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Poésie contemporaine
Provencao : Apprenez-moi
 Publié le 08/01/20  -  5 commentaires  -  732 caractères  -  113 lectures    Autres textes du même auteur

Embrumé d'innocence.


Apprenez-moi



C'est la rime des rêves qui m'invite en soupir
Songes et rêveries incandescents vont frétiller
En offrant au creux de votre main gantée,
La plume flamboyante à découvrir.

Le délicat, la douceur affriolante des mots,
Inspirent la magie du verbe sans modestie ;
Caresser ses acrostiches, son ensellure sans ô,
Effleurer ses pointillés douteux, troubler ses orgies.

De ses échos syllabiques, diaprés en songe,
Le sonnet effane l'âme, sous le silence de la lune,
Embrumé d'innocence au vœu s'allonge.

De la lettre au rêve que votre main gantée raffine,
Apprenez-moi à murmurer sous la bruine
Les précieux de vos rimes, ces frissons de l'infortune.


 
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   Alfin   
9/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Votre poésie libre sous forme de sonnet est déroutante. Les mots sont choisis avec éclectisme, de champs lexicaux tout azimut mais pour autant qu'il soit peu usités.
Vous dénoncez le sonnet qui effane l'âme, ce en quoi je vous suit parfaitement, mais dans ce cas, avec les mots choisis vous auriez dû vous cantonner à proposer un sonnet sans faille. En respect des règles.

Oubliez d'abord de faire rimer une rime masculine et féminine ensemble. Ou alors, utilisez le principe pour souligner un message.

Pour le fond, je trouve le propos intéressant mais vous connaissez la réponse à la question sous-jacente. Car vous faite preuve d'une capacité à écrire, c'est juste une question d'aller jusqu'au bout de votre ambition.

Dans l'ensemble un beau travail qui pèche par manque de rigueur, les mots ne font pas tous, il y a la sonorité, la fluidité et dans le cas du sonnet un respect des rêgles...

Au plaisir de vous lire

   Eclaircie   
11/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Vous proposez ce poème en catégorie libre, je pense que c'est une étourderie.
(je le signale, car lecteur en EL, je suis toujours déconcertée lorsque je crois lire en poème libre et qu'il n'appartient pas du tout à cette catégorie, et inversement)

J'aime bien le titre, adressé à l'Autre.
Le sujet, assez convenu, est traité ici d'une manière précieuse. Le vocabulaire est soutenu (je ne connaissais pas ensellure, qui à mieux regarder fait penser au monde équin, en fait)
Cependant, le poème me semble être forcé, trop maniéré.
Sentiment renforcé par les vers de longueurs inégales ce qui nuit à la musicalité de l'ensemble.
Je reconnais qu'il y a de beaux vers, de belles formulations :
"Effleurer ses pointillés douteux, troubler ses orgies."
"Apprenez-moi à murmurer sous la bruine
Les précieux de vos rimes, ces frissons de l'infortune."
Dommage que la métrique n'en soit pas régulière.
Dommage aussi ces "rêveries" si proches des "rêves" du vers précédant.
Globalement, à lire et relire ce poème, je ne suis pas enchantée. J'ai l'impression qu'il pourrait être tellement mieux s'il était repris, retravaillé.

Bonne continuation,
Éclaircie

   papipoete   
8/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Provencao
l'auteure, charmée par la poésie que lui dédie un admirateur sans doute, voudrait bien pouvoir lui répondre en pareilles tirades, aux rimes délicates posées sur billet doux.
Elle n'en connait pas l'extrême subtilité, mais sous sa plume pourtant, l'encre ne demande qu'à couler, son esprit regorge de vocabulaire, un brin suranné mais si délicat pour le gourmand de belle écriture !
le second tercet est fort beau, même si ce vers comme ses frères, n'est pas très " classique " !
NB " il suffirait de presque rien... " pour qu'au tableau un maître vous enseigna et puis... nous aurions un sonnet plus... classique.
Ce poème ainsi tourné me fait songer à la " Joconde " qu'aurait peint Van Gogh...( c'est beau, mais différent ! )

   Vincente   
9/1/2020
L'innocente tentative d'écriture avoue sa modestie dès l'exergue, cette prédisposition entière, déclarée, est bien touchante. Mais si j'ai d'abord cru à une fausse modestie grâce au séduisant premier vers, "C'est la rime des rêves qui m'invite", malgré ce verbe "être" et ce pronom "qui" à éviter en poésie car j'y voyais une forme contée, j'ai buté dès le vers suivant sur l'emploi du verbe "frétiller" plutôt inapproprié s'agissant de "songes" et même de "rêveries". Ce v2 a un rythme peu coulant, la césure y est hasardeuse.

Ces désagréments dans la rythmique apparaîtront plusieurs fois (v4 – v8 – v11 – v14). Je n'ai pas de compétence en construction classique qui me permettrait de porter un avis sur la prosodie de ce sonnet, je ne vous apporte que ce qu'il a produit chez moi en ressenti. Dans la forme, la "coulée" n'est pas très "coulante", en contemporain, à défaut d'une structure rigoureuse, il y a nécessité à mes yeux de produire une harmonie à la lecture sur les respirations et le cadencement des vers.
Et dans un sonnet, plus que dans une autre forme courte et épurée, une répétition fait une saillie d'inélégance. Or "rime" et "main gantée" se présentent deux fois. Et pour ce dernier, je ne discerne pas le pourquoi de ce "gant", est-ce à évoquer le gant de velours d'une main au verbe aristocrate ou dandy ?
Pour le dernier vers j'aurais écrit : "Le précieux de vos rimes, ces frissons d'infortune."

L'intention est sympathique dans sa volonté et son attitude, l'expression, elle, n'est pas aboutie, je ne peux évaluer un "travail inachevé" ; d'autant que l'ensemble mérite que soit prolongé l'intérêt soulevé.

   Donaldo75   
10/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Provencao,

Un sonnet contemporain aux accents affectés, une forme surjouée et un peu théâtrale de poésie que je trouve justement adaptée au sujet. J’imagine bien des acteurs en perruque, poudrés comme ce n’est pas permis, réciter ces vers dans un décor résolument moderne, une ultime provocation à la prosodie classique et à ses plus fervents templiers. C’est ma lecture, affinée après plusieurs tentatives, une forme de punkitude presque digne des Sex Pistols quand ils reprenaient Franck Sinatra. Peut-être que je me trompe mais j’aime bien penser que c’est la ligne directrice ou sous-jacente de ce poème.

Alors, j’applaudis des deux mains, me remets un coup de « Anarchy in the U.K » sur la platine et entame un pogo.

Donaldo


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