur les marches de la varangue, à des jeux inconnus.

Beau parler rieur et fripon d'un alizé soulevant le léger des jupons,
Petits cris, gloussements, rires, rougeurs, visibles jours aux cotons
Où les mains, d'un bras rapide descendu, se jettent poids sur les volants.

Sur le rivage sont couchés les fers à éponges près des farais noirs,
Un bruit d'oiseaux fantômes nous parvient des feuillages impénétrables
Où les mains s'interrogent sur les yeux au droit d'un aveuglant soleil.

Dimanche du rhum vanillé en famille, les amis invités au jardin,
Sous la toile tendue la table aux blancs-mangers et aux fruits de sucres
Où les mains soupèsent la splendeur des jus à la cendre odorante.



(Extrait de "Cendre Odorante" dans "Royaumes")


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   nico84   
24/4/2009
Le but d'un commentaire ? Pour l'auteur, avoir un retour sincére. Pour le lecteur, donner son ressenti, sa critique et avoir des réponses.

Je ne peux critiquer ton texte. Je n'en saisis pas assez le sens. Inaccessible pour moi.

   Anonyme   
24/4/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Un dimanche en famille sous les Tropiques? Peut être???

Ce texte, bien que fort bien ècrit, reste d'un hermétisme total pour moi. Simplement parce que 60% des mots qui y apparaissent me sont inconnus.

Alors il est peut être très bon ou très mauvais, je n'en sais rien.

Mais je me dis quand même que tu aurais peut être du nous donner quelques pistes plus claires.

Un texte doit être plaisant et pour l'auteur et pour le lecteur je crois.

   FredericBruls   
24/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne change toujours pas d'avis en te lisant. Il n'y a qu'un mince papier à cigarettes entre toi et Saint-John Perse. Même goût pour les impollués vocables, les allitérations suggestives, les néologismes raffinés, les ambiances tropicales et les langueurs océanes...

Ce n'est pas une critique, que l'on se comprenne bien ! Il faut un sacré talent verbal pour écrire de la sorte. Maintenant, dis-toi que peu de monde appréciera ce style bariolé. Personnellement, Perse n'est pas mon poète préféré, mais je lui reconnais le don de charmer au sens fort du terme, et tu y parviens, toi aussi. A quand le Nobel, Pluriels ?(lol)

   Anonyme   
24/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bon.. j'ai fait l'effort d'aller chercher les quelques mots qui m'étaient inconnus, et puis de relire à la lumière de ce sens qui ne m'était pas apparu entièrement à la première lecture.
Je dois dire que, pour finir, je m'y suis laissée prendre, à cette ambiance, presque sans m'en rendre compte, alors qu'à priori je n'étais pas ouverte à cela. Je l'ai vu et ressentie, cette luminosité du soleil de là-bas, je les ai entendus ces petits bruits : tasses qu'on pose dans la soucoupe, froissements, bruit des enfants qui jouent, et la mer en arrière-plan, je les ai humées, les odeurs de camomille ou de vanille.
Effet réussi donc, pour moi.

Par contre - c'est tout à fait personnel - je déplore le manque de ponctuation, qui me rend la lecture moins posée, moins tranquille que je l'aimerais. Il me semble bien qu'il s'agit d'un parti pris de l'auteur, mais moi je n'adhère pas. Il me manque des virgules pour me reposer en chemin, pour reprendre mon souffle entre deux images...

   FABIO   
24/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je me sens toujours aussi bien au creux de vos lignes.
Elles débordent de soleil, de sérénité, et de délicatesse.
Le rythme de vos vers est reposant.
Et surtout merci d'avoir pris le temps d'éditer un lexique, c'est une marque de respect pour vos lecteurs .

   Anonyme   
24/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Rhâââ... j'avais d'abord percuté sur "odorante", entrevoyant déjà des effluves annonciatrices de félicités inavouables : "enfin, m'étais-je dit, déjà conquis, nous allons pénétrer un sujet intéressant !"
Hélas, trois fois hélas, le "cendre", triste, grisâtre et déjà refroidi par destination, a vite éteint mes élans enflammés.

Indéniablement, notre distingué grimaud pratique l'onanisme onomastique avec infiniment de grâce et de recherche, mais aussi en épicurien gourmand des belles saveurs. Du grand art ! Voilà qui nous change quelque peu du langage SMS...
Assez rafraîchissant, je dois dire.

   Anonyme   
24/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bah, on comprend pas grand chose c'est vrai. Et puis aller regarder les définitions de l'auteur, pas envie.
Mais là n'est pas la question.
J'aime bien cette écriture, on pourrait trouver quelques similitudes avec celle de larivière pour le côté "hermétique", mais non en fait. Le style ici est "chatoyant" à l'extrême, particulièrement "baroque".
Le deuxième tercet est définitivement mon préféré.

Vers la fin "soleil aveuglant" en est presque incongru de clarté.

   Absolue   
24/4/2009
Une chose est sûre: une atmosphère particulière se dégage de ce texte qui semble venu d'une autre époque...

Les descriptions sont très fines et le vocabulaire recherché (par contre, moi, je n'ai pas trop cherché:)).

Tu parviens à transmettre une ambiance, des odeurs, un décor...
Ca me fait penser au film "Chéri" qui est sorti dernièrement.
Je ne dirai pas que j'ai aimé car je ne m'y retrouve pas vraiment mais je salue le travail et la finesse de la forme.

   lotus   
24/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le temps de cette lecture, je me suis retrouvée dans une autre époque, une ambiance particulière.
C'est une belle écriture, un style d'une grande finesse.

Je trouve les images très belles, décrites avec grâce.

Odeurs, couleurs, senteurs, fragrances...tout y est.

   Anonyme   
24/4/2009
Un poème singulier mon cher Pluriels ! Difficile à comprendre pour les non initiés auxquels j'appartiens. Le lexique aidant, j'ai saisi le sens général sans toutefois parvenir à vraiment situer l'époque, à moins que ça ne soit tout simplement intemporel.
Ajouter une appréciation chiffrée serait malhonnête de ma part, dans un sens comme dans l'autre. Bonne soirée.

   Garance   
25/4/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément
Se laisser porter par les images, les sons, les odeurs, les sensations...c'est un rêve merveilleux et coloré...un vrai bonheur !

   mamae   
26/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Au premier abord, j'ai trouvé un peu hermétique cette foison d'images insolites. Mais puis après avoir pris la temps d'entrer dans cet univers, je me suis trouvée imprégnée et emportée dans un monde insulaire, tropical. Je trouve ce poème plein de finesse et animé : jeu des gestes, des voix de l'ombre et de la lumère, du vent...
"Légère veloutine aux pommettes où moussent les sueurs transparentes
D'un fin filet zébreur, boucles fraîches des cheveux déroulées"
""Sur le rivage sont couchés les fers à éponges près des farais noirs,
Un bruit d'oiseaux fantômes nous parvient des feuillages impénétrables
Où les mains s'interrogent sur les yeux au droit d'un aveuglant soleil.

   Anonyme   
26/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
quel exotisme! Quelle description si odorante et colorée!
Du saint-John Perse, assurément...

   David   
28/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Pluriels1,

Un sens de l'atmosphère, des vers allongés qui n'essoufflent pas, j'aime bien, c'est zen.

   LeopoldPartisan   
6/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien
l'auteur est ébloui, par cette réverbération exceptionnelle que provoque la lumière sous les tropiques. Il en va de même pour les senteurs vanillées des quasi vahinées qui s'esbaudissent sur certaines plages des antilles. Mais le danger pour un auteur, là bas c'est de parfois perdre pied et d'alors nous rendre un texte sans fond. C'est un peu le problème des parnassiens qui privilégient toujours la forme, les formes à des réalités tellement plus prosaïques, je n'en veux pour preuve que les dernières émeutes en Guadeloupe. J'ai de fait toujours préféré Aimé Césaire à St John Perse.

   Marquisard   
26/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
fiouuuh. Déjà lu il a quelques temps, j'y reviens et concerve un plaisir certain, du boulot d'orfèvre, tout en jeux de mots de sons de couleurs et d'atmopsphères, sans jamais tomber dans la lourdeur des phrasés alambiqués, vraiment chapeau.


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