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| Passant75
6/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Du rondeau de l’Adolescence Clémentine de Marot aux Stances à Marquise de Corneille, on retrouve ici le vieux thème chanté par Horace, Carpe Diem.
Deux rimes bien agencées (bel exercice de style) ont ici suffi à décliner en six quatrains l’invitation à cueillir le jour, le temps étant « chichement compté ». J’ai été surpris que l’auteur choisisse d’évoquer, dès le premier quatrain, la fin inéluctable du corps et son pourrissement non moins inéluctable. C’est frapper fort dès le début sans chercher à moduler un crescendo dans cette invitation au plaisir. Le fait que des vers soient répétés à l’identique donne le sentiment d’un martèlement de cet avertissement/conseil. J’espère que la « belle rétive » à laquelle ce poème est adressé ne répondra pas par les vers que Tristan Bernard ajouta bien plus tard, les mettant dans la bouche de Marquise, et que Brassens mit en musique. Après Horace, Marot et Corneille, il fallait donc du courage pour chanter un même thème. L’auteur le fait avec talent, même s’il n’en renouvelle guère les arguments. |
| Lebarde
6/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Un pastiche de Clément Marot soit!
Un rondeau ? Pourquoi pas je fais confiance Laisser passer le classique pour une simple rime . Il y avait si peu à faire pour l’atteindre…dommage mais vous l’avez annoncé alors . En tous cas j’aime beaucoup cette poésie en octosyllabes bien réussie, c’est super. Elle n’est ni désuète ni démodée…surtout pas! En EL |
| LeChevalier
7/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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C'est un texte vraiment admirable, surtout pour la clarté de la syntaxe. Je suis vraiment impressionné par le naturel avec lequel les refrains s'intègrent dans le tissu syntaxique des quatrains. Seul le premier refrain n'est pas nécessaire pour que la phrase de son quatrain soit complète. Pour les trois autres refrains, si on essaie de les supprimer de leurs strophes, la phrase demeure incomplète. Grâce à tout cela, les refrains paraissent nécessaires, on n'a pas l'impression qu'ils sont là juste parce que la forme le veut.
Ce genre de rondeaux sont traditionnellement écrits en décasyllabes mais je trouve le choix de l'octosyllabe judicieux. Ce vers plus court donne de la légèreté. La rime en -té est certes une des plus modestes en français, mais on a de la variété : noms féminins (« beauté », « fatalité », « volupté », « éternité », « vanité ») mais aussi un masculin (« été »), des participes passés (« convoité », « gâté », « compté », « goûté »). La rime en -isse est beaucoup plus intéressante et variée, je trouve qu'elle ajoute du peps. Pour le fond... l'auteur dit, dans la présentation, que le thème est banal. Je n'y vois aucun problème. Il n'y a rien de plus désagréable qu'un poème qui s'efforce à être original par son thème. Souvent cette originalité du sujet est payée par des inconséquences, de l'invraisemblance... le texte devient vite purement théorique car souvent ni l'auteur, ni le lecteur ne connaissent vraiment le thème, ils n'en ont qu'entendu parlé. Les sujets banals ont ceci de bien qu'ils nout parlent personnellement, nous savons d'expérience propre de quoi il est question. Cela me va donc très bien ! Commentaire avant publication. |
| Cristale
12/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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L'exergue précise : "(me dire que la forme est désuète et le thème banal est inutile, c'est fait exprès)"
Justement oui, la forme est désuète et le thème banal mais l'ensemble du discours est plutôt charmant, ce qui est plutôt la tradition dans ce genre de pièce . Je regrette juste que ne soit pas respectée la forme fixe du "rondeau" dans l'agencement des rimes en vers alternés - embrassés - alternés - embrassés etc... Ici nous n'avons que des quatrains à rimes alternées, le poème ne mérite pas la dénomination "Rondeau". "Néo-rondeau" à la rigueur pour ne pas offenser les puristes et les poètes du XVIème siècle. Oserais-je attendre de cette plume, qui a un gros potentiel, un "vrai" rondeau bien désuet sur un thème banal ? |
| Polza
12/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J’ai fait des études de cuisine alors quand je lis rondeau, je pense marmite en premier. Après, viennent dans le désordre Rondo Alla Turca, Rondò Veneziano, Rondeau forme de poésie sans oublier le fameux Rondoralabelleétoile ce soir ?
Par contre, je vous signale que la forme est désuète et on ne peut plus banale ! Je plaisante, il faut bien rire un peu… Votre Rondeau est un rondeau dit parfait, ça commence bien. Les rimes ne me gênent pas plus que cela puisque Clément Marot faisait de même, en ne faisant pas nécessairement rimer du singulier avec du pluriel notamment. « Hélas, il faut que tout finisse, Que votre corps si convoité Gise sous la terre et pourrisse Comme un fruit quand finit l’été. » j’ai regretté la proximité de finisse/finit, peut-être une autre constriction aurait-elle été envisageable ? « Le rempart de votre beauté, Le doux nacré de votre cuisse Croient narguer la fatalité : » « La mort, le temps, morne complice Un triste jour auront gâté » puisque Clément Marot ne se souciait pas spécialement des rimes singulier/pluriel, je me suis demandé pourquoi un coup vous avez écrit « Le rempart… Le doux nacré… croient » et l’autre vous n’écrivez pas « La mort, le temps, mornes complices… auront… ». « Tant votre teint diaphane et lisse » 9 syllabes, je ne sais pas si les synérèses étaient autorisées à cette époque, je n’ai pas le temps de me replonger dans mes livres… « La mort, le temps,/Notre temps » peut-être les deux temps sont un peu trop rapprochés… « Ne craignez, pour l’éternité, Que le ciel clément nous maudisse » J’ai bien aimé le clin d’œil à Clément, ça m’a fait penser à la légende de Louvois (le loup voit) aux Invalides… Sur le fond, j’ai pensé à Ronsard et son fameux poème « Quand vous serez bien vieille » Je trouve l’exercice plutôt maîtrisé et réussi, même si j’ai envie de dire peu faire encore mieux, je pense… |
| Pattie
14/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
n'aime pas
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La forme est-elle désuete, je ne sais pas. Mais le thème n'est pas banal, il est passéiste. Il fut banal il y a fort fort longtemps. "Femme jeune, ne me repoussez pas car un jour vous deviendrez vieille et, horreur, ridée !" C'est compliqué d'écrire sur ce thème après la réponse de Marquise chantée par Brassens. C'est dommage, j'ai cru un moment que ça allait finir en idylle zombie, ça, ça aurait été novateur ! Il est fort possible que personne n'ait jamais écrit un rondeau zombie.
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| papipoete
23/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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bonjour Curwwod
Fichtre, diantre combien désuète votre écriture sous ces lignes s'étalait ! Mais, comme ces phrases ainsi posées me siéent sous mes yeux conquis... Oh ma belle, tant de beauté en votre corps m'éblouit, mais hélas il faudra bien que tout cela finisse ! Ne procrastinons point, et sans tarder osons les ébats les plus fous, les plus " oh oh " NB bien sûr qu'en ces termes nous n'écrivons plus, que de notre bouche de tels aveux ne sortent plus, mais quel délice d'en lire un poème, en octosyllabes de surcroît ( mes chers octosyllabes... ) Une belle amie à qui j'ouvrirais mon coeur, en ces termes ne serait-elle pas surprise, mais bien vite subjuguée ? Je fais marche arrière, et du haut de mes 20 ans, les yeux dans les yeux ; " le rempart de votre beauté, le doux nacré de votre cuisse..." Je rêve... la 3e strophe est ma préférée. |
| Ramana
23/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Que le thème soit banal n'est pas un problème si l'ensemble ravit les oreilles. D'autant plus, il n'est pas inutile de rappeler sans cesse cette fatalité qui nous échoit, puisque c'est bien cette conscience de la mort qui relativise le plus parfaitement et met à leur juste place tout les évènement de nos vies. "Rappelle-toi que tu vas mourir", ceci fut répété à toutes les époques aux fins d'une vie juste. Mais s'il faut que tout finisse, profitons en parfaits gourmets de ce dont la nature nous gratifie, sans pour autant nous y noyer !
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