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| Passant75
8/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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À l’exception des premier et dernier vers, au demeurant identiques, les vers faits de trissyllabes donnent un rythme cadencé au texte. Ce tempo, ajouté au fait que le texte joue avec les mots et les sons, donne un sentiment de modernité que ne désavoueraient pas ceux qui apprécient le rap.
Boby Lapointe, en son temps, s’adonnait, lui aussi, à ces jeux de sons, mais ne s’enfermait pas dans le choix de vers si courts, ce qui lui permettait une assez grande liberté. Par ailleurs, quand on me parle de « vert de gris », j’entends l’écho des bottes allemandes sur les Champs-Élysées, ce qui, contrairement à l’auteur, ne me fait guère sourire. Au final, un petit texte que certains qualifieront peut-être d’amusant, un texte qui n'est pas inintéressant, mais qui n’a guère déclenché un réel enthousiasme en moi. C’est peut-être dû à une question de génération ! |
| Lebarde
9/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Une volonté incontestable de traduire l'effervescence hachée frénétique, "moutonneuse" des "gens" et "de la gent /trop menue" qui s'activent et "s'agglutinent" dans la gare "à Paris/St Lazare", avec ces vers et ces phrases courtes qui créent un rythme et une ambiance
Pour autant ce poème qui tente de jouer avec l'homophonie, les sonorités et la vivacité, mais usant trop des répétitions à mon gout, est un peu court pour me séduire vraiment. Désolé. |
| LeChevalier
25/3/2026
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Devant ce tableau trisyllabique de la capitale, impossible, pour moi, de ne pas penser à la manière dont Victor Hugo décrivait le Paris du Moyen-Âge :
Quelle foule, Par mon sceau ! Qui s'écoule En ruisseau, Et se rue, Incongrue, Par la rue Saint-Marceau. Il est vrai que les très nombreuses répétitions de « gris » n'apportent pas grand-chose au texte, surtout quand elles prétendent à faire des rimes. Pour autant, je pense que l'idée était bonne, seulement la réalisation m'évoque plus un brouillon qu'une œuvre achevée. |
| Polza
25/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J’ai tout de suite pensé à Brassens et sa fameuse chanson « Le vent ».
« Si, par hasard, sur l'pont des Arts, tu croises le vent, le vent fripon, prudence prends garde à ton jupon ! « J’ai bien aimé les trisyllabes qui donnent un certain rythme à l’ensemble. Vous vous amusez avec les mots et c’est plutôt agréable je trouve, même si au final, je souris plus comme le narrateur ou la narratrice que j’y trouve mon compte de poésie. « braille/aveugle » notamment m’a bien fait sourire… Le « trop pressées » m’a rappelé l’œuvre d’Arman, « L’heure de tous » et cette accumulation d’horloges. Pour résumer, si je trouve l’ensemble plaisant, j’y ai plus vu un exercice de style qu’une réelle volonté d’écrire un texte empli de poésie (même s’il n’en est pas complètement dépourvu). Mais je comprends que vous ne pouviez pas toujours proposer des poèmes élégiaques, cela serait fort déprimant ! |
| Robot
25/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Le cadencement du texte veut recréer l'impression du bouillonnement de la gare. Bruit, bousculade, cheminement dans un contexte de grisaille qui domine dans cet univers terne.
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| papipoete
25/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Bonjour Myndie
Ce " vert de gris " comme l'héroïne, m'égare dans cette gare ; entre le fameux uniforme des " feldgrau ", lors de la guerre et les toits de cuivre prenant cette teinte, au fil du temps...je ne saisis pas l'allusion de cette couleur ? Le toit de cette gare n'est-il pas de cette couleur, par hasard ? Cependant, le monde de la gare qui grouille, s'active de tous côtés, je vois bien que nous ne sommes pas en gare de Lons le Saunier... NB comme le dit Larivière il y a peu, point n'est nécessaire de chercher d'un poème, le sens ; à moins de lire du papipoète de ses années débutantes ( il était une fois...un corbeau et un ver de terre ) ... je m'égare...je souris me fait sourire, alors que je ferais grise mine ! je n'ose m'imaginer, attendant en Gare St Lazare mon train...j'en tremblerais de tout mon être ! |
| Provencao
25/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Bonjour Myndie,
Je suis désolée, plusieurs lectures pour mieux m 'imprégner de votre écrit, mais je n'ai pas recouvré la profondeur poétique du poème qui à mon sens se fonde sur une évocation plus que sur un émoi direct, ce qui peut donner une intronisation plus embrouillée. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Laurent-Paul
25/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour,
j'ai pris beaucoup de plaisir à lire votre presque comptine, toute sautillante grâce à l'usage de l'impair. On marche avec la narratrice, membre de la foule pressée. Les répétitions pour moi ne sont pas une facilité mais une nécessité : le train-train du quotidien est ainsi bien ressenti, la foule des zautres zanonymes dont en fait on fait partie nous rend, comme vous le dites très bien "l'aveugle, les gens". Je me demande si ne pas ponctuer votre texte ne l'aurait pas encore enrichi en obligeant le lecteur a encore plus rentrer dans le texte. Cordialement, au plaisir de vous relire ! |
| Eskisse
25/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Myndie
L'autrice se fait ici peintre du quotidien sans pinceau mais avec des sonorités qui génèrent des jeux et des effets légers et "sautillants". La locutrice se fait témoin d'une scène animée qui semble l'enchanter peut-être avec une pointe d'ironie pour ces gens agités. Elle garde une distance... et semble séduite par l'aboutissement de son errance. |
| EtienneNorvins
25/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Un poème sur le vif ou qui cherche à le ressusciter, ce qui colle bien avec le Lazare de la Gare.
L'errance est à la fois géographique et intérieure : la gare Saint-Lazare devient une sorte de corps mi-machinal mi-vivant, quelque peu oppressant, dans un Paris sans Emily, presque organiquement gris lui aussi. Le langage est à la fois aussi fragmentaire et compact que la masse humaine indistincte et atomisée qu'il décrit. Le rythme, très haché, mime bien la précipitation et le morcellement de la foule qui avale et manque de digérer la locutrice. Mais l'angoisse qui affleure est allégée par l'humour : "qui braille / à l'aveugle ?" ; "C'est les gens / C'est la gent" (Clin d'oeil à La Fontaine ?) ; "ventre gris / vert de gris / ventre à terre" (j'entends un clin d'oeil au "ventre saint gris" des pigeons chez Ponge en même temps qu'au Ventre de Paris d'Emile, bien sûr !...) On passe un bon mais trop court moment de lecture : c'est le seul hic. La boucle se boucle un peu trop vite à mon goût ! :) |




