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Poésie libre
Provencao : Le rêve
 Publié le 08/09/26  -  10 commentaires  -  754 caractères  -  140 lectures    Autres textes du même auteur

« Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité. »

Pierre Curie.


Le rêve



Un heureux frôlement
vacille entre mes doigts

Un rêve que je croyais avoir oublié
– embrouillés méli-mélo
une chimère qui invite
sur l'étincelant frisson des illusions

Grâce d'une risée
sur l'exil familier

Chemin d'épineux sauvages
où l'enfance s'enfièvre
mystérieux, les insectes
résonnent dans un présage de lumière

L'enfance savoure
azur et perçante
l'allégresse des prunelles

ce secret qui marque les pas
l'illusion de ces quelques pas
de cette évasion
parmi les épines murmurantes

Sous les branchages une brise étincelante
et au loin en ces pâtures que le rêve
enivre :

Rien à craindre…


 
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   Pussicat   
9/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
« Un heureux frôlement
vacille entre mes doigts >>> une sensation électrique ?

Un rêve que je croyais avoir oublié >>> un rêve = une ambition ? Le souvenir d’un rêve est fugace, timide, il disparaît au réveil.
- embrouillés  mélis-mélos >>> je ne saisis pas, c’est tout embrouillé, pauvre en vocabulaire poétique
une chimère qui invite
sur l'étincelant frisson des illusions

Grâce d'une risée
sur l'exil familier >>> je ne saisis pas = les vacances ?

Chemin d'épineux sauvages
où l'enfance s'enfièvre
mystérieux, les insectes
résonnent dans un présage de lumière >>> le passage le plus évocateur

L'enfance savoure
azur et perçante
l'allégresse des prunelles >>> où l'enfance s'enfièvre / L'enfance savoure = répétition

ce secret qui marque les pas
l'illusion de ces quelques pas >>> frisson des illusions / l'illusion de ces = répétition

de cette évasion
parmi les épines murmurantes >>> Chemin d'épineux / parmi les épines = répétition

Sous les branchages une brise étincelante >>> sur l'étincelant frisson / brise étincelante = répétition
et au loin en ces pâtures que le rêve
enivre:

Rien à craindre…»

Le texte semble empiler des sensations.
Beaucoup de répétitions, trop peut-être dans un texte aussi court.
Le fil conducteur pourrait être le retour à l’enfance, peut-être un chemin de lecture.

Edition : Commentaires écrits en EL

   Vincent   
8/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Provencao

Intuition de cette sensation nous échappant si souvent

Ce qu'il y a de magnifique dans votre poésie c'est de se laisser pendre la amain

et de passer la porte du concret de l'existence

Cet art de nous emmener vers l'ailleurs traverser les nuages les chemins épineux ...

   Polza   
8/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Bonjour Provencao

Je n’ai pas spécialement apprécié l’exergue avec la citation de Pierre Curie parce que ça fait un peu citation toute faite, presque convenue. Je veux dire, s’il était encore parmi nous, ça ne fonctionnerait sûrement pas s’il allait dire ça aux enfants de tous les pays en guerre qui se prennent des bombes sur la tronche au quotidien…

« Ma réalité, M’sieur Curie, c’est que mon rêve c’est de me casser d’ici au plus vite ! »

J’aurais peut-être préféré un exergue plus personnel pour ce type de poésie…

Le rêve, ça me parle, il y a des milliards de possibilités, mais sur un poème assez court, je pense que les nombreuses répétitions se voient et sont parfois inutiles.

« Un rêve que je croyais/le rêve enivre », bon, ça parle du rêve, admettons pour cette répétition…

« Chemin d’épineux sauvages où l’enfance/L’enfance savoure »

« Chemin d’épineux sauvage/épines murmurantes »

« sur l’étincelant frisson/une brise étincelante »

« frisson des illusions/les pas l’illusion »

« qui marque les pas/de ces quelques pas »

Pour le poème en lui-même, je le trouve assez confus (mais après tout, un rêve n’est-il pas souvent confus), même si certaines images sont plutôt belles, ça passe un peu du coq à l’âne, j’ai du mal à faire le lien sur l’ensemble de votre poème.

« ce secret qui marque les pas »

C’est de la poésie libre, je ne dis donc rien, en classique, je vous aurais sûrement signalé ce « ce se » dans « ce secret…

« Sous les branchages une brise étincelante
et au loin en ces pâtures que le rêve
enivre :

Rien à craindre… »

Si j’ai apprécié ce passage, il ne suffit pas selon moi à me faire grandement apprécier votre poème, j’en attendais un peu plus, désolé de ne pas avoir pu (su) rêver avec vous cette fois-ci…

   Marite   
8/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Thème intéressant mais, pour l'apprécier, instinctivement, j'ai dû modifier l'écriture de quelques vers :
Chemin mystérieux d'épineux sauvages
où l'enfance s'enfièvre
les insectes résonnent
dans un présage de lumière
...
ce secret qui marque les pas
l'illusion de cette évasion
parmi les épines murmurantes

Sans doute une difficulté de ma part à saisir les ensembles de mots emmêlés ...

   Lebarde   
8/9/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
La poésie libre tolère et même autorise sans arrière pensée les vers hétérométriques, l'absence de ponctuation, les phrases déstructurées, et ici les répétions révélant à tort ou à raison la pauvreté du vocabulaire. Tout cela je le sais , et le thème "Le rêve", je veux bien le comprendre, flou et obscure, fait accepter les " embrouillés méli-mélo" du propos dans lequel le lecteur que je suis à du mal à trouver son fil rouge.

Reste l'atmosphère d'ensemble du poème? une affaire de ressenti personnel et chacun appréciera.
Pour moi ce sera Bof!

Désolé

   Boutet   
8/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour

Toujours cet effleurement des choses environnantes chez l'auteur. Je comprends ce que ce poème peut avoir d'hermétique en lui. Il faut le lire et le relire pour en savourer toutes les interprétations et toutes les images.
Et surtout ne pas oublier le titre du poème : Un rêve.

   BlaseSaintLuc   
9/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Sans doute que le moment, l'émotion, ce frôlement, brouillent le narratif de l'auteur ; ici, il y a du beau, mais je sens le sublime raté de pas grand-chose.

Bien sûr, l'auteur sait ce moment, mais il ne nous en dit pas tout, ce quelque chose de l'instant, si difficile à transcrire.

la répétition

"ce secret qui marque les pas
l'illusion de ces quelques pas"

me gêne un peu, même si, en libre, tout est permis.

   Lariviere   
19/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Provencao,

J'ai bien aimé votre poème.

Je le trouve très prégnant, sans trop savoir pourquoi. La forme participe bien à donner sensation au fond. Je trouve les images assez justes, plutôt belles, simples comme il le faut, minimaliste comme l'ensemble du poème, mais d'une force évocatrice évidente malgré tout, en tous cas à mon ressenti et ma compréhension.

La 4 ième strophe est ma préférée et elle résume bien ce que je trouve beau et abouti dans cette écriture. La 5 ième est pas mal non plus dans le style.

Enfin, j'ai trouvé le vers de fin par son côté mystérieux, énigmatique, singulier, susceptible d'ouvrir d'autres pistes d'interprétations, plutôt séduisant.

Merci pour cette lecture et bonne continuation !

   Donaldo75   
19/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
Du flou poétique. J’aime bien la tonalité de ce poème qui n’est pas gazeux – ce qui me change de certaines créations en libre – qui installe un climat. L’écriture est parfois décorative mais jamais sans surcharge. L’instant de grâce est perceptible, ce qui n’est pas si facile en poésie. Le vers de fin m’a un peu étonné, un peu comme un cheveu tombant sur la soupe ; je suppose que dans la composition prévue par l’auteure, ce vers se réfère à quelque chose, trouve sa place dans la quête de sens que mon cerveau gauche va invariablement exiger.

   Cyrill   
20/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
J’ai l’impression d’être emmené das une rêverie éveillée, davantage que dans un véritable rêve. Comme un retour aux sources de l’enfance, une forme de pèlerinage. La parole se fait presque hésitante, tout comme le cheminement, qui s’attache à retrouver les saveurs, les échos, les sensations, à les évoquer par touches sensibles. J'ai aimé le soin apporté à la restitution minutieuse de l’exacte émotion.
J’ai particulièrement aimé ces deux vers :

« ce secret qui marque les pas
l'illusion de ces quelques pas ».

Ils expriment que d’autres le sentiment d'être dans un entre-deux, dans des limbes.


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