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Poésie contemporaine
BlaseSaintLuc : Quand la poussière...
 Publié le 24/03/26  -  4 commentaires  -  689 caractères  -  81 lectures    Autres textes du même auteur

En temps de guerre, les ruines poussent comme des petits pains, et les déserts s'étendent mieux que la nature !


Quand la poussière...



Quand la poussière enfin retombera,
Sur les ruines d’un monde trop inerte,
Un ciel d’azur, au bleu vraiment ultra,
Régnera seul sur des terres désertes.

L’éclat brûlant d’un soleil assassin
Percera l’air du dard muet qu’il porte.
Plus une ombre, plus que le souffle éteint,
Rien qu’un abîme que le sable emporte.

Un orage improbable éclatera,
Lançant des feux vers une île bleutée,
Et la nature, en un dernier état,
Rejaillira comme une nouveauté.

Les quatre vents emporteront l’espoir,
L’éclat de nos anciennes blessures ;
Dessus le cri usé des au revoir,
S’effaceront les âmes si impures.


 
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   Passant75   
7/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Quatre quatrains pour évoquer catastrophes et destructions. Parler des « ruines d’un monde », c’est évoquer l’effacement de celui-ci. Et s’il n’en reste rien, seul le ciel l’éclairerait, mais est-on assuré qu’il resterait bleu ? Par ailleurs, le qualificatif d’ultra ne me paraît guère approprié à cette couleur. Je sais bien que rime oblige, mais parfois, trop c’est trop !

Que le soleil ait un éclat brûlant justifie-t-il le fait qu’il soit qualifié d’assassin ? Quant à l’idée que ses rayons puissent être des dards, l’image est audacieuse encore qu’assez parlante. Quand ça pique ça pique ! Ne reste qu’une terre déserte, pas la moindre construction, pas le moindre végétal pour faire de l’ombre.

Pourquoi l’orage serait-il improbable ? Les orages n’ont pas besoin d'une civilisation en bon état de marche pour éclater ! Que l’île soit bleutée, pourquoi pas, la mer n’aurait-elle pas des reflets ! Cela étant, la nature pourrait, en effet, rejaillir en reprenant ses droits.

Le denier quatrain m’a laissé bien songeur. Quand tout est détruit, quand les terres sont devenues désertiques, resterait-il encore un espoir à emporter ? Quant aux trois derniers vers, je n’ai pas bien saisi ce que l’auteur entend par « le cri usé des au revoir ». Enfin, quand tout a été détruit, se sont alors effacées toutes les âmes, qu’elles soient pures ou impures.

Au final, un texte apocalyptique qui ne m’a guère paru assez travaillé.

   papipoete   
16/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
contemporain
Hélas le sujet est d'actualité ( ne l'est-il pas toujours, ici ou là ? ) dans ce pays où vivaient les poètes, chantaient les troubadours, avançaient le pas sûr les caravanes, faisaient rêver oasis rafraîchissantes...
Au jourd'hui, les hommes d'un appui sur un bouton, transforment un Eden en Enfer sur terre, où règne néant et poussière.
NB et tout ce que la nature, aidée de l'homme bon, fit de merveilleux disparaitra peu à peu sous un soleil assassin.
Dans 100, ou 1000 ans " un orage improbable éclatera, ...nouveauté " est ma strophe préférée, avec ce ce cycle renouvelé ; mais il aura fallu hélas, que tout disparaisse avant ( béton, goudron et acier...même la Tour Eiffel )
j'aime bien la sonorité de ces belles assonances.
papipoète

   Provencao   
24/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour BlaseSaintLuc,

J'ai aimé ce "Quand la poussière" qui m'est apparu comme une réalité presque illicite où nos âmes sont évoquées et invoquées. Là où l’on arrive à penser l’esprit d'alliance totale que vous avez, à mon sens, su nous restituer... là où les contours ne sont qu’une continuité infinie, indéfinie absolue, et où s'invite l'âme d’être une partie de quelque chose qui
parfois devance nos existences.

"Les quatre vents emporteront l’espoir,
L’éclat de nos anciennes blessures ;
Dessus le cri usé des au revoir,
S’effaceront les âmes si impures"

Au plaisir de vous lire ,
Cordialement

   LeChevalier   
24/3/2026
J'ai aimé les images apocalyptiques mais paisibles, sans apprécier du tout la forme versifiée. Je comprends que c'est du contemporain mais cela ne m'empêche pas de percevoir ces décasyllabes comme une construction purement mathématique où tout est permis, pourvu qu'on arrive au nombre dix ! Je n'ai pas aimé non plus les rimes en -a : la reprise me paraît vraiment paresseuse dans un texte qui ne fait que trois quatrains. Même si les images du deuxième quatrain sont belles, la pseudo rime « porte » (verbe) -- « emporte » me fait penser que l'auteur n'a pas mis beaucoup de temps à composer.

C'est donc pour moi un poème où fond et forme sont radicalement opposés.


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