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Poésie libre
Provencao : En secret
 Publié le 21/09/19  -  8 commentaires  -  608 caractères  -  155 lectures    Autres textes du même auteur

Quand le secret tel qu'on l'entend nous révèle parfois autre chose...


En secret



Dame tramontane souffle sous le soleil ingénu,
La courbe se griffonne et s'infléchit,
En un secret rosacé, d'un soir pâli
De son coutil à la dorure inconnue.
Orangé courbé sur le matin soyeux,
Le chaud soleil s'infiltre au crépuscule
En aveux incandescents de tendres cieux,
Où les ombres lointaines s'harmonisent sous la canicule.

Sur la terrasse de dalles rouges, festonnées de songes sans écho,
Telle une lueur blanchâtre, l'aura en reflet
Magnifie le silence, aussi léger que le bleuet,
Et se répand en de fines draperies couleur indigo.


 
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   Corto   
27/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Le titre de ce poème provoque une attirance. Des secrets ? Vite allons voir...

Les 4 premiers vers m'ont laissé perplexe: la construction de la phrase rend difficile la compréhension.

Les 4 vers suivants sont plus accessibles, "Le chaud soleil" étant clairement repéré comme sujet. Pourtant "En aveux incandescents de tendres cieux" semble une formulation curieuse.

Dans le dernier quatrain, après observation on identifie bien "l'aura en reflet" comme sujet. On a d'ailleurs ici une bien jolie image.

Ce poème aurait pu être amélioré d'une part en scindant en deux la première strophe, d'autre part en n'hésitant pas à faire des vers plus courts au bénéfice de la perception par le lecteur.

Bonne continuation poétique.

   papipoete   
1/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
libre
un poème nu de rimes, mais paré de beaux atours pour évoquer un jour qui se meurt, pour qu'un autre renaisse encore plus beau que son frère ! Et il ne part pas sans éclat, bien au contraire et la tramontane peut en témoigner ; elle me l'a soufflé...
NB un vocabulaire riche, mais simple dans sa livrée, où chaque vers semble dire " écoute un peu ! "
La seconde strophe rutile tout particulièrement !
papipoète

   Gabrielle   
4/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Et se répand en de fines draperies couleur indigo".

Un merveilleux message d'espoir.

Une très belle fibre poétique.

Au plaisir de vous lire.



Gabrielle

   Robot   
5/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai trouvé très agréable la lecture de ce texte. Une élocution lente à l'oral permet d'en apprécier l'afflux de couleurs comme un tableau impressionniste. C'est aussi trés visuel sans être uniquement descriptif.

   Vincente   
21/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Les images qui nous apparaissent nous permettent d'envisager un charmant paysage, le phrasé comme l'évocation sont "soyeux" très en accord avec la fin de journée en question.
Seulement voilà, quand on cherche, même avant de tenter de déceler un projet narratif, une corrélation entre celles-ci, on peut se trouver un peu déboussolé. Deux questions bombent le voile poétique : quelle est cette "courbe" au vers 2 (j'imaginerais le parcours de l'astre solaire, mais...)? - Le soleil bien présent (ingénu donc libéré sans retenue) semble crépusculaire, donc assez faible comme retenu, et puis il "s'infléchit... d'un soir pâli... crépuscule", or le vers 5 nous dit l'inverse "Orangé courbé sur le matin soyeux, / Le chaud soleil s'infiltre au crépuscule" ?
Dommage d'ailleurs, ces deux termes de même racine (courbe / courbé) à trois vers d'intervalle. Et puis la virgule en fin de vers 2 ne semble pas utile.

Cependant le poème est très beau, il mérite que l'on savoure sa belle expression d'une soirée à la riche atmosphère crépusculaire, peut-être sans plus d'explication, mais l'exergue vient nous titiller de son sous-entendu ; il y aurait donc une sous-face aussi intéressante que la face élégante. Je n'ai pas deviné de fond essentiel, non pas que je doute qu'il y en ait un, mais je ne le vois pas à partir de la matière littéraire proposée.

J'ai beaucoup aimé ce vers pour son expressivité
"La courbe se griffonne et s'infléchit,"
et celui-ci pour sa deuxième partie pleine de richesses sous-tendues
"Sur la terrasse de dalles rouges, festonnées de songes sans écho,"

Un bien joli tableau donc mais dont les clés semblent farouches.

   Davide   
21/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Provencao,

Je lis et relis ce joli poème, pénètre dans son univers ouaté et kinesthésique("griffonne", "rosacé", "coutil", "dorure", "orangé", "soyeux"...) où le matin et le soir ne forment plus qu'un seul instant, unis dans une seule et même temporalité.

Rêverie où le soleil est à l'horizon, où "les ombres [sont] lointaines" où la chaleur est caressante, malgré la canicule. Le secret n'est peut-être que le saisissement devant la beauté silencieuse de cet instant, lorsque la frénésie du monde n'est pas encore levée (à l'aube) ou bien, lorsqu'elle commence à s'éteindre (au soir).

Dans cette peinture audacieuse, les songes n'ont plus "d'échos", plus rien ne se meut que la lumière du soleil. Juste la lumière. Mais une lumière cotonneuse, irisée, pleine de nuances, à l'image de "l'aura en reflet" qui la contemple et qui s'épanche dans le déploiement de ses rayons. C'est peut-être juste ça, le secret !

Sur la forme, j'ai buté sur l'enchaînement des vers 3 et 4 en raison de la succession "d'un soir..."/"de son..." ; la syntaxe n'est pas claire à cet endroit.

Un bien joli poème, mystérieux à souhait (enfin, un peu trop peut-être !) porté par un lyrisme feutré, un velours arc-en-ciel.

Merci du partage,

Davide

   Castelmore   
21/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Vous nous plongez dans un océan de sensations. Des couleurs des sons, des caresses, des sentiments nous touchent, nous submergent, nous envahissent.
Une trame narrative légère qui loin de nuire à notre plaisir permet à notre raison de s’évader avec vous.

Les deux derniers vers sont sublimes ...

Selon moi votre texte le plus abouti ...

Merci.

   Lebarde   
21/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Évocation sensuelle, visuelle et auditive du soleil qui colore l’espace de l’aube et du crépuscule.
C’est délicat, c’est doux, c’est reposant. Oui j’ai trouvé dans cette poésie libre une atmosphère plaisante développée par quelques images originales :
« De son coutil à la dorure inconnue »
« Et se répand en de fines draperies de couleur indigo ».

Dommage que le propos contienne quelques lourdeurs dans l’expression et la syntaxe qui gênent un peu la lecture.

Lebarde


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