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Poésie contemporaine
chVlu : Strates et gisant !
 Publié le 16/03/19  -  9 commentaires  -  2125 caractères  -  126 lectures    Autres textes du même auteur

Du rêve des jouets à l'art de la guerre.


Strates et gisant !



La reine du pouvoir, le valet noir sans espoir,
se piquent de savoir quand au manoir revient le soir.
Les cavaliers trépassent, Judas et souverains,
en tours de passe-passe, se rêvent suzerains.

Si pions font otages, au sabordage des pensées,
les vérités font mirages, et les calculs seront délités.
Des espoirs dressés comme des pals débités
s'échouent aux marées des alliances insensées.
Au jeu des nuits agacées, la troupe des ombres
brave la houle enfiévrée du reflet des pénombres.


De damiers flous en labyrinthes brisés,
le temps s'ébroue en vains rêves déchirés.
Des sédiments mouvants se repaissent du flou.
L'atour d'une case manquante se cristallise en démence.
Belote, rebelote, vlan ! Dix de der sert à tout !
À bout de corridors, les portes miment des transes.
Les citadelles démentes délivrent leur silice.
Au château qui dort s'ancre l'origine des matrices.
Des trompe-vues vient la vérité des dés sans arêtes :
le six par deux tient, mais trois fois le mât l'infecte.
Feu le roi se terre en son royaume de paille.
Au palais de verre la folle structure défaille.


Tétant le doigt pervers de son sceptre dérisoire,
il espère du vert, plein aux as de l'art d'y croire.
Le serviteur manie, ô dieu des jouets, les arts moires.
Les cœurs déconfis sont sur le carreau.
La ligne fait mire dans l’œuvre des tarots.
Le sort fait empire où vivent les morts pions !


À nous coups longs, les dames sont contrefaçon.
Sur la pente des illusions, l’antépénultième espoir
se relève des passions. Il n'est pas de sombre mouroir !

Ouï les mini canassons, les canards envolés de mirlitons.
L’Ego du marquis au jeu de lois fait l’œuvrette !

Au miroir les alouettes viendront crier crapette.

La reine sans pouvoir, désespoir du valet du soir,
se pique de vouloir ; le manoir revient au noir.
Les cavaliers trépassent, Judas souverain,
aux détours de passe-passe, se croit serein.


 
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   Corto   
24/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Avec un tel titre ma curiosité est déjà bien piquée.

Avec les deux premiers vers on sait qu'il va y avoir du fil à retordre.
Et cela ne s'arrête jamais: de jeux de mots en images provocatrices juste évoquées, on ne sait pas trop à quel jeu on joue !

L'auteur vous dira sans doute "mais il faut suivre!"... Mais qui suivre lorsqu'on lit "le six par deux tient, mais trois fois le mât l'infecte.
Feu le roi se terre en son royaume de paille" ?

Finalement la dernière strophe tord le cou à la première, à moins qu'elle en soit complice tout simplement.

Voici un bel ouvrage, amusant, provocant, presque virtuose sur un thème joueur qu'on n'imaginait pas si brillant.

Bravo.

   lucilius   
3/3/2019
 a aimé ce texte 
Pas
J'ai l'impression de passer en alternance du jeu d'échec, au tarot, au jeu de dames puis à la bataille, les pions et les cartes s'y illustrant dans un joyeux désordre. Quant aux stratégies guerrières (art de la guerre dans l'incipit), elles sont plutôt orientées vers l'art funéraire ; d'où le titre sans doute !
Je n'ai pas accroché à cette vision sans vraie imprégnation humoristique.

   PIZZICATO   
16/3/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Malgré plusieurs tentatives, je dois admettre que ma lecture fut un...échec.
Je ne suis pas parvenu à m'immiscer dans ces " strates "- certainement pleines de finesses - et donc n'ai pas adhéré.

A vous lire une prochaine fois.

   papipoete   
16/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour chVlu
Je lis, avance un oeil en éclaireur ( il en bat des cils ! ) et bientôt, me trouve tourneboulé par la dextérité du poète !
ça joue sur tous les mots, à en perdre l'équilibre, et le domaine du jeux semble celui de prédilection de l'auteur !
Je n'en saisis pas toute la subtilité, mais face à votre plume virtuose, je m'incline et vous salue bien bas !
bravo pour le numéro à la Stéphane Degroodt parce que le site est belge !

   Davide   
16/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour chVlu,

La seule chose qui m'ait dérangé dans la lecture, c'est le côté désordonné de la narration, où trop de "jeux" s'entremêlent sans que l'on comprenne précisément ce qu'il s'y passe.
Peut-être est-ce un parti pris de l'auteur(e) ?
Cela dit, l'idée générale - merci l'exergue - m'a permis d'entrer facilement dans l'esprit du poème (et avec plaisir, il faut l'avouer !).

En effet, j'ai trouvé le poème fascinant, avec un titre qui l'est tout autant.
C'est plein de jeux de mots (dont de belles trouvailles), c'est bien écrit, très travaillé, le rythme est là et les rimes (mêmes internes, souvent) donnent une belle musicalité à l'ensemble.
J'ai été séduit, je dis bravo !

Merci pour cette lecture,

Davide

   senglar   
17/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour chVlu,


Quand j'ai lu l'incipit je me suis dit bigre "l'art de la guerre" c'est Sun Tzu ça : "Pour battre ton adversaire il faut bien le connaître..." si je me souviens bien. Curieusement c'est très clair cette maxime citée plus ou moins fidèlement, Machiavel avant la lettre.
Bien c'est clair ça non ? Mais ce poème est bien chinois ou plutôt tout en chinoiseries où se mélangent les jeux et les guerres (et les stratégies), factices ou non, Judas étant un personnage très sérieux, ici dans le rôle du fourbe alors que certains en font un héros, nécessaire cela s'entend (il n'en aura jamais fini Judas). Une fois de plus le voici donc convoqué devant le tribunal de l'Histoire, lui qui avait déjà eu fort à faire avec Saint Jean - sacré Jésus ! - et qui pour 30 malheureux deniers qu'il d'ailleurs jetés semblait s'être fait justice en se pendant ; convoqué au travers de jeux à deux, à quatre ou bien de société et même solitaires - mais non ! quoi mais si - (Combien d'apôtres en tout si l'on tient compte de Judas ?). Voyons si je retrouve ces jeux (de guerre ? simples cluédos ? autres ?) : échecs, belote, dés (diabolique celui-là), tarots, dames, petit chevaux, jeu de l'oie (tant que le pas n'y est pas...), crapette... puis 'on revient sur les échecs.
Et ce retour sur les échecs semble marquer celui de Judas. Normal ! l'auteur chinoisant n'a pas cité le jeu de go. C'est donc Sun Tzu le dindon de la farce. Ce gisant du titre est trop Mérovingien etc...

L'auteur m'expliquera donc de quoi il en retourne quant à ce poème meccano Force Adulte Confirmé. A chacun sa mythologie après tout :)

Merci à lui, as de la clé à deux têtes et du boulon.


senglar

   STEPHANIE90   
17/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir chVlu,

Mix perso après lecture :
au sabordage des pensées,
des alliances insensées
les portes miment des transes
se cristallise en démence...

??? Long, très long mais je me laisse happé par vos mirages en sabordage des pensées. LOL, c'est trop bon...
Perso, j'en ai surtout retenu que cette reine choisit toujours le judas souverain du pouvoir au tour de passe-passe...

J'ai vraiment aimé cette partie :

Tétant le doigt pervers de son sceptre dérisoire,
il espère du vert, plein aux as de l'art d'y croire.
Le serviteur manie, ô dieu des jouets, les arts moires.
Les cœurs déconfis sont sur le carreau.
La ligne fait mire dans l’œuvre des tarots.
Le sort fait empire où vivent les morts pions !

Et votre intro et final titillent le jeu, ce soir c'est vous le maitre du Jeu,

Stéphanie, dame de pique pour poème en vaine, ce soir

   BlaseSaintLuc   
18/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
gros boulot là ! mais hélas je me suit perdus en route , dérouté par une diagonale de fou qui tombe à pic sur les fracas glacés d'un givre de velours brume ondoyante sur ce carrelage en damier .
c'est original , mais les Strates sont nombreuses et le fil ténu ,
pourtant le fond est si génial ,pourquoi l'idée ,le sens , se perd en labyrinthes aussi subtils ?
je balance entre le "passionnément" et le "un peu" ...

allez vive la folie , et vive les fous !

   chVlu   
26/3/2019


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