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Poésie contemporaine
Ramana : Un homme ordinaire
 Publié le 21/12/16  -  9 commentaires  -  1864 caractères  -  122 lectures    Autres textes du même auteur

Qui n'a jamais désiré transcender sa condition, être un Icare qui ne brûlerait pas ses ailes, ou un poète "semblable au prince des nuées".


Un homme ordinaire



J'aurais tant aimé, dans la nuit sereine,
Allumer des feux comme à la Saint-Jean.
Serait bien venue y danser la reine,
Et moi plein de flamme être courtisan.

Mais je ne suis rien qu'un homme ordinaire,
Que n'ai-je goûté le fruit défendu ?
Aux anges des cieux craignant de déplaire,
Mes rêves d'enfant je les ai perdus.

J'aurais adoré déployer mes ailes,
Prendre mon envol par-dessus les monts,
Là-haut dans le ciel croiser pêle-mêle
Les esprits des vents et les moribonds.

Mais je suis hélas un homme ordinaire
De grande amertume et de peu de foi
Qui tout près du sol se tient solidaire
Et ne jette aux vents que son désarroi.

J'aurais bien voulu, comme les chamanes,
Invoquer la foudre et les éléments,
Comprendre du sort les moindres arcanes,
Hurler comme un loup, mi-dieu, mi-dément.

Mais que voulez-vous qu'un homme ordinaire
Invente jamais pour vivre plus fort,
Qui de sa prison, triste et solitaire,
Voit se dessiner l'ombre de la mort ?

Peut-être un espoir enfin de renaître !
La douce magie ardente des mots
Qui vient me combler semble me connaître,
Et telle une sœur me tire des flots.

Je ne serai plus un homme ordinaire,
Car je sais comment dissoudre mon fiel,
Tout comme Verlaine, Hugo, Baudelaire,
Ont crevé le toit pour peindre le ciel.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Arielle   
12/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé ce parcours d'un homme ordinaire qui tente d'oublier sa condition de "rampant" et rêve de s'élever, de "vivre plus fort"
Ce quatrain tout particulièrement emporte mon adhésion :

"Mais je suis hélas un homme ordinaire
De grande amertume et de peu de foi
Qui tout près du sol se tient solidaire
Et ne jette aux vents que son désarroi."

Parviendra-t-il à ses fins grâce à "La douce magie ardente des mots" ? Je le lui souhaite.
Le ton plein de sincérité est très vivant grâce aux questions que se pose et nous pose le narrateur.

Je n'aurais qu'un bémol pour la construction du premier quatrain dont le dernier vers me parait mal embouché. Pourquoi pas :
"Serait bien venue y danser la reine,
j'aurais, plein de flamme, été courtisan"
...plutôt que ce verbe être à l'infinitif mais c'est à l'auteur de décider

   Pouet   
21/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr, j'ai bien aimé le texte.

Notamment ces deux vers là, que je vais retenir, que je trouve fort bien trouvés:

"Qui tout près du sol se tient solidaire
Et ne jette aux vents que son désarroi."

Je ne suis pas fan de l'évocation des trois illustres poètes à la fin mais bon, pourquoi pas.

Une jolie écriture même si mon goût personnel m'amène à regretter un peu le manque (relatif) de "modernité" dans l'expression.

Sinon, un poème empreint d'une certaine sensibilité, de sincérité et de réalisme.

J'ai trouvé que l'ensemble sonnait "vrai".

Cordialement.

   leni   
21/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un homme ordinaire qui n'espère pas changer sa condition
J aime tout particulièrement les deux premiers vers

J'aurais tant aimé, dans la nuit sereine,
Allumer des feux comme à la Saint-Jean.

et j'aurais adoré...hélas!!!
de grande amertume et de peu de foi...

comme les chamanes,
Invoquer la foudre et les éléments,...hélas!

Mais que voulez-vous qu'un homme ordinaire
Invente jamais pour vivre plus fort,
Qui de sa prison, triste et solitaire,
Voit se dessiner l'ombre de la mort ?



IL y a peut-être un espoir

Je ne serai plus un homme ordinaire,
Car je sais comment dissoudre mon fiel,
Tout comme Verlaine, Hugo, Baudelaire,
Ont crevé le toit pour peindre le ciel.

Espérons! JOLI texte en tristesse
MERCI Salut cordial Leni

   PIZZICATO   
21/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
<< Borné dans sa nature, infini dans ses voeux...>>.
Chacun de nous (humains) a rêvé, à un moment ou un autre, d'être
' quelqu'un ' comme on dit, ou réaliser de grandes choses.

Et même si rien ne se réalise, être un homme ordinaire ne le déprécie pas pour autant.

" Peut-être un espoir enfin de renaître !
La douce magie ardente des mots
Qui vient me combler semble me connaître,
Et telle une sœur me tire des flots. "

   Francis   
21/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Au bout du ponton, l'homme ordinaire sème ses regrets laissés tout au long d'un chemin qu'il ne peut pas faire à l'envers. Mais près de l'embarcadère, il veut repeindre son ciel et fleurir la fin de son parcours .
J'ai beaucoup aimé cet homme qui ressemble tant à ses semblables. La dernière strophe laisse l'espoir éclairer la fin de ce voyage.

   thea   
21/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
ah j'aime bien cet homme ordinaire qui rêve de crever le ciel
c'est bien écrit, cela se lit bien, un bon rythme, presque une chanson.. pourquoi pas !

Mes vers préférés :

J'aurais adoré déployer mes ailes,
Prendre mon envol par-dessus les monts,
Là-haut dans le ciel croiser pêle-mêle
Les esprits des vents et les moribonds.

Merci

   Vincendix   
22/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Ramana,
Entre la réalité et le rêve, il y a un fossé mais entre l’homme ordinaire et l’homme célèbre il n’y a qu’une passerelle seulement elle est étroite et pour la traverser il faut non seulement de la volonté mais aussi de la chance. Être sur la passerelle, c’est déjà une avancée en espérant progresser encore .

   Yavanna   
22/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Dès la première lecture, ce texte m'est apparu comme une chanson. Et aux lectures suivantes de plus en plus... je trouve qu'il y a une indéniable et jolie musicalité, et une découpe en "couplets" et "refrains". J'aime beaucoup le rythme.

J'aime aussi ce récit tout en mots simples et épurés, sans prétention, qui résume pourtant quelque chose de primordial, en quelque sorte la quête de toute vie : y trouver un sens. Que ce sens soit l'amour, la grandeur, la spiritualité, enfin, toutes ces choses fondamentales qui nous questionnent profondément.

Je ne dirais pas que je suis "d'accord" avec la conclusion... c'est comme si l'auteur estimait que l'on trouve son équilibre et son bonheur grâce à l'écriture et à elle seule, après avoir essayé tout le reste. Personnellement, même si l'écriture est une compagne d'importance, et qui rythme ma vie, elle n'en est pas le sens unique, bien heureusement, et elle n'est pas suffisante pour que je puisse me passer du reste :-)
Cela dit, j'extrapole... on peut aussi interpréter la fin comme étant juste une transition... l'écriture est venue à temps tirer le narrateur d'un certain marasme, pour lui permettre d'exprimer son mal-être et, peut-être (mais ceci est laissé à notre libre interprétation), le conduire à dépasser ses frustrations pour pouvoir - enfin - accéder à une certain sérénité.

Dans tous les cas... j'aime l'écho que ce texte a suscité en moi, tant sur le fond que sur la forme.

   Robot   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est bien écrit mais je trouve que ça manque un peu d'énergie. Peut-être pour souligner "l'homme ordinaire".
Par contre la rédaction est agréablement musicale.


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