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Poésie libre
Pluriels1 : Poème du berceau
 Publié le 31/10/13  -  8 commentaires  -  1787 caractères  -  120 lectures    Autres textes du même auteur

… contemplation de l'innocence.


Poème du berceau



Bois senteur en douillette doudou dans la douceur de l'ombre
Avec son pied sculpté soutenant – macramé rouge – le berceau d'acajou,
Et l'enfant dort sous le tournant toit ajouré de la palme claire.

Tinte au loin carillon l'écho léger d'un rire désirable :
Une mère chante d'une voix de baisers à la peau parfumée de sa fille,
Et l'enfant dort ici d'un sommeil d'eaux fraîches respirables.

Joujoux écarlates deux cardinaux dans les goyaviers volettent bonbons,
Une courbe racine nourrit de lumière la sève louangée du fruitier,
Et l'enfant dort sans maringouin sous la robe aérée – mousseline.

Le plaisir vif des gomphrènes allongées carmine d'un lourd velours
Sur le bois peint jade de la balustrade biaise silhouette sur le mur,
Et l'enfant dort en son rêve, oiseau ou papillon d'un soudain sourire.

Une mouche à l'envers pique le corail nacre brillant de l'anthurium,
Inquiète dans ses yeux rouges et sa soif vorace du sucre de la fleur,
Et l'enfant dort sur la toile, nu, sans sueur à sa lèvre entrouverte.

Le rideau de lin se gonfle voile partante dans l'alizé chantant :
"Tranquillités, tranquillités, je suis le Semeur Parfumé, eh ! eh !"
Et l'enfant dort d'une fabuleuse paupière blonde aux cils fins et longs.

À la lance des cannes verte armée frémissante chuchotent les élytres
Où l'insecte mange les chaleurs d'un musical et lancinant refrain,
Et l'enfant dort montrant son petit ventre aux gargouillis du lait.

Double lézard : à la glace piquée et au mur opposé du silence écrit,
Double choix de sa langue prodigieuse pour une même mouche à engluer,
Et l'enfant dort insouciant d'une parfaite première enfance inconnue.


 
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   Robot   
11/10/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'avoue n'avoir pas tout compris, mais je reconnais être sensible à la musicalité de ce texte. Bien sûr, j'ai supposé ce berceau posé dans un lieu exotique comme l'indique les vers imagés. Je ne sais pourquoi, et je me trompe peut-être, j'ai songé aux Antilles... ou à la Louisiane.
En tout cas, une poésie contemporaine qui m'a plu (C'est rarement le cas), mais j'ai agréablement ressenti cette ambiance apaisée.
Rien que pour le plaisir je relèverai ce vers:
"Une mère chante d'une voix de baisers..."

   Anonyme   
31/10/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Pluriels1,

De la poésie à l’état pur. Une recherche constante pour magnifier le réel, lui donner une substance différente de celle qu’il laisse apparaître. Un simple berceau se transforme en épopée lyrique.
J’ai particulièrement apprécié l’avant dernière strophe : « A la lance des cannes… ». Mais l’ensemble est magnifique.

L'économie de ponctuation crée des images en continu, entremêlées au rythme réel de notre courant de conscience. Et même si certaines d’entre elles résistent à la compréhension immédiate, il n’y a aucune volonté d’enfumer le lecteur. C’est un plaisir, au contraire, de reprendre la lecture pour aiguiser son intelligence et sa sensibilité.
Un vrai travail de poète.

Ludi

   PIZZICATO   
31/10/2013
Je trouve les images de ce texte vraiment très... huppées pour décrire un bébé qui dort dans son berceau. Si bien qu'à aucun moment je n'ai été attendri sinon intéressé.
Ceci étant mon goût personnel, je ne mettrai pas d'appréciation.

   Lhirondelle   
31/10/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Pluriels

De bien belles images. Un plus pour la deuxième strophe en son entier.
J'apprécie le leitmotiv "Et l'enfant dort...."
Mais j'ai eu du mal avec certains vers, où la ponctuation inexistante à l'intérieur de la phrase, rend le propos confus.
C'est peut-être moi qui ai du mal avec ça tout simplement.

Par contre j'ai réussi à m'approcher pour pouvoir contempler cette merveille qu'est un tout début dans la vie. Et c'est beau et émouvant.

   emilia   
31/10/2013
Une jolie berceuse contemplative, au parfum exotique, ponctuée à chaque strophe par ce leitmotiv : " Et l'enfant dort...", dans la recherche d'une construction innovante de la langue, avec laquelle il est bien agréable de se laisser bercer...

   Anonyme   
3/11/2013
Je ne lis rien de ce qui précède.

Que de mots ! que de mots !
Trop d'adjectifs ! trop d'épithètes !
On en suffoque. Le cerveau surchauffe.

C'est pour moi absolument vide de poésie.

   HELLIAN   
3/11/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
c'est magnifique ! Vraiment d'une grande puissance poétique. J'ai cru lire, tout à l'heure qu'il y avait trop de mots... Mais il faut simplement ouvrir un peu plus votre âme, mon ami ! Car se poème s'adresse à tous les sens du cœur, du corps et de l'esprit. Chaque vers est un bonheur de musicalité, d'invention. Tout vibre et bruisse dans la fraîche moiteur de ce sommeil d'enfant. On y sent la protection, l'amour et la tendresse :

"Une mère chante d'une voix de baisers à la peau parfumée de sa fille,"


Et ça !
"Joujoux écarlates deux cardinaux dans les goyaviers volettent bonbons,"

Magnifique "ce volettent bonbons,"

Je rattache ce poème à certains joyaux de la poésie haïtienne pour cette magnifique exubérance sensuelle et j'en redemande.

Voilà longtemps que je n'avais pas eu une sensation poètique de cette ampleur !

   David   
7/11/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Pluriels1,

La litanie a quelque chose d'entrainant, avec sa pluie de OU : douillette/doudou/douceur/soutenant/rouge/acajou/sous/tournant/ajouré/Joujoux/courbe/nourrit/louangée/sous/mousseline/lourd/velours/silhouette/soudain/sourire/mouche/rouges/entrouverte/gargouillis/double/double/mouche/insouciant. C'est plus présent au début qu'à la suite, les répétitions sont discrètes (sous/mouche/rouge) ou voulues (double) et il y a d'autres jeux plus discrets d'assonances ou d'allitérations. J'aime bien cette écriture où les mots sont davantage des notes, même si le vocabulaire gardent une certaine homogénéité, et le poème une certaine syntaxe.


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