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Poésie libre
Lulu : Dans l'avenue des glycines
 Publié le 02/05/19  -  21 commentaires  -  892 caractères  -  565 lectures    Autres textes du même auteur


Dans l'avenue des glycines



Peut-être ai-je rêvé cette pluie sur le jour,
cette marche lente dans l'avenue des glycines
et ce début de saison où la mer serait pour bientôt ?

Je ne saurais dire le vrai de la terre qui tremble sous mes pas,
ni attacher le vent d'un parfum au souvenir des lunes du soir.
Pourtant, dans les solitudes grises de la ville,
un regain d'espoir arrondit les instants,
comme si tout allait devenir ample au gré des songes.

Les heures conquises ou amorcées
gravitent autour de discrétions folles,
mais rien ne presse.
Le sable saura atténuer les silences des rives
au moment de sentir les embruns.

Quand je serai au bout du monde,
là, tout près des vagues lointaines,
je me souviendrai des fleurs douces et de l'arrière-pays
comme d'un cercle de soif,
où la vie sert juste à être.


 
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   Anonyme   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Lulu,

Ça ne vous vexe pas si je vous dis que vous êtes aussi douée en poésie qu’en modération ?
Dites-moi la vérité : si je tape les premiers vers, Google ne va pas me renvoyer vers Philippe Jaccottet ?
Dès la première strophe j’ai l’impression de retrouver ce grand poète. Dès le premier vers.
Voilà la poésie contemporaine que j’aime, je la respire comme l’air de La Vie Claire à trente euros le litre.

Désolé, Lulu, je n’ai pas grand-chose à ajouter, je suis conquis. Dans cette perfection, je choisis tout de même la première strophe et ces deux vers :
« je me souviendrai des fleurs douces et de l'arrière-pays comme d'un cercle de soif ».
Je me dis que c'est pas possible d'écrire des trucs pareils.

Modérez-moi si vous l’osez :)

FrenchKiss
En mode je desserre le frein

   hersen   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
..."le sable saura atténuer le silence des rives
au moment de sentir les embruns..."

Il me faut choisir si je veux citer, car je ne serais pas loin de recopier tout le poème !

C'est un très beau poème, qui se lit avec ce qu'il faut de lenteur, qui a quelque chose d'envoûtant.

..."Quand je serai au bout du monde,
là, tout près des vagues lointaines,
je me souviendrai des fleurs douces et de l'arrière-pays
comme d'un cercle de soif,
où la vie sert juste à être".

où la vie sert juste à être

Un grand merci Lulu.

   Davide   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Lulu,

Quelle merveille !
La concision de l'expression, de vers en vers, modèle une infinité d'images poétiques, de métaphores, de personnifications..., toutes plus belles les unes que les autres.

Tout est vivant dans les mots, entre les mots, tout vibre, tout est sublimé. La dernière strophe au futur ("Quand je serai..."), après le conditionnel, rend le rêve si réel, si proche de nous.

Et ce dernier vers : "où la vie sert juste à être."...

Croyez-moi, il n'y a pas que les heures qui sont "conquises".
Depuis mon arrivée sur le site, je n'ai jamais autant aimé un poème...

Merci Lulu, du fond du cœur !

Davide

   Corto   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Après trois commentaires si élogieux que reste-t-il à dire ?
Votre poème est superbe.

Personnellement je craque sur "attacher le vent d'un parfum au souvenir des lunes du soir".

C'est doux, c'est fin, évocateur, tout en douceur car "rien ne presse".

Du grand art.

Merci.

   PIZZICATO   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" où la vie sert juste à être. " Pour moi, une des plus belles parmi les belles images qui foisonnent dans cette poésie si riche de sens.

Douceur et sérénité imprègnent ce texte.

Du bel ouvrage.

   senglar   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Lulu,


Un poème qui se mérite... Que je n'ai mérité pour ma part qu'à la troisième lecture. Sens et sons inclus. Après... Je ne m'en suis plus lassé.

A une certaine impersonnalité du départ en ce qui me concerne, un détachement trop grand qui en fait n'en était pas un, a succédé une vibration universelle. C'est qu'il a fallu que je me l'approprie, cette poésie.

Le questionnement inquiet d'un être déraciné s'accompagne ainsi de l'interrogation prospective du lecteur et l'accomplissement implicite du rêve, devenu rêve éveillé, quasi réalisé, renvoyant sur un passé mesquin devient vision extatique de celui-là même qui a accompagné la poétesse... et qui en boucle... - car il lit et relit -... se répète : Elle est là-bas, apaisée, heureuse, réalisée enfin et me voit sans avoir besoin de tourner la tête, elle est là-bas inaccessible et semble vouloir me dire que c'est à moi maintenant de me mettre à rêver, de trouver à mon tour mon "avenue des glycines", c'est que cela se mérite le bonheur.


OK Lulu ! Alors moi, ce sera 'Dans l'avenue des tulipes', vais me préparer un faitout de moules hollandaises à la stout tiens :)))


Senglar

   papipoete   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Lulu
L'héroïne semble marcher sur des nimbus, comme dans la neige fraîche où l'on s'enfonce à Métabief ou plus haut encore ; et de ciel en ciel, son voyage l'emporte au-delà de la Terre, où rien ne presse ; on rembobine le parcours entrepris dans " l'avenue des glycines " , déroule la bobine à nouveau jusqu'aux premiers embruns...
NB le plume bisontine se fait machine à remonter le temps, et l'auteure nous coule dans un cocon, doux comme un doudou .
Des images sophistiquées parfois malgré un vocabulaire " ordinaire ", qui nous font tourner la tête, tout autour de la Terre.
Lulu, assez rare à lire, mais le plaisir d'attendre est récompense !

   eskisse   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Lulu,

C'est vrai, ce poème est un cadeau d'apesanteur, je l'ai vu comme un nuage qui glisse sous mes yeux.

Des alliages, des associations de mots inattendues et pourtant si justes : "les heures conquises ou amorcées / gravitent autour de discrétions folles" , " arrondit les instants" , " comme un cercle de soif".

Un festoiement de sensations éprouvées par un "je" présent mais discret malgré tout.

Merci pour cette merveille !

   Robot   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Lulu
Voilà un beau récit bien travaillé dont l'expression poétique ressort de chaque vers. Il y a une ambiance, un fond. Une histoire personnelle aussi d'où ressort une certaine nostalgie, sans que le "je" nuise à l'universel.
C'est beaucoup plus qu'une description, on sent que chaque phrase a été réfléchie, que chaque mot possède son impact particulier pour se lier harmonieusement à l'ensemble.

Un grand plaisir de lecture.
Je suis avare du passionnément, mais je te l'accorde sans retenue.

   Perle-Hingaud   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Lulu,
Ce texte est un petit bijou, empreint d'une douceur rêveuse, qui n'est pourtant pas mélancolique. Si le rêve est lent, il est bousculé par le mouvement : l'espoir (en regain), les discrétions (folles), le vent, les embruns… La vie sera le dernier mot (ou presque) de ce poème qui me transporte. Bravo !

   Vincente   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quand le libre ne se contente pas d'être le fruit d'une facilité d'écriture, il peut permettre un texte fort dans son évocation comme dans sa forme.
Ici le style simple et délicat - ne disons pas dépouillé car il est riche de simplicité dans les images et dans le façonnage des formulations - accomplit cet enchantement. Évidence qui s'impose quand les trois premiers vers nous ont déjà porté vers ce qui sera la réussite de chacun de ceux qui suivront. En disant ce terme qui évoquerait le fait d'une obligeante suite de phrases qui se laisseraient aller à raconter une petite histoire, l'on oublierait l'intention première qui n'a rien d'une innocence mais tout d'une modestie.

La promenade rêveuse est de fait dans ce poème une voie de maturation existentielle, elle mène à l'essentiel, une sagesse qui croit au "cercle de soif, où la vie sert juste à être".

L'ensemble est superbe, joliment écrit, chargé d'essentialités. Mais pourquoi n'est-il pas aussi facile de rencontrer plus souvent ce genre de poème abouti ?

   Provencao   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
"où la vie sert juste à être. "
Un délice de lecture...où vous avez su nous faire reconnaitre les instants de grâce et d'intensité.

Vivre, vibrer ainsi poétiquement, devient un réel engagement qui prend sens dans le beau, l'idéal, la joie et la force.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Luz   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonsoir Lulu,

Que dire encore, après tous les précédents commentaires si élogieux ? Que je partage évidemment. Je ne suis pas très doué pour exprimer ce que je ressens vraiment d’un écrit, mais je sais quand il y a de la poésie, et là il y en a à chaque ligne, à chaque mot. J’ai vraiment beaucoup aimé ton poème, si délicat, serein, apaisé (zen comme un haïku, peut-être…) On dirait un récit-rivière qui nous emmène près de la mer, vers les vagues lointaines et la très belle fin :
"je me souviendrai des fleurs douces et de l'arrière-pays
comme d'un cercle de soif,
où la vie sert juste à être."
Simplement sublime.

Comme ça à l'air facile la poésie lorsqu'un poème est parfait...

Un très grand bravo !

Luz

   Cristale   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Heureusement, seuls deux textes sont publiés journellement sinon je vendrais mes propres poèmes au diable pour le plaisir de découvrir autant de bijoux poétiques en moins de douze heures...
Après avoir quitté non sans regret mais avec extase le classique d'une tonnelle fleurie ce matin, me voici transportée dans l'avenue des glycines en toute liberté à tel point que mes yeux éblouis ne savent plus où regarder tant le paysage et la musique des mots m'étourdissent.

Que c'est beau !

Je cherche la note supérieure à "passionnément +"....

Cristale

   Donaldo75   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Lulu,

J'ai trouvé ce poème très bien composé. Dès le titre, quelque part mon instinct m'a fait comprendre que j'allais vivre une expérience sympathique, que le lecteur enfoui en moi allait se réveiller et dire "WOAA".

Merci pour le partage.

Don

   Pouet   
3/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bjr,

Avant d'atteindre le Cap en Afrique du sud ou peut-être la Terre de feu, la pointe du cap Gris nez ou celle du Raz, la crique confidentielle plus que Copacabana... La narratrice remonte lentement en humant, en appréciant, en savourant l'avant-goût, le presque parfum des embruns, le presque soupir de l'océan dans "son" avenue des glycines. La ville s'effacera laissant place à l'espace, à l'univers entier, au coquillage minuscule, laissant place à la vie qui murmure sous ses pas impatients. Après le lyrisme j'ajouterais -sinon je m'en voudrais- ce petit calembour éternel: "mieux vaut pisser dans la glycine que glisser dans la piscine".

Et voilà, j'en ai terminé.

Un poème doux et simple hymne à la douceur et à la simplicité, d'une grande puissance évocatrice qui mérite très largement tous ces éloges.

   STEPHANIE90   
3/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Lulu !

je suis conquise... Tout à déjà été dit cette poésie est un petit chef d'oeuvre sur lequel on peut s'arrêter de longues minutes et prendre son temps, tant il offre une réflexion sans limite.
J'ai particulièrement aimé ce passage :
Les heures conquises ou amorcées
gravitent autour de discrétions folles,
mais rien ne presse.
Je me demande ou vous allez chercher toute ces belles images poétiques ?

Merci pour cette marche lente dans l'avenue des glycines...

StéphaNIe

   Annick   
3/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est mon premier commentaire sur vos poésies. En général, je les lis sans les commenter, même si je les trouve belles car je n'ai pas les clefs ou "les outils" adéquats pour en percer le mystère.

Je me lance donc...

Il me semble que j'y ai vu plusieurs thèmes;

Le songe : "Peut-être ai-je rêvé/je ne saurai dire le vrai de la terre/ni attacher le vent d'un parfum au souvenir des lunes du soir/comme si tout allait devenir ample au gré des songes.

Le cheminement (autant qu'un cheminement tout intérieur) :
cette marche lente dans l'avenue des glycines/je ne saurais dire le vrai de la terre qui tremble sous mes pas

La lenteur :
cette marche lente/mais rien ne presse.

La solitude :
Pourtant, dans les solitudes grises de la ville/Le sable saura atténuer les silences des rives/Quand je serai au bout du monde,

Le souvenir :
Je ne saurais dire le vrai de la terre qui tremble sous mes pas,
ni attacher le vent d'un parfum au souvenir des lunes du soir/je me souviendrai des fleurs douces et de l'arrière-pays.

Ce poème m'apparaît comme "des rêveries d'un promeneur solitaire", une introspection éthérée, presque insaisissable.

La beauté de la poésie réside peut-être dans l'association improbable de mots comme :

où la mer serait pour bientôt ?/un regain d'espoir arrondit les instants/Les heures conquises ou amorcées
gravitent autour de discrétions folles...

Et le meilleur :
je me souviendrai des fleurs douces et de l'arrière-pays
comme d'un cercle de soif,
où la vie sert juste à être.

Oui, une poésie impalpable, comme désincarnée et fugace qui, à la fois, s'offre au lecteur et se refuse.

J'ai essayé de capturer, dans mes pauvres filets, ce poème insaisissable comme un poisson d'argent, mais je crois qu'ils sont restés vides.

Je me range à l'avis des autres commentateurs.
Même si je n'ai rien compris, je reste émerveillée devant l'harmonie intrinsèque de votre poésie.

   TheDreamer   
3/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Douceur d'une écriture qui câline, console et protège en semant sous ses mots des fleurs de pensée. Oh, les glycines, si belles ! J'y suis définitivement allergique.

C'est parfois abscons, mais si joliment :

"et ce début de saison où la mer serait pour bientôt ?"

"ni attacher le vent d'un parfum au souvenir des lunes du soir".

Merci !

   jfmoods   
4/5/2019
Placé sous l'égide de l'imaginaire ("ai-je rêvé", "Je ne saurais dire le vrai", "au gré des songes"), le poème présente un cheminement intime ("cette marche", "la terre qui tremble sous mes pas", "Quand je serai au bout du monde") se déroulant dans un calme olympien ("lente", "rien ne presse").

Un paysage côtier se dessine ("la mer", "Le sable", "rives", "embruns"), ouvrant la perspective d'une traversée aussi bien spatiale que temporelle ("bientôt", "arrondit les instants", "Les heures conquises ou amorcées", "au moment"). C'est une métaphore de l'existence humaine et de sa finitude qui s'offre ainsi à nos yeux.

Le titre ("Dans l'avenue des glycines")
fixe la prégnance des sens, points d'appui d'une vie que l'on aura pris soin d'éprouver dans toute une richesse de perceptions ("le vent d'un parfum au souvenir des lunes du soir", "je me souviendrai des fleurs douces et de l'arrière-pays", "un cercle de soif").

Merci pour ce partage !

   Lulu   
6/5/2019


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