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Poésie contemporaine
Quidonc : Vertige
 Publié le 13/04/22  -  7 commentaires  -  695 caractères  -  138 lectures    Autres textes du même auteur


Vertige



Enivré des senteurs que lui offre une rose
Un poète s’émeut au profond de sa chair.
Furtive une prière à sa pensée s’impose ;
Inspirer goulûment la pureté de l’air !

Colorée d'un frisson d’intimités charnelles
Abouchées aux parfums affirmés de la fleur,
La caresse du vent, dans un battement d’ailes,
S’empresse d’enrichir la fécondante odeur.

De cette ivresse sourd une langue subtile,
Magnifiant la beauté, sublimant « l’inutile »,
Pour exprimer la vie, la mort et le désir.

Vole, papillon vole, virevolte, butine,
Et que notre âme tangue au superbe soupir
Des sueurs que ton cœur sous ta plume gredine !


 
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   Mintaka   
31/3/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Un joli sonnet écrit dans les règles de l'art. Le thème est classique mais qu'importe quand la musique est là.
J'ai toutefois du mal à saisir les deux derniers vers, même en considérant les deux sens possibles de gredine: féminin de gredin ou du verbe grediner.
Dommage car le dernier tercet d'un sonnet à comme fonction de surprendre.
Comme celà pourrait venir de moi, le doute profitera à l'auteur.
Merci
En E.L

   Miguel   
31/3/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je ne comprends pas bien le dernier vers, ce qui est gênant pour un sonnet : "gredine" apparaît ici comme un verbe. Das ce cas je pense qu'il se construit de manière intransitive, on ne peut lui donner de COD. Sinon, à part le tour maladroit "furtive une prière" (il aurait au moins fallu mettre "furtive" entre virgules) j'aime beaucoup la musicalité du second quatrain et des tercets. Quand la poésie est musique, l'essentiel est là.

   Lebarde   
2/4/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Sonnet régulier bien plaisant en alexandrins, s'il n'était deux vers bancals ( v10 et v12) qui ont 13 syllabes et des e non élidés (la vie/ la mort, vole/virevolte, âme/tangue..).

Bien dommage en effet car j'aime bien cette idée de "Vertige" sensuel qui, léger comme un papillon, virevolte sur une nature frissonnante pleine de senteurs enivrantes.

De belles images poétiques, une écriture délicate et élégante qui peuvent séduire et je le suis.
Bravo.

En EL

Lebarde

   Robot   
13/4/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai apprécié que dans ce poème on nous suggère que la pureté de l'air "inspiré" goulument soit une source d'"inspiration". Tout comme le frisson d'intimité charnelles abouchées aux parfums ainsi que les autres sensation. J'aime que de l'ivresse puisse sourdre une langue subtile.
J'ai un peu décroché au dernier vers avec ce coeur qui gredine les sueurs. D'où ma flèche descendante.
Mais globalement j'ai goûté les autres images et métaphores.

   papipoete   
13/4/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Quidonc
Viendra-t-il le jour où le poète ne sera plus sensible à une rose ? Pas ici, en tous cas parce que la beauté de la fleur mariée à son délicat parfum, donne à l'auteur des ailes à sa plume, nous écrivant subtile sonnet.
NB inutile, ou non essentiel put-on entendre durant les mois de confinement, que la vision de la Reine du Jardin ; certes, mais quand la rose ne provoquera plus d'émoi, c'en sera fini d'aimer Dame-Nature et la femme à laquelle on l'associerait...
vous avez opté pour la lecture en diérèse, aussi le 10e vers mesure 13 pieds ( ma/gni/fi/ant )
le 12e vers mesure 13 pieds... aussi

   Provencao   
14/4/2022
"De cette ivresse sourd une langue subtile,
Magnifiant la beauté, sublimant « l’inutile »,
Pour exprimer la vie, la mort et le désir."

J'aime bien l'illusion que produit l'esthétique visuelle et musicale dans votre poésie...qui s'offre comme une méditation.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   BlaseSaintLuc   
23/4/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Choses simples de la vie, air du temps qui ce respire, le sujet si léger n'attire pas que les papillons.
Le verbe est ici parfois compliqué, mais le parfums poétique embaume jusqu'à nos narines conquises.


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