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Poésie contemporaine
poldutor : Balade vespérale
 Publié le 03/05/19  -  10 commentaires  -  1336 caractères  -  164 lectures    Autres textes du même auteur

En 2018, les planètes Jupiter, Saturne, Mars et la Lune étaient visibles ensemble, certaines nuits (fin avril 2018), offrant un spectacle magnifique.


Balade vespérale



Souvent, à la rosée, à l'heure où tout s'endort
Je rêve solitaire dans un sublime décor ;
Dans l'air frais du couchant, parmi les herbes folles
Et l'odeur du jasmin, dont les blanches corolles
Embaument le jardin de parfums sans pareils.
J'aime à me promener en admirant le ciel.

J’aime ses mille beautés, ses lueurs sublimes,
Et le silence profond, sombre comme un abîme.
Comme la nuit est belle dans cette obscurité
Tout empreinte de mystère et de sérénité.
Que le ciel est profond, que les astres sont beaux.

Saturne tout en splendeur fait briller ses anneaux,
Jupiter tel un dieu va avec assurance,
Mars le rouge le suit, fier de sa flamboyance ;
Vénus la très belle, de ses brumes drapée,
Semble un phare dans la nuit, à jamais allumée.

Je rêve aux jours lointains
Où les hommes, enfin sages,
Auront atteint les espaces sans fin,
Les très lointains rivages,

Plus loin que le Soleil,
Plus loin que les Étoiles,
Là où l’esprit rejoint l'horizon éternel,
Là où l’immensité entière se dévoile.

Mais, seule, abandonnée, sereine...
Perdue dans l’effrayante et froide immensité,
Petite sphère bleue, insignifiante et terne,
La Terre sous nos pieds, porte l’Humanité.


 
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   Gemini   
15/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Pas besoin de lunettes pour voir que la ponctuation pique les yeux. Je ne sais pas si c'est un effet voulu, mais en ce qui me concerne, je trouve ces espaces inutiles, bien sûr, mais aussi gênants pour la lecture. Pour rester sur cette ponctuation, j'ai mal saisi le sens des parenthèses bouclées, compréhensibles, pour moi, sur "allumé(e)" (Vénus ou le phare), mais pas sur les deux "J'aime" précédents.
À défaut d’une structure académique de ballade, j’ai bien aimé celle proposée ici, avec les deux tendres strophes d'introduction (dans le calme de la nature combien la nuit est belle !), la strophe centrale de présentation des planètes (majeures ?) qui fait un peu listing, mais bon..., et les trois dernières strophes du poète-astronome songeur et un peu utopiste ("les hommes enfin sages" ! "plus loin que les Étoiles" ! "rejoindre l’horizon" !) devant tout cet espace offert à l’Homme.
Je trouve un assez net décalage entre cette projection lointaine dans l’intersidéral et le système solaire présenté. La focale a dû faire un sacré grossissement dans l’imagination de l’observateur.
Si rien, bien entendu, n’interdit ces rêves de futur, ils cachent, selon moi, la triste réalité de notre humanisme actuel.
Les poètes astrophysiciens (Barrau, Luminet ou Reeves) n’hésitent pas, eux, à profiter de leur point de vue astronomique pour nous rappeler à plus d’attention envers la Terre Mère, et je pense que dans ces trois dernières strophes il y aurait pu avoir une piqûre de rappel qui puisse mieux amener l’admirable dernier vers "La Terre sous nos pieds, porte l’Humanité."
Ce n’est qu’un point de vue de verre à moitié vide ; la confiance et l’optimisme affichés ici sont tout autant respectables.
Des rimes moins soignées vers la fin "soleil/éternel" "sereine/terne".
Plaisante lecture.

   Corto   
16/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Du rêve et du vertige se dégagent de ce poème.

On y trouve de belles images même si personnellement je suis devenu allergique à "l'odeur du jasmin dont les blanches corolles" qui revient en toute saison dans une multitude infinie de poésies, ce qui ne peut être attribué à ce seul auteur.

Le narrateur ne se contente pas d'admirer le ciel nocturne mais il s'y envole au milieu des immensités. Il salue au passage les différentes planètes, Saturne, Jupiter, Mars, Vénus et on a l'impression qu'il les connait familièrement.

Il perd un peu la notion du réel lorsqu'il va jusqu'à envoyer les hommes "Plus loin que le Soleil Plus loin que les Étoiles" puis reprend conscience en voyant que "La Terre sous nos pieds, porte l’Humanité".

Voici une contemplation nocturne pleine de finesse et d'audace qu'on a plaisir à accompagner.

Merci pour ce bon moment.

   papipoete   
3/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour poldutor
Qu'il est bon ce moment, quand tout s'endort, de jouir de tous nos sens contemplatifs ; l'odeur du jasmin au jardin ; le silence qui règne et que ne troublent que les êtres de la nuit ; la vue quand braqués sur le ciel, nos yeux n'en reviennent pas de ces illuminations de toute part...
Et le poète rêve à après-demain, quand l'homme aura atteint ces planètes, Mars, Saturne, Uranus, et en aura fait son nouveau domaine...
NB le songe final peut être dramatique, car le moment venu où l'homme colonisera ces planètes lointaines, signifiera que la Terre " petite sphère bleue " est morte... de ses mains !
En fait, il ne faudrait pas rêver à cet au-delà, mais au miracle foudroyant les maîtres du monde, qui tout d'un coup voudraient sauver notre Mère, en songeant " y-a-t-il du jasmin tout là-haut ? "

   senglar   
3/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour poldutot,


Noble ambition, édifiante "balade" sous les astres et autres étoiles qui invite à remonter le temps ; optimiste car l'auteur y voit un avenir à l'Homme, plutôt prometteur ; pessimiste car la Terre y semble bien fragile et chargée d'un lourd fardeau. Ô Humanité !

Je l'aime bien moi ce bleu que la terre renvoie dans l'espace, elle est la seule à faire ça non ?
D'ailleurs le poète l'a dit :
"La terre est bleue comme une orange"

ALLEZ LES BLEUS !...

lol


senglar

   hersen   
3/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'aime beaucoup les points de vue opposés, le jardin d'un soir d'été et l'univers.

Il se dégage une question essentielle : qu'est-ce qu'on fait là ? Sur cette terre insignifiante qui, pourtant, est capable de nous porter.

le méritons-nous ?

Une question que je me pose de temps en temps.

Sur la forme, je trouve une belle fluidité aux vers. Peut-être que l'on frôle quelquefois le pléonasme, mais si légèrement...

merci de cette lecture

   Davide   
3/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour poltudor,

Un poème qui me fait penser à Gold, le groupe : "ils ont quitté leur terre..."

Je ne le dis jamais, mais je regrette ici l'emploi de vers réguliers. Il se dégage de ce poème une force que la contrainte des alexandrins semble garroter.
Aussi, la liberté prise dans les dernières strophes me plaît davantage. Comme un affranchissement passager de la petitesse de l'homme dans l'univers pour toucher l'universel, enfin.
Plus aucune rythmique, juste la puissance des mots :
"Plus loin que le Soleil,
Plus loin que les Étoiles,
Là où l’esprit rejoint l'horizon éternel,
Là où l’immensité entière se dévoile."

Non, ce n'est pas qu'une "balade vespérale", c'est une "balade cosmique" que nous offre l'auteur(e). Avis aux acrophobes, il ne faut pas avoir le vertige !

J'adore le thème de l'espace - comme celui de la mer -, il n'a pas de limites, surtout en poésie.

Les mots sont justes et décrivent simplement les sensations de cette virée nocturne pas comme les autres.

Quelques longueurs dans les répétitions rapprochées, dont entre autres : "Et le silence profond" (v.8) / "Que le ciel est profond" (v.11) ou encore : "beautés" (v.7) / "belle" (v.9) / "beaux" (v.11) / "belle" (v.15).
On peut trouver des synonymes pour rendre l'ensemble plus prégnant, plus hypnotisant encore...

J'ai buté sur le "enfin sages". Pour le sens, je ne vois pas de lien étroit entre la conquête spatiale et la sagesse de l'homme.
Je ne parle pas d'opposition, mais...

De même, je ne comprends pas le "sereine" dans "Mais, seule, abandonnée, sereine...". Si je suis seul et abandonné, je ne suis pas serein, croyez-moi, surtout dans "l'effrayante et froide immensité".

Un très beau dernier vers qui conclut cette épopée.

En somme, j'ai bien aimé ce poème pour le sujet qu'il aborde, rare en poésie. Il invite à la rêverie autant qu'il pose des questions sur notre place dans l'Univers.

Et rien que pour ça, je dis merci !

Davide

   PIZZICATO   
3/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Les deux premières strophes nous ivitent à cette " balade vespérale ", dans " l'air frais du couchant " pour profiter - encore - des merveilles de la nature.

Plutôt que de rêver à d'autres univers, l'Humain ferait mieux de veiller un peu plus à sa planète...

" La Terre sous nos pieds, porte l’Humanité. " En aura-t-elle le loisir encore longtemps ?

Un sujet intéressant.

   STEPHANIE90   
4/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Poltudor,

une contemplation de l'infini avec un regard sur l'immensité de l'Univers et notre place dans celui-ci.
J'ai bien aimé le fond de votre poésie ou vous opposez votre regard à celui de la terre.
En ce sens, il m'aurait parut judicieux de mettre en vers 1 "J'aime à me promener en admirant le ciel." signifiant que j'ai les deux pied sur cette terre dont je parle ici avec poésie. Et je ne comprend pas pourquoi au dernier vers vous utilisez le pronom "nos"devant pieds et non pas "mes" alors que vous nous donnez votre vision de celle-ci de façon si charmante tout au long de votre ballade ?
Si abstraction de quelques répétitions, votre texte aurait été plus abstrait et aérien comme vos mots si vous aviez opté pour une absence complète de ponctuation.
Mais pourquoi la terre serait' elle insignifiante et terne ? et abandonnée ? je n'ose y penser, serais-je la seule à encore m'en préoccuper... De même que sereine... A moins qu'elle ne soit résignée à son extinction !!!
Je préfère : "La Terre sous nos pieds porte l’Humanité"
J'ai lu avec plaisir vos vers, alors merci à vous pour cette réflexion intime,

StéphaNIe
les deux pieds sur terre et la tête dans les étoiles

   Donaldo75   
4/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour poldutor,

Je m’aperçois, en lisant ce poème, que je ne suis pas venu te saluer en salon d’accueil et t’offrir les fleurs oniriennes (puisque hersen s’occupe des chocolats). Je vais invoquer le fait que nous n’avons pas eu la même chance qu’en 2018 de voir ces quatre magnifiques planètes en même temps dans notre voute céleste.

« Je rêve aux jours lointains
Où les hommes, enfin sages,
Auront atteint les espaces sans fin,
Les très lointains rivages, »

J’avoue partager ton rêve, à tous les niveaux, que ce soit la sagesse enfin, et l’atteinte des espaces lointains. C’est un très beau quatrain.

« Mais, seule, abandonnée, sereine...
Perdue dans l’effrayante et froide immensité,
Petite sphère bleue, insignifiante et terne,
La Terre sous nos pieds, porte l’Humanité. »

Ce quatrain de fin est terrible parce qu’il nous rappelle que nous sommes bien loin de cette sagesse, de cette dimension, et que notre lenteur à changer de braquet va probablement signifier notre perte.

   Stephane   
4/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour poldutor,

Belle description d'un alignement, si j'ose dire, qui n'arrive que rarement et qui n'en est que plus fascinant à contempler. Le ciel insondable se pare de ses plus beaux atours dans un flamboiement de lumière pour notre plus grand bonheur.

Une réflexion en filigrane aussi sur notre propre Terre dans la dernière strophe, qui nous porte sur ses épaules avec une grande délicatesse...

Cordialement,

Stéphane


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