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Poésie libre
Pluriels1 : Une mort enfantine
 Publié le 05/02/13  -  11 commentaires  -  513 caractères  -  301 lectures    Autres textes du même auteur

… juste la douleur à l'infini.


Une mort enfantine



La mort,
l'horrible mort
des pâleurs enfantines.


Des moins en plus dans le silence,
à présent le néant.


Les mots à fuir
qui parlent trop,
Les mains à lire
qui parlent trop,
Les yeux en pire
qui parlent haut
tout bas.


La pierre au corps,
Le cœur en noir.


Ne pas crier, crier, CRIER…


Oublier – disent-ils – oublier,
et vivre de l'oubli.


Des ronds dans l'eau.


 
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   LeopoldPartisan   
17/1/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Que dire, qu'écrire après la lecture de ce texte rédigé comme une terrible, une insupportable épitaphe.

Rien, absolument rien

Quant à l'appréciation obligatoire en lecture... C'est d'un génant !!

   croquejocrisse   
5/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
effectivement des ronds dans l'eau, ce dernier vers laisse pantois, dans la mesure où ce beau texte est assimilable à une sorte de chemin de croix littéraire

la technique travaillée par les sentiments, j’appellerais ça de la sculpture sur mots (ou maux)

   Rathur   
5/2/2013
 a aimé ce texte 
Bien
"Des ronds dans l'eau" je le perçois comme une métaphore sur l'abusrdité de l'existence ou son aspect dérisoire. Dans la même logique, "une mort enfantine" n'est pas un titre a propos d'une histoire personnelle mais sur la maturité envers l'idée de mort elle même. Son acceptation comme processus naturel, son impuissance à la juguler.

Si il s'agit là d'un exutoire çà réduit cet écrit à un geste compassionnel.

Les enfants très tôt peuvent se poser des questions sur l'existence et en ressentir déjà une angoisse. Si en plus on les bassine à l'école (ou ailleurs) avec les histoire d'infra-mondes religieux, de dieux qui les observe en permanence d'en haut, en les jugeant, en les acceptant ou pas dans leurs cours éternelles, il y a de quoi bien mal gamberger. Mais heureusement, les enfants ont un imaginaire plus créatif, ce qui les ramènent à l'essentiel : le langage, la compréhension, la connaissance.

Plus tard, en prolongeant ces jeux, on pourra peut etre envisager quelques montagnes contenues dans les grains de poussière que nous sommes.

On se souvient parfois bien plus longtemps et mieux d'existences brèves que trop longues.

   melancolique   
5/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Pluriels,

Ce poème est percutent, j'ai des frissons à chaque relecture. C'est du vrai talent de pouvoir transmettre une si forte émotion en quelques mots.

J'aime tout! Et surtout cette sublime fin qui résume si bien ce poème, en fin de compte la vie n'est que:

"Des ronds dans l'eau."

Merci beaucoup pour cet instant poétique.
Au plaisir de vous relire.

   Marite   
6/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A chaque fois que je lis ou plutôt relis ce poème quelque chose m'empêche d'affiner mon commentaire. Quels mots apporter ici ? Une barrière se forme dans mes pensées pour ne pas vraiment formaliser ce que je pressens.
Poème minimaliste mais ô combien "chargé" ...

   Damy   
8/2/2013
Très émouvant de par la sobriété et la délicatesse de ce chagrin. Difficile d'en dire plus sinon que j'ai aimé certaines bonnes "trouvailles" (pardonnez la trivialité de ce terme, ici):
"Des moins en plus dans le silence"
"Les yeux en pire
qui parlent haut
tout bas".

J'ai vraiment du mal à mettre une note. Ce que je peux vous redire c'est que j'ai aimé (+).

   Jano   
9/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une poésie forte ou comment en peu de mots transmettre une foule d'émotions. Tout est dans l'implicite, le suggestif, quelques impressions en surface qui cachent un gouffre immense; peur, mort, disparition.

Un rythme efficace au service de ces bribes susurrées, comme le chuchotement de l'oubli aux oreilles des vivants.

Une réussite.

   David   
14/2/2013
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Pluriels1,

Difficile de voir au-delà des invocations, le titre est déjà "tire-larmes" et les mots du poème poursuivent dans cette atmosphère. C'est loin d'être glauque, mais je me demande pourquoi, pour qui, à quoi bon rappeler cette terreur profonde, la perte des enfants, dans ces termes anonymes.

   Charivari   
18/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Les mots à fuir qui parlent trop" : terrible paradoxe que d'en parler pour dire que les mots sont en trop... En ce sens, je trouve que cette poésie est un tour de force. Elle peut sembler pathos, il n'en est rien, c¡est le sujet qui est terrible, ce texte ne fait qu'évoquer l'indicible. Au contraire, je trouve le texte froid, sans émotion, mais ce n'est pas un reproche, au contraire : on a plus l'impression d'un état de choc qui empêche les larmes de couler, les sentiments d'exploser. Le résultat sonne très vrai, j'ose espérer que le texte n'est pas trop personnel.
Au niveau des reproches, je trouve tout de même que le processus tout en oxymore et paradoxes est un peu trop systématique... Par exemple "des moins en plus" ou "les yeux en pire", je trouve ça trop forcé, tandis que "les mots (...) qui parlent trop" , "parlent haut tout bas" ou encore "vivre de l'oubli" sont magnifiques. J'aime aussi beaucoup cette fin "les ronds dans l'eau"

   brabant   
20/2/2013
A Pluriels1,


Juste pour dire que je suis passé car j'apprécie beaucoup ce que vous faites. L'exergue de ce court poème est terrible ; j'ose espérer qu'il ne renvoie pas à un vécu personnel, sinon... eh bien ça serait la pire épreuve qui puisse arriver à un être humain.

L'ineffable dépouillement du texte témoigne d'une remarquable pudeur dans la douleur, d'un accablement finalement difficilement maîtrisé, au bord du basculement. L'auteur est honnête refusant avec raison le pathos.
Ce dépouillement extrême m'a cependant permis à moi, lecteur extérieur, de distancier. Le narrateur a construit une tour autour de sa douleur, elle est sienne et c'est SA lyre.

Le dernier vers : "Des ronds dans l'eau" épouse sublimement le sujet. C'est la perfection.


Je choisis de ne pas noter.

   tchouang   
6/3/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
bonjour. je n'ai pas été sensible à ce texte que je trouve insipide et minimaliste, dans le mauvais sens du terme. très peu de recherche là dedans, ça ne me parle pas du tout, car trop pauvre. en matière de poème décharné, voir par exemple laforgue ou beckett.


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