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Poésie contemporaine
Queribus : Chant royal pour célébrer le jazz
 Publié le 22/03/17  -  10 commentaires  -  2882 caractères  -  115 lectures    Autres textes du même auteur

Ce poème tente de célébrer une musique faite de joie et d'entrain qui nous vient du XXe siècle.


Chant royal pour célébrer le jazz



Un air joyeux vient d’envahir le monde
Et le ragtime éructe ses refrains ;
Une gaité, dans sa belle faconde,
Vient déverser un flot à quatre mains.
Le piano rit de ses éclats coquins
Quand Fats Waller rebondit avec grâce.
Un univers marque soudain sa place,
Un siècle installe un lot de sons nouveaux,
Des cris de feu comme autant de cadeaux,
Pour le plaisir, pour que le temps revête
Un ciel plus bleu, tout empli de joyaux,
Il fait si beau quand le jazz est en fête.

Duke Ellington à la mine féconde
Et son big band nous offre des festins,
Une musique au tempo vif qui gronde
Et préparant de joyeux lendemains
Puis Count Basie ouvre d’autres chemins
Pour parcourir, d’une allure efficace,
Des cieux swinguant, un étonnant espace.
Les musiciens sortent de leurs chapeaux
Des cris d’enfer aux accents peu banaux.
Avec les sons d’une belle tempête,
L’orchestre écrit mille chants sidéraux,
Il fait si beau quand le jazz est en fête.

Louis Armstrong à la tête si ronde,
Prend sa trompette aux éclats diamantins
Et fait frémir sa face rubiconde
Avec un chant courant sur les gradins
Ensuite Ella nous fournit des écrins
Avec des scats que son talent déplace
Et le public ravi qui lui fait face
S’exalte de ses délires vocaux,
Lui demandant sans fin d’autres morceaux.
Le monde exulte avec sa voix parfaite,
Au son des mots aux accents amicaux,
Il fait si beau quand le jazz est en fête.

Puis maintenant un autre chant inonde
Des jours volant dans de nouveaux matins.
Charlie Parker vient de lâcher la bonde
D’une musique aux aspects plus mutins.
Le renouveau court avec ses dauphins
Portant ce son qui quelquefois agace
Et John Coltrane offre sa volte-face
À ces cuivres debout sur les tréteaux,
Avec leurs sons très expérimentaux.
Le cœur heureux, sans victoire ou défaite,
Tous les joueurs distribuent leurs cadeaux,
Il fait si beau quand le jazz est en fête.

Enfin voilà que vient une autre fronde,
Courant la vie et ses divers terrains
Inexplorés, la route vagabonde,
Où pop music et autres chants urbains
Veulent courir sur d’audacieux tremplins.
Éric Dolphy démontre son audace,
Albert Ayler aussi se décarcasse,
Dans une époque oublieuse des maux
Liés aux jours porteurs des vieux fardeaux.
Le son savant accourt tel un prophète
Et, même si s’effacent les drapeaux,
Il fait si beau quand le jazz est en fête.

Princes blasés, dans vos grands oripeaux,
Pris par le vide ou vos ennuis fiscaux,
Soyez plus gais, ne faites pas la tête ;
Les instruments sont comme des joyaux,
Il fait si beau quand le jazz est en fête.


 
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   LeopoldPartisan   
22/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
texte didactique et somme toute très conventionnel sur les grands du jazz. Toutefois l'auteur me permetterai-je manque l'autre versant du jazz, sont côté sombre avec ses notes bleues héritées de l'esclavage de l'homme noir par l'homme blanc.
Le titre m'a un petit peu gonflé en se qualifiant lui même de royal, il y a pour moi certe débordement d'enthousiasme pour une musique qui n'est pas toujours aussi aisée que ce jazz new orleans que semble porté aux gémonies l'auteur. Thelonious Monk pourrait vous démontrer le contaire, Miles Davis dans son ascenseur pour l'échaffeau tout autant sans oublier les sanglots de Chet Baker.
Tout ceci pour dire que l'on ne peut plaire à tout le monde et que j'aimerais qu'un jour un véritable afficionados dont je ne doute pas que vous en êtes un écrive un texte dont le rythme soit Jazz le le sujet son âme profonde.

   Anonyme   
24/2/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Quand le Jazz est, quand le Jazz est là,
La Java s'en, la Java s'en va...

Ce texte manque cruellement de swing, bien trop empâté pour nous faire vibrer. Cette évocation en forme de catalogue des grands noms du Jazz ne parvient guère à convaincre.

   Cristale   
22/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Un chant royal ! Une pièce très rare et d'une grande exigence point de vue prosodie, que je vois, personnellement, pour la première fois sur Oniris.
Même si je ne suis pas une spécialiste du jazz, le talent de l'auteur est tel qu'il me donne l'envie d'écouter les musiciens évoqués dans ses vers.

Bravo !
Cristale

Edit : subjuguée par ce poème, n'ayant pas eu assez de temps pour approfondir ma lecture avant que le texte ne disparaisse de mon espace-lecture, je n'ai pas prêté attention à la non-alternance d'une strophe à l'autre, et un ou deux petits détails qui font que ce chant royal se retrouve en contemporain.
65 vers en décasyllabes sur 5 rimes pour un récit qui tient debout, l'auteur ayant choisi des strophes de 12 vers au lieu des 11 préconisés. Le renvoi sur 5 vers est excellent. Je maintiens mon appréciation.

   Ramana   
1/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Les strophes de douze vers me paraissent un peu indigestes. Le rythme 4+6 est respecté tout au long du texte, et les rimes me semblent cadrer avec les canons du classique, mais je n'ai pas ressenti une forte inspiration poétique, comme si vous vous étiez adonné à un exercice peu musical. Peut-être vous êtes-vous contraint à une forme trop exigeante et trop carrée sur un sujet par nature délié tel que le jazz.
Bref, l'ensemble me parait lourd et je n'y ai pas ressenti la joie et l'entrain que vous mentionnez dans votre incipit.
Je reconnais néanmoins la "quantité" de votre travail.
Cordialement,

   papipoete   
22/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Queribus,
A quelqu'un ignorant tout du jazz, je pourrai lui conseiller d'ouvrir le recueil d'Oniris, où un amoureux de cette musique nous dit à peu près tout sur elle ; et celles, ceux qui la chantèrent et perpétuent cet art encore aujourd'hui .
Plutôt que " de faire la tête, faites la fête aux accents du jazz " !
NB voici à nouveau un texte dont la longueur et la composition requirent certainement moult application . Je n'ose avouer que ce genre n'est pas ma tasse de thé, lui préférant le blues ... du bayou .

   Alexandre   
22/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Queribus... Tombée en désuétude depuis des lustres, cette forme poétique appliquée au jazz est surprenante mais pourquoi pas...
Je m'incline avec respect devant l'écriture classique parfaitement maitrisée tout au long de ce "Chant royal" dédié aux grands noms de cette forme musicale que j'apprécie tout particulièrement...
Si la lecture de ce long poème ne m'a pas mis en transes je salue le travail du "compositeur" et m'en vais de ce pas me replonger pour un temps dans le "Jazz de A à Z" qui figure parmi mes CD préférés.
Bravo et merci pour ce rappel aux fondamentaux !

   PIZZICATO   
22/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien
C'est une bonne idée d'avoir consacré une poésie à quelques grands noms du jazz ; ceux que vous citez font partie des plus connus du grand public.
Mais il y en a eu tellement, qu'ils fussent solistes, chefs d'orchestre, chanteuses et autres précurseurs de styles de jazz nouveaux !
N'oublions pas le blues qui naquit bien avant le XXème... il reste quand même une des racines du jazz.

Un texte intéressant .

   Ludi   
22/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Queribus,

Pour moi qui ne suis pas musicien ni passionné de jazz, j’ai pris plaisir à parcourir l’histoire que vous en avez fait. Je ne connais pas plusieurs des artistes que vous évoquez, comme Waller, Dolphy ou Ayler, et je serais bien incapable pour les autres, de dire qui jouait quoi, à l’exception de Armstrong. Bon, j’y connais rien, mais Miles Davis, c’était pas du jazz ? Il est où, lui ?

Sur le plan formel, je voulais déjà vous féliciter pour la bonne tenue de vos décasyllabes. Je considère ce format comme le plus difficile à gérer, à cause du rythme 4/6 ou 5/5 qu’il faut choisir et surtout maintenir tout au long du poème. Même un génie exigeant comme Paul Valéry n’y est pas tout à fait parvenu, dans son poème que je considère comme le plus beau de la langue française : Le cimetière marin.
Il n’y a guère que les vers : « À ces cuivres debout sur les tréteaux » et « S’exalte de ses délires vocaux » pour casser le rythme.

Par contre je suis moins emballé par le niveau poétique de l’ensemble. Je retiens un vers et demi qui planent au-dessus des autres : « Les musiciens sortent de leurs chapeaux/Des cris d’enfer », et peut-être Armstronq « qui fait frémir sa face rubiconde ». Le reste, même s’il réclame sans doute une culture du genre, ne me paraît pas en restituer l’âme balancée ni tourmentée. Des vers parmi d’autres, comme ceux qui suivent sont trop didactiques et pas assez habités :

« Et préparant de joyeux lendemains »
« Puis Count Basie ouvre d’autres chemins »
« Ensuite Ella nous fournit des écrins
Avec des scats que son talent déplace
Et le public ravi qui lui fait face »
« Portant ce son qui quelquefois agace »
« Enfin voilà que vient une autre fronde,
Courant la vie et ses divers terrains »
« Éric Dolphy démontre son audace »

Au total, sans doute beaucoup de travail pour retrouver la personnalité de chacun, mais trop peu d’éclats pour la restituer.

Ludi
petite fleur

   luciole   
24/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une ballade traitant du jazz, on pense à Boris Vian, le poète trompettiste "il n' y a plus de jazz en France"
J'aime cette musique, j'ai donc été intéressé par ce poème qui, malgré quelques beaux vers, manque un peu d'envolée ( avis tout personnel )
Je salue néanmoins le travail. J'ai pris du plaisir à le lire !

   Bartik   
25/3/2017
Modéré : commentaire trop peu argumenté


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