Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Polpol : La chute de Tenochtitlan
 Publié le 19/08/18  -  10 commentaires  -  618 caractères  -  169 lectures    Autres textes du même auteur

Le texte est un outil qui nous permet de révéler les choses, comme la peinture ; on peut s'atteler à tout : l'entrejambe d'une femme, l'intérieur d'une pyramide, les pierres perdues dans le temps... Ici c'est donc un acte d'archéologie émotionnelle.
Voici la chute de Tenochtitlan (un premier épisode).


La chute de Tenochtitlan



Les casseurs
avancent sur les escaliers de marbre
armes à la main

Les femmes vieilles enfanteuses
en retrait semblent tétanisées
leurs progénitures les yeux grand ouverts
tiennent les tibias dressés
longs et immobiles sur le pavé de la place
où du sang de poulet coule et où les plumes de ces gallinacées
de ces coqs rouges, flottent.

Il fait bon vivre à Tenochtitlan mais
les sourires de ces enfants sont comme masqués
par l'évidence sourde du ténèbre
de la mort qui comme une nuée de grésillons
est lentement tombée sur la ville


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Vanessa   
31/7/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Effectivement, c'est un peu court pour juger de votre saga poétique.
Je n'ai pas compris grand chose.
Ces enfants qui tiennent des tibias mais d'où vient ce sang de poulets ?
Ensuite, vous nous dites qu'il fait bon vivre à Tenochtitlan .
On a du mal à se l'imaginer.
Vous devriez, à mon sens, proposer votre texte terminé .

   Eclaircie   
5/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Un hommage aux Aztèques ? Intéressant et original.

Il me semble que ce poème demanderait à être retravaillé, il le mérite.
La ponctuation est à revoir, l'expression aussi, pour certains passages :
"leurs progénitures les yeux grand ouverts", je verrai bien une virgule après progéniture, par exemple.
"où du sang de poulet coule et où les plumes de ces gallinacées" formule bien trop lourde et peu harmonieuse, à reprendre par exemple.
"qui comme" à éviter aussi, à mon avis.

Bonne continuation,
Éclaircie

   Provencao   
8/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup apprécié l'angle que vous avez choisi de prendre pour composer cette poésie libre. L'idée de l'outil, qui nous permet de révéler les choses...me plait d'autant plus.


Incontestablement votre poésie s’inscrit au cœur de l’actualité, cette actualité sensible, véritable...que chacun puise dans son chemin de pensée.

J'aurais tendance à parler de travail de mémoire, si vous me le permettez, associé à l'histoire avec vos mots" acte archéologique émotionnelle".

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   papipoete   
19/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Polpol
Les Espagnols arrivent avec leurs habits d'or, crucifix à la main et montent les escaliers rouges de sang de poulet ; quand ils auront atteint l'autel sacré, il sera rouge du sang humain !
Bien avant les Talibans et autres " Barbus " en Orient , les bons chrétiens hispaniques feront une entrée fracassante au Mexique !
La fin de votre poème fait penser à la pluie ardente qui s'abatit sur Pompéi !

   Anonyme   
19/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
il est un peu flou ce poème et a tant besoin d'avoir un rythme bien determiner par l'auteur.
je le trouve un peu court,bref,sombre et un peu eloigné de son titre.
que viennent içi,chercher,les poulets?les galinacées?
à moins de parler de la chute d'un royaume ou d'un empires des poules.
on ne ressent aucune désolation alors que quand il y a chute,désolation s'invite.

bref,je pense que tout est a revoir dans cette épopée.l'idée est ingénue et trop bonne c'est juste l'expression qui est a retravailler.

jerusalem
merçi

   PIZZICATO   
19/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je trouve ce texte trop condensé, au vu du sujet.
Le terme " casseurs ", même pris à son sens éthymologique, ne me semble pas adapté à des envahisseurs.

" leurs progénitures les yeux grand ouverts
tiennent les tibias dressés " je n'ai pas perçu l'allusion. Cela signifierait-il qu'ils sont debout et immobiles pour faire face ?
De même, " du sang de poulet coule ..." était-ce un rite chez ces indigènes ?

J'ai eu l'impression de lire un texte interrompu.

   Robot   
19/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Pour qui s'intéresse à l'histoire des aztèques, c'est un plaisir de trouver ce texte.
Le sujet ici est avant tout l'attaque par les conquistadors espagnols et la sauvagerie dont ils ont fait preuve dans une volonté de s'accaparer les richesses et de détruire les signes de la religion et du pouvoir aztèques.
Le récit est assez évocateur de ces instants où les assaillants tuent, et détruisent frénétiquement une civilisation.

   jfmoods   
19/8/2018
Le mot "ténèbre" au masculin surprend le lecteur.

Les temps du récit (présent de narration et passé composé) confèrent au propos une certaine vivacité.

Le poète présente son texte à la manière d'une composition picturale.

Le regard du spectateur dispose de trois points d'appui ("sur les escaliers de marbre", "en retrait", "sur le pavé de la place") associés à trois groupes d'individus.

Le premier groupe est celui des conquistadors. Les espagnols, portés par leur cupidité, par leur soif insatiable d'or, déterminés à anéantir toute résistance ("avancent [...] / armes à la main"), apparaissent sous la forme d'une périphrase qui souligne leur barbarie ("Les casseurs").

Face à eux, deux groupes distincts ("les femmes" / "leurs progénitures", "ces enfants") dans des attitudes caractéristiques de victimes déjà condamnées ("semblent tétanisées", "les yeux grand ouverts", "les sourires [...] comme masqués / par l'évidence sourde du ténèbre / de la mort").

Le poète ne manque pas de faire ressortir la noblesse de ce peuple (dont les hommes, absents, sont morts au combat).

Les femmes ont à charge de perpétuer, aussi longtemps qu'elles le peuvent, ce bien précieux qu'est la vie (oxymore : "vieilles enfanteuses").

La position verticale des jeunes gens ("les tibias dressés / longs et immobiles") dénote un certain courage face à l'adversité.

Des éléments du décor ("du sang de poulet coule et où les plumes de ces gallinacées / de ces coqs rouges, flottent") témoignent d'une tradition millénaire dans laquelle le sacrifice des animaux tenait un rôle central.

En ce 13 août 1521, la civilisation aztèque bascule d'un coup dans le néant (antithèse : "Il fait bon vivre à Tenochtitlan" / "une nuée de grésillons est lentement tombée sur la vie").

Merci pour ce partage !

   Donaldo75   
19/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Polpol,

Moi qui ne connait pas spécialement l'histoire aztèque (j'ai du effectuer quelques recherches sur Internet), j'ai trouvé que le drame était bien rendu, avec une forte dimension visuelle.

Bravo !

Donaldo

   hersen   
21/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
j'ai vraiment aimé le sujet, plutôt rare en poésie, et son traitement.

le premier mot "les casseurs" est excellent en ce qu'il est moderne, qu'on l'entend chaque jour aux infos (des casseurs crédités par le roi d'Espagne, ce n'est pas rien !) et je sais par ce mot que l'angle choisi va m'intéresser;
Des sacrifices de poulets mêlés à cette tuerie, l'auteur nous donne une échelle d'appréciation.

Je vais attendre votre prochaine publication.
Et encore une fois, bravo pour le sujet !


Oniris Copyright © 2007-2018