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| Passant75
3/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Dès le premier quatrain va se poser un réel souci de rime. Si « amour » est masculin au singulier, « amours » est féminin au pluriel. Il fallait une rime à Provins, mais les « amours divines », cela ne fonctionne guère. Cela étant, à moins que la « sœur » en question ne soit une « bonne sœur », est-il nécessaire que ses amours se rapportent à Dieu ? Ce point m’a tracassé tout au long de ma lecture, ce qui ne m’a guère placé dans les meilleurs conditions pour parcourir ce sonnet.
Au deuxième quatrain, j’imagine que l’expression « les miels sont vains » serait justifiée par le fait que le miel est doux et lors qu’au huitième vers cela signifierait que sans la présence de la sœur décédée, toute douceur ne serait que vaine. L'auteur mettant en scène un homme pleurant sa sœur partie vers l’au-delà, je me suis demandé si le propos « te poussèrent à fuir » ne renvoyait pas à l’image d’une sœur fuyant par le suicide, voire se laissant mourir. La morphine en question, par son aspect médical, laisse supposer qu’il ne s’agit pas là d’une overdose, mais je reste dans le doute. Par ailleurs, pourquoi « en ce bois » ? La mort d’une sœur ne peut que laisser un frère se sentir seul, aussi le deuxième tercet me semble pécher par défaut d’originalité, notamment dans le dernier vers qui prend l’apparence d’un avis de décès. Au final, malgré un fond baignant dans l’émotion et la tristesse, j’ai trouvé la forme assez banale. |
| ANIMAL
6/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Un bel hommage à une soeur défunte, aisé à lire, équilibré dans le fond et la forme sur un thème difficile.
L'intolérable absence pour ceux qui restent, l'incompréhension aussi lorsque l'acte est volontaire ainsi que cela est suggéré. L'allusion à la morphine et au décès dans un bois ouvrent deux voies : - soit Delphine était gravement malade, sous morphine à cause de la douleur, et ne le supportant plus, s'est enfuie de son lieu de soin pour en finir. - soit elle était sous l'emprise de la drogue et ce fut une des conséquences. Quelle que soit la raison, le manque est là pour le survivant mais on n'oublie pas ceux que l'on a aimés. Le souvenir est douloureux mais nécessaire. |
| Provencao
21/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Polza,
J'aime ce souvenir sublimé, par cette délicate, douce et belle écriture. Au plaisir de vous lire , Cordialement |
| papipoete
21/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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bonjour Polza
Ma soeur, las de tant de souffrance, tu partis de ton plein gré rejoindre tes aimés, qui dès lors ne souffraient plus. Quel diable plus fort que ton aura d'anges, réussit à te convaincre ? Mais désormais sans toi, je reste éternellement auprès de toi... NB un être meurt, l'autre souffre jusqu'à ce que le temps, baume apaisant ne cicatrise cette plaie béante. dans la seconde strophe, - qui dit " sans toi, les miels sont vains " ? L'ultime tercet est mon passage préféré. |
| Cristale
21/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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D'un poème dédié je n'oserais critiquer la versification.
Bonjour Polza, Les choses sont écrites avec sincérité, simplement, sans pathos. Le dire en poésie à la personne partie bien trop jeune, bien trop tôt, avoir envie de crier au monde le grand désespoir qui accompagne toute une vie... c'est fort et c'est beau. Tant qu'il y aura quelqu'un pour parler de toi, penser à toi, tu resteras parmi nous et ton souvenir ne sombrera jamais dans l'oubli. |
| LeChevalier
21/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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C'est un poème sincère et authentique, comme en attestent les noms propres : le lieu, le prénom de la soeur. Il en faut du courage, pour publier un texte aussi personnel ! Je trouve la progression des quatrains aux tercets logiques : les quatrains sont consacrés à la description du deuil et aux songes que provoquent les tourments de l'âme. Les tercets, d'un autre côté, sont plus réfléchis, le poète se pose des questions, il trouve une explication, il accepte l'émotion et pense (« Je pense à toi ma soeur »). Au final, le dernier hémistiche, est d'une simplicité solennelle et marque, je retrouve, un apaisement, une acceptation du nouvel état des choses.
D'un point de vue structurel, j'aime le plus l'enjambement dans le dernier tercet : « A jamais m'esseula ». Cette suspension au milieu du vers figure très bien la solitude, le manque : la voyelle « a » toute seule a quelque chose de splendide, sans compter que le passé simple apporte cette simplicité solennelle dont j'ai déjà parlé plus haut. La succession de phrases très courtes dans ce dernier tercet me paraît particulièrement belle, elle aussi : elle brise le rythme de l'alexandrin sans l'anéantir. Je remarque aussi la recherche de rimes riches : pratiquement toutes les rimes présentent l'identité de la consonne d'appui. Concernant le genre grammatical du pluriel « amours », je considère que le mot est correctement employé au masculin ; cela correspond à la pratique actuelle. « Amours » au féminin a une nette connotation sensuelle, voire précieuse, ce qui n'était très probablement pas recherché dans un poème consacré à une soeur disparue. Cette connotation sensuelle serait entrée en dissonnance avec l'épithète « divins ». Le texte a, évidemment, sa part d'hermétisme, mais c'est une conséquence directe de sa sincérité ; le but n'est pas de nous raconter une histoire mais de nous partager le cheminement dans le deuil d'une âme. Dans ces cas-là, que le lecteur ne puisse pas accéder totalement au sens, que revêtent les mots pour l'auteur, n'est pas un défaut. Au contraire, ce procédé ajoute un halo de mystère, qui convient à la mort. |
| Boutet
21/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Une belle dédicace pour celle qui fut une soeur aimée. Amours au pluriel s'emploient maintenant au masculin même s'il fut longtemps au féminin pluriel comme quelques rares mots de la langue française,
obsèques notamment. Dommage qu'on ne puisse écrire de fols espoirs puisque ce mot ne s'emploie que devant une voyelle, je pense que la sonorité eût été meilleure que fous espoirs mais c'est ainsi. Avec les rimes riches, on a toujours quelques questionnements : Provins, t'éteindre en ce bois, Delphine mais peut-être, était-ce son vrai prénom. Un très beau sonnet classique. |
| Luron
21/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Ce poème exprime bien la souffrance de l’auteur qui a perdu sa sœur tout en mettant un léger voile pudique sur les circonstances du décès. Les mots simples et la beauté du sonnet rendent l’émotion palpable. Le vers final traduit cet état d’esprit.
Dans ces circonstances, l’exercice est difficile entre pudeur et besoin d’épanchement du cœur. J’ai bien aimé le premier quatrain avec sa "nuit calme et bleue" pour accueillir "sa quiétude". |





