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Poésie libre
Raoul : L’étendue
 Publié le 16/06/17  -  12 commentaires  -  589 caractères  -  290 lectures    Autres textes du même auteur


L’étendue



L’étang est un lait noir et la lune,
en belle invertébrée lippue,
se laisse flotter, plume d’onde portée,
quand le vieil escalier tout de rouille vêtu
y plonge médusé nu.

Son spectre articulé aux pattes d’araignée
souffle et mordille à mon quatre sans cou
le sang des nouvelles absentes.

C’est l’heure où scintille au minium
l’ombre édentée des phylactères silences,
embuée, bavant comme les fontaines
dont les lamantins dorés crachotent dans les jardins à la française.

Je vous serre dans mes bras gauches.


 
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   Brume   
8/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour

J'aime beaucoup la première strophe ensuite je n'ai pas réussi à vous suivre. À qui appartient le pronom possessif "Son spectre?" J'ai d'abord pensé à l'étang puis à la lune. Mais aucun d'eux n'apportent la cohérence de l'image qui suit "souffle et mordille à mon quatre sans cou". Donc là je m'y perds.
Bien que je reconnais une écriture de qualité je n'ai pas été emportée, cela est dû je pense à trop de qualificatifs et une émotion que je ne ressens pas, et surtout malgré de belles trouvailles votre poème est essentiellement descriptif.

   papipoete   
16/6/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour Raoul,
Je vois bien la scène, d'un escalier qui descend jusque dans l'étang, trempe ses pieds, et marche à la surface comme l'araignée d'eau .
NB cela concerne les 2 premières strophes, que tout observateur naturaliste peut voir ; mais la suite se corse et je reste démuni devant " les lamantins dorés ... " .

   Anonyme   
16/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je me suis perdu avec bonheur dans ce poème auquel je ne comprends rien ce qui n'est jamais obligatoire en poésie.
Il est tout aussi convenable de ressentir ; la mise en scène est agréable et les références à Desnos ne sont probablement pas que le fruit de mon imagination ( quatre sans cou )
J'ai hésité sur le sens à donner aux phylactères dont je ne sais trop si c'est une référence au judaïsme et ses téfilines ou plus simplement à ses cartouches architecturaux vides de tout texte ornant les anciennes demeures.
Bref, pour en venir au fait, il y a bien là une exposition poétique sans faiblesse mais qui mérite quelques éclaircissements ( à moins que vous n'ayez opté pour une écriture automatique bien entendu ! )

Merci pour ce partage

   Marie-Ange   
16/6/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Pour moi, c'est un poème bien trop hermétique, qui a bridé mon émotion, même après plusieurs lectures.

Les images n'arrivent pas tout à fait à être présentes, alors aussitôt mon imaginaire prend de la distance.

C'est ici un écrit qui m'a laissé sur le bord de la route.

   hersen   
16/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Oh, que voilà un écrit à savourer en silence, qui nous transporte dans la nuit mordorée. Un lait noir, mon dieu, faut être qui pour inventer ça ?

Alors disais-je, me voilà spectatrice de l'étang et j'ai à peine tout vu, tout lu, boum, je me casse la figure, perdant l'équilibre de ce
"je vous serre de mes bras gauches".

Sensation délicieuse.

A te relire.

hersen

   Pouet   
16/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bsr,

Bon ça renifle le Desnos à plein tarin tout ça...

Comment ne pas relever le petit emprunt "quatre sans cou" n'est-ce pas?

"Ils étaient quatre qui n’avaient plus de tête,

Quatre à qui l’on avait coupé le cou,

On les appelait les quatre sans cou.
Quand ils buvaient un verre,

Au café de la place ou du boulevard,

Les garçons n’oubliaient pas d’apporter des entonnoirs."

etc etc...

Du "cou" ça m'a mis en appétit...

Et pour "Son spectre articulé aux pattes d’araignée"

J'ai pensé à

"L’araignée à moustaches
n’a pas de robe en satin
pour trottiner le matin."

Du même Desnos.

Pour le titre nous avons dans "Les espaces du sommeil", de qui? On le devine...

"Et l'âme palpable de l'étendue."

En poussant mémé dans les orties on peut retrouver aussi un peu du premier vers de "Désespoir du soleil", toujours de Bébert dans la première strophe:

"Quel bruit étrange glissait le long de la rampe d'escalier au bas de laquelle rêvait la pomme transparente."

Mais bon là je pense que mémé n'est plus qu'une plaque urticante ambulante...

Quant au dernier vers, le numéro de déporté à Buchenwald de Desnos était tatoué sur son avant-bras gauche...

Y a pitêtre d'autres trucs à trouver mais bon ma Desnosuétude doit s'arrêter là. Je suis sûrement parti trop loin mais ça m'a amusé d'extrapoler ainsi.

La lune "invertébrée lippue" est assez évocatrice je trouve. Et " les lamantins dorés crachotent dans les jardins à la française." eux pour le coup me renvoient au chien de mer de Ferré.


J'aime un peu moins:

"C’est l’heure où scintille au minium
l’ombre édentée des phylactères silences"

Un peu trop guindé à ma noneille, un vocabulaire trop recherché pour mon humble cerveau.

Sinon c'est bien sympa et ça m'a fait relire un peu un de mes poètes préférés. Desnos hein, pas Raoul, quoique... ;)

   PIZZICATO   
16/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai bien aimé le tableau de la première strophe.

Beaucoup moins séduit par la suite.
" l’ombre édentée des phylactères silences, " waouh ! C'est joli, précieux, mais je n'ai pas saisi.

" Je vous serre dans mes bras gauches. " Qui, quoi ?
Ou bien est-ce juste pour la boutade.

   Donaldo75   
17/6/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Raoul,

Ce n'est pas le premier poème que je lis de ta plume, mais pour une fois je vais le commenter.

J'avoue que je suis impressionné par le jeu sur les mots, les sonorités, que tu mets en musique, dans un déluge d'images plus surréalistes les unes que les autres. En temps ordinaire, ça peut vite sembler artificiel, et ça peut gravement me gonfler. Eh bien, dans le cas présent, c'est réussi, vraiment. J'ai lu ce poème à plusieurs reprises, pour m'assurer que je n'avais pas forcé sur le jaja ou pris des vessies pour des lanternes. Rien ! Niet ! L'impression demeure.

Je comparerai cette musique poétique à la mélodie de la chanson "strawberry fields forever" des Beatles (désolé pour les amateurs de musique francophone, il va falloir qu'ils attendent qu'un génie de cette trempe émerge d'une scène fatiguée de se regarder jouer) où les instruments ralentis, en particulier l'orgue, donnent au chant de John Lennon un décalage avec le reste des instruments, alors qu'en fait ils restent dans le même rythme.

C'est fort, c'est psychédélique, un brin lysergique (je sais que ce terme fait bondir Stony, alors profitons-en) comme un tableau de Salvador Dali.

Bravo !

Merci pour la lecture,

Donaldo

   Michel64   
18/6/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Seul le premier paragraphe m'a accroché, ensuite j'avoue avoir eu du mal à me faire des images avec ce "quatre sans cou", ces "phylactères" et leurs ombres édentées.

Un peu trop compliqué pour moi, désolé.

Une prochaine fois j'en suis sûr.

   Ioledane   
18/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bien aimé les images apparaissant dans le premier paragraphe.
Pas du tout le deuxième : "mon quatre sans cou", ça ne me parle pas.
Les phylactères silences, pourquoi pas.
Le vers "embuée, bavant comme les fontaines" m'a un peu gênée, par son singulier et son pluriel fondus enchaînés ou presque. Disons que ça m'a encore plus amenée à m'interroger sur le sens.
"Mes bras gauches", c'est amusant, le doute est permis entre un narrateur-poulpe (en miroir au "médusé" du début qui me paraissait curieux ?) ou simplement maladroit.
Dans l'ensemble, il m'a assez plu ce tableau nocturne des jardins à la française.

   Absolue   
22/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'aime beaucoup la première strophe qui dégage une atmosphère mystérieuse.
La troisième est un peu obscure mais sonne bien.
Par contre les "quatre sans cou" et "les bras gauches" "rippent" un peu dans mon oreille.

   luciole   
29/6/2017
J'ai eu l'impression de lire la notice de montage en youkaguir ou en poumpokol d'un casse-tête chinois. Dépaysant...


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