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Poésie libre
Provencao : Le portillon bleu [Sélection GL]
 Publié le 31/07/18  -  8 commentaires  -  1148 caractères  -  120 lectures    Autres textes du même auteur

C'est sans la nostalgie que je me retrouve, empruntant le sentier du souvenir... Et vous ?


Le portillon bleu [Sélection GL]



Le soir se balançait en voyelles déclinées,
La terrasse s'habillait aux couleurs du beau.
J'ai refermé le parasol rouge éclairé,
Rangé les bains de soleil en un doux halo.

J'ai poussé le portillon bleu, au fond du jardin,
La campagne s'assoupissait dans les pétales de rose.

Dans la fraîcheur de la nuit, les étoiles dansaient impassibles,
La lune s'invitait indocile
Dans le ciel gris bleu, presque paisible,
Qui se faufilait, espiègle et habile.

J'ai poussé le portillon bleu, au fond du jardin,
La campagne s'assoupissait dans les pétales de rose.

Sur les marches de mon perron, je me suis assise
En tailleur, j'ai contemplé les étoiles,
Les plus filantes, brillantes, sans orbe concise,
Dans un silence noir, plénitude sans voiles.

J'ai poussé le portillon bleu, au fond du jardin,
La campagne s'assoupissait dans les pétales de rose.

J'ai fermé ma porte aux consonnes délavées,
Sur mon lit rêvé, je me suis allongée,
Sur la palette du bonheur
Où scintillent les songes en couleur.


 
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   Eclaircie   
14/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,

Votre "promenade" invite à vous suivre, c'est sûr !

Sérénité, c'est le premier mot qui vient à l'esprit à cette lecture.

Bien sûr en relisant un ou deux détails me dérangent un peu :
La construction des premiers paragraphes sur le modèle : sujet verbe complément avec l'emploi de l'imparfait (comme imparfait dans sa signification première est étrange) peut paraître lassante, même si elle participe finalement à cette sérénité.
Peut-être quelques virgules à ajouter aussi.

Ce que j'aime particulièrement c'est l'introduction en fin de poème de l'idée de l'écriture, vraiment un belle transition, une belle surprise, pour moi.

Merci du partage,
Éclaircie

   Vanessa   
21/7/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
Mon sentiment est mitigé encore après plusieurs lectures.
Vous entrez en matière avec une métaphore, qui même si le vers est beau, ne m'a pas du tout parlé.
Tout comme ce parasol rouge éclairé. J'ai vu un un parasol électrique, peut-être même connecté.
Ensuite, j'ai appris un terme ..."orbe ". Je ne le connaissais pas et suis donc allée le découvrir et j'ai découvert que c'était un nom masculin et que vous lui associez un adjectif féminin. C'est gênant.
Le point positif se trouve dans la construction de votre texte.
Le rythme est agréable, j'aime les deux vers répétés en ritournelle car ils sont le lien qui ramène le lecteur à la réalité entre chaque strophe aux couleurs bien personnelles.
Donc mon avis est que j'ai moyennement apprécié.

   BlaseSaintLuc   
23/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Dés le début du poème, on voit bien le clin d'œil aux "consonnes",
et

" J'ai poussé le portillon bleu, au fond du jardin,
La campagne s'assoupissait dans les pétales de rose. "

Est bien trouvé , et j'aime sa répétition.

" Sur les marches de mon perron, je me suis assise.
En tailleur, j'ai contemplé les étoiles.
Les plus filantes, brillantes, sans orbe concise,
Dans un silence noir, plénitude sans voiles. "

Plutôt "qu'en tailleur " qui n'apporte rien et est un peu rugueux à mon oreille ,j'eu mis "rêveuse" .


" J'ai fermé ma porte, aux consonnes délavées.
Sur mon lit rêvé, je me suis allongée.
Sur la palette du bonheur
Où scintillent les songes en couleur."


Un tout petit peu laborieuse comme fin

Inversons >" sur la palette des couleurs
scintillent les songes de mon bonheur"

proposition non-indécente , bravo pour ce poème.

   PIZZICATO   
31/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une atmosphère de calme et bonheur règne sur ce poème aux images douces.
" La terrasse s'habillait aux couleurs du beau "
" Sur mon lit rêvé, je me suis allongée,
Sur la palette du bonheur
Où scintillent les songes en couleur."

Pour ma part je trouve que la répétition des deux vers freinent un peu le mouvement du texte, surtout entre la troisième et dernière strophe.
Peut-être est-ce pour traduire que le " portillon bleu " reste un souvenir marquant.

   Donaldo75   
31/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Provencao,

La première fois que j'ai lu ce poème, je me suis dit qu'il y avait de la matière pour en faire une chanson, du genre écrite pour un quatuor à cordes.

"J'ai poussé le portillon bleu, au fond du jardin,
La campagne s'assoupissait dans les pétales de rose. "

Un beau refrain, simple, doux.

Tout le poème exprime cette douceur nocturne, dans une forme de sérénité dont nous rêvons tous un petit peu.

Bravo !

Donaldo

   papipoete   
31/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Provençao
Le seul titre indique la couleur de ce que ce poème veut dévoiler " poussé le portillon bleu " . Ce n'est pas la porte de l'enfer, vermoulue et grinçant sur ses gonds rouillés !
Je vous ai emprunté le pas, pénétrant dans ce jardin, chambre de sieste des roses et j'ai vu le ciel paré de son manteau étincelant, remonté à moi la couverture d'étoiles filantes, et comme bercé par une chanson douce de Maman, je me suis endormi ...
NB comme c'est délicat, écrit en pointillés de dentelle, et ces fameux refrains " au portillon bleu " en font une chanson douce que me chantait ...

   Lulu   
31/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Provencao,

J'aime beaucoup ce poème pour sa puissance d'évocation, mais aussi sa simplicité. Il dit tant de l'instant présent que la locutrice savoure à l'heure du souvenir.

Pour répondre à votre question, je ne suis pas spécialement nostalgique, mais j'aime repenser à des moments vécus pour ce qu'ils m'ont apportée.

Avec la locutrice, nous passons ce portillon bleu… La couleur bleue est déjà en soi paisible, comme le ciel et la mer.

Puis les mots s'enchaînent dans une sérénité palpable qu'un lecteur ne peut que prendre et partager. Le refrain est bien vu. Il est comme ces vagues qui vont et qui reviennent, même s'il n'est pas question ici de la mer. Cela fait chanson, et la musicalité du texte pourrait le porter vers un chant serein qui fait du bien, tant pour la locutrice quand elle s'assied en tailleur, que pour celui qui lit ou écoute…

Les "couleurs du beau", j'ai bien aimé. Sans que cela soit davantage précisé, on devine, au gré du texte, qu'il s'agit d'une impression sereine éprouvée par beau temps, car il y a "le parasol rouge éclairé" ou les "bains de soleil"...

C'est une forme de poésie que j'aime particulièrement, car elle est explicite, plus que dans votre dernier poème où il fallait chercher le mystère des mots. Ici, tout est clair et l'on peut se représenter tant les sentiments que les images que vous avez voulu transmettre. Pour cela, bravo.

Voyez-vous une différence entre les voyelles et les consonnes ? Juste une question gentille pour vous embêter…

Bien cordialement.

   Gabrielle   
1/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quand le souvenir se mélange au rêve...

La fine plume de l'auteur'e) nous fait partager une certaine quiétude que seule une présence au sein d'un paradis terrestre peut permettre.

Souvenir, réalité et rêve se mélangent.

Merci à vous pour ce beau tableau nostalgique.


Bien à vous.


G. Michel


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