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Poésie contemporaine
Provencao : En reflet du passé
 Publié le 15/03/19  -  9 commentaires  -  538 caractères  -  190 lectures    Autres textes du même auteur

Un beau matin d'hiver...


En reflet du passé



Matin de camélia encensé
J'ai fleuré toutes les fragrances d'azur
Qui chavirent la toile sans brisure
Au bout de mon pinceau, se trémousse un rouge écrasé.

L'esquisse au précieux de janvier danse
En une ivresse, pépite de lumières
Elle illumine la flamme, belle attirance
Comme ensorcelée, papillonne hier.

Un beau matin d'hiver glorifie la palette,
Que le rouge vermillon est inquiétant
En reflet du passé, aux oubliettes
Sur la toile glacée aux pétales gênants.


 
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   Gabrielle   
18/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Quand la palette de couleurs est liée au souvenir...

Le narrateur fait une rétrospective sur des instants heureux "hier"puis renvoie, dans la chute, à
" Sur la toile glacée aux pétales gênants.".

Beaucoup de pudeur dans ce poème qui rattache avec nostalgie le narrateur à la toile du souvenir de moments heureux.

Merci à vous pour ce partage.

   papipoete   
15/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Provencao
Je vois dans votre poème, cette promesse d'hiver que les boutons du camélia, qui un beau matin enflamment l'arbuste, pour une représentation extraordinaire où le vermillon explose...
NB ceci est mon interprétation, car il se trouve pour la première fois sur mon domaine, qu'un camélia malingre ne donnant aucune fleur, trouva sa place au nord de la maison...et depuis 3 mois il me promet un spectacle grandiose, couvert de boutons ! chaque jour, je lui rend visite et luis dis " c'est pour quand ? "
Même si je suis à côté de la plaque de votre idée, j'aime la mienne de votre poème, dont les assonances sont agréables !

   senglar   
15/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Provencao,


Ah !le camélia rouge propre à raviver encore la lumière d' "un beau matin d'hiver" et comme il symbolise l'adoration de l'être aimé et la perfection de sa beauté la toile est sans "sans brisure" et l'esquisse l' "illumine" ; mais que comprends-je Il s'agit du souvenir d'un amour... "papillonne hier", "En reflet du passé", voilà que la toile est sombre, elle s'est faite "glacée"... "vermillon inquiétant"... C'est vrai que l'on meurt à l'apothéose de la "Dame aux camélias". Et pourtant le même rouge écrasé se trémoussait au début. Ah ! Ces rouges ! Quels jeux !

Il y a dans cette poésie une forêt de symboles. Avis aux défricheurs ! Pour ma part je me contenterai de conseiller aux jeunes filles de rester grisettes, pas lorettes hein, je suis bien élevé. lol.


Senglar de Brabante

   Davide   
15/3/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Provencao,

Le camélia est une fleur nivéale, c'est-à-dire qu'elle fleurit en hiver.
Cette fleur me rappelle le roman "La dame aux camélias" d'Alexandre Dumas fils, où elle est un symbole fort de la relation entre les amants, un vœu de fidélité peut-être.
Il paraîtrait d'ailleurs que "camélia" s'écrivait "camellia" avant la publication du roman... (information à vérifier)

Revenons au poème :
Je ne trouve pas élégante la formulation du titre : "En reflet du passé". J'aurais préféré : "Au reflet du passé".
De même, l'expression "papillonne hier" me paraît peu poétique.

Sinon, le poème est riche d'images : l'hiver, la peinture, les couleurs, les parfums...
Ce que je crois comprendre : le "rouge écrasé"/"rouge vermillon", sans doute associé à la couleur du camélia, fait ressurgir des souvenirs à la personne qui peint (d'où le titre), souvenirs qu'elle aurait aimé ne pas se rappeler.

Un poème qui ne manque pas d'inspiration et d'élégance, mais j'aurais apprécié que l'auteur(e) donne davantage d'indications au lecteur que je suis pour mieux comprendre son intention et ce qu'il/qu'elle souhaite exprimer dans ce poème-peinture.

Merci pour la lecture,

Davide

   eskisse   
15/3/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Provencao

Pour moi, les souvenirs évoqués à travers l'action de peindre restent trop flous. De ce fait, j'ai eu du mal à être emportée dans votre poème.

Mais c'est une belle évocation du plaisir lié à l'application de la palette de couleurs sur la toile.

   Palrider   
15/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J’ai lu et ressenti une “impression” sur laquelle je me base pour juger cette poésie, j’ai senti et visualisé la peinture à l’huile sortir du tube, visualisé les pétales gênants sur la toile glacée...
Donc ça a produit son effet sur moi

   STEPHANIE90   
15/3/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Provencao,

Sur la toile glacée aux pétales gênants, j'ai eu du mal à suivre le cheminement de vos pensées. Vos tournures de phrase où se succèdent le choix d'article puis l'abstraction de ceux-ci et votre ponctuation dans la première strophe me dérangent quelque peu surtout en contemporain où la métrique est libérée. Je m'y suis perdu...

Par contre, la dernière strophe plus classique est très jolie :
"Un beau matin d'hiver glorifie la palette,
Que le rouge vermillon est inquiétant
En reflet du passé, aux oubliettes
Sur la toile glacée aux pétales gênants."
Par contre ce deux "aux" qui se suivent sur deux vers me gêne aussi ; vos pétales gênants où mes pétales gênants, peut-être... C'est selon.

Désolée, je suis donc restée sur le rouge écrasé cette fois-ci, merci pour la lecture,

StéphaNie

   PIZZICATO   
15/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Ce camélia symbolise-t-il un souvenir, un " reflet du passé " ?

" J'ai fleuré toutes les fragrances d'azur " ces bleus font allusion, peut-être, à une époque de bonheur.

Et le " rouge écrasé ", comme un coeur qui saigne, " vient perturber " la toile sans brisure ".

C'est ce qu'il m'a semblé percevoir dans ce texte Sybillin.

   Vincente   
15/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Trois quatrains, trois perspectives pour un seul regard vers le passé.

Dans la première, l'on imagine une tête légèrement tournée et l'œil séduit par les couleurs rougeoyantes, chaleureuses fragrances que dessine à l'encre indicible le poète. Oh la sensible expression ! cette main vieillie qui trémousse le vibrato de son pinceau.
Dans la deuxième, "l'esquisse" s'anime sous la flamme et pépite le tison où papillonne le passé. (le "hier" m'a dérangé, il ne semble avoir de justification que pour la rime, il rend disgracieuse la formulation "papillonne hier".). Le "ensorcelé" prévient d'une brûlure sous-jacente.
Dans la dernière, la rougeur rappelle la douleur remisée aux oubliettes. L'auteur garde son mystère, les mots qui le dévoileraient semblent ici impudiques, et puis l'on devine, l'on entend : "à quoi bon retourner le couteau dans la plaie ? Le mal est là, repoussons la gêne qui glace la toile !".

Deux petites questions me restent en suspend. Est-ce que l'angoisse vient de la mort qui approche ou d'un cahot du passé ? Et la deuxième, formelle, au sujet de "aux pétales gênants" ; je ne comprends pas le lien avec ce qui précède par ce champ lexical floral et le "gênant" ne me semble pas très accordé à "pétales".

Le rythme et la concision pour exprimer ces trois sensations m'ont paru très pertinents, à la fois très délicats et très signifiants. Dommage que ces deux petites gênes formelles soient venues troubler une expressivité si aboutie.


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