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Poésie contemporaine
Reggio : Un sac
 Publié le 17/06/11  -  7 commentaires  -  573 caractères  -  185 lectures    Autres textes du même auteur

"Je souffre d'une terrible maladie de l'esprit." A. Artaud


Un sac



L'axe des illusions et la genèse des mensonges
Engagent la perception du monde dans un tourbillon
Qui englobe et avale, engloutit et éponge,
Les espoirs morts qui jonchent le sol fissuré,
Mais solide de la sordide lucidité.

La quête de vérité, l'élimination des songes
Entraînent la foi en la réalité
À se ternir et faire chuter
La raison des meilleurs même
Par terre.

Fous, saints d'esprit ! La vérité, vous la connaissez.
C'est la vôtre.
Moi, je suis juste un sac avec de jolies choses dedans.


 
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   socque   
29/5/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Je trouve "solide de la sordide lucidité" laid.
Les trois dernières lignes disent bien les choses, et le dernier vers me plaît fort. Le reste, hélas, est selon moi verbeux et lourd, même si j'aime assez le rythme de la deuxième strophe. La première, pour moi, est vraiment mauvaise.

   Charivari   
31/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Beaucoup de mal avec ces poésies conceptuelles.

Je reconnais un message assez classique, cher à Pirandello, "chacun sa vérité", qui est assez intéressant. J'avoue que c'est plutòt bien écrit, cependant je trouve ça très indigeste, et les jeux de sonorités (solide de la sordide lucidité, par exemple) apparaissent comme artificiels... La fin "avec de jolies choses dedans" me parait un peu plat, on a l'impression que c'est une manière maladroite de dire "je suis très sérieux mais je sais aussi rigoler".

enfin tout cela c'est un avis tout à fait personnel, absolument subjectif. Je comprends que d'autres aiment ce texte

   kamel   
4/6/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour

Un paradoxe de la vérité et de l'axe du mensonge se conjuguent au présent pour dévoiler la véritable nature humaine.Il s'agit ,en effet d'un sac qui renferme ces deux axes.Un thème bien développé justifie les apparences par rapport à leurs fonds.Un appel à la raison détermine ces lignes. Il nous offre le soin de mettre des temps d'arrêt à chaque prise de décision.La vérité c'est la vôtre,conclut-il dans la dernière strophe pour lui donner plus de valeur.
Bonne continuation

   Pascal31   
6/6/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↓
La première strophe est assez nébuleuse. Je l'ai trouvée lourde à plusieurs niveaux : lourde de sens et lourde au niveau du style.
Le dernier vers de ce paragraphe est totalement opaque pour moi ("Mais solide de la sordide lucidité" ???)
Je pense que l'auteur ne s'est pas bien relu, il y a des maladresses ("fous, saints d'esprit"). Je ne suis pas convaincu. Désolé.

   Marite   
17/6/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Ce texte est, à mon sens, une "réflexion contemporaine" . Pas un soupçon de poésie dans ces vers irréguliers dont on pourrait aisément faire une prose assez ordinaire. Ceci est très subjectif bien sûr, c'est peut-être aussi que je ne possède pas assez "l'esprit contemporain" ...

   Lunar-K   
18/6/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte qui semble vouloir raviver le fameux débat autour d'Artaud : était-il fou ou bien extralucide (comme il le prétendait, je pense) ?

Cependant, vous semblez ici vouloir dépasser cette dichotomie en assimilant, précisément, folie et lucidité, le fou étant celui qui connaît la vérité, qui la possède même, puisque la quête de vérité conduit à perdre confiance face au réel et à nos perceptions, à plonger dans la folie.

Je ne vois pas, néanmoins, en quoi le fou connait et possède la vérité, les deux premières strophes semblent plutôt suggérer l'inverse : qu'il subit et est possédé par la vérité. Cela vient sans doute de ce "romantisme de la folie" auquel vous semblez sensible et qui affirme de la folie qu'elle n'est pas absence de raison mais raison d'un ordre supérieur...

J'ai aussi du mal à cerner le sens du tout dernier vers : "je suis juste un sac avec de jolies choses dedans". Peut-être que cela signifie que l'auteur (ou quiconque est désigné par "je") se situe entre folie et raison, entre vérité et illusion, et que cette position intermédiaire serait celle de l'esthétique pure ? Pourquoi pas...

Concernant la forme du poème, c'est assez dépouillé, il est vrai. Mais je trouve qu'il y a un certaine poésie là-dedans, dans cet aspect brut qui nous assène son message sans fioriture. Et puis, la toute dernière strophe, n'est pas non plus totalement dépourvue de charme je trouve. Peut-être aussi parce qu'elle me paraît moins évidente que les deux autres, moins directe et plus mystérieuse.

Bref, j'aime assez bien ce texte. Surtout par la qualité de sa réflexion, son audace et son originalité ; malgré cette éventuelle contradiction (mais c'est peut-être moi qui ai mal compris). Et même son écriture ne me déplaît pas, malgré un certain manque de forme.

   David   
26/6/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Reggio,

L'imagination ! C'est le mot qui me vient à la fin de ma lecture, le "mot absent" parce que je pense que ce sac est un synonyme dont le poème n'est que la définition, un espagnol écrivait jadis "La vida es un sueno" la vie est un songe. Je n'ai pas pris au sérieux le ton martial, dans le vocabulaire, par exemple avec "axe" mais aussi "génèse", "perception" en toutes lettres, il ne manquait que la majuscule à "la vérité" de la fin. Ce sac est bien plus une escapade à mon avis et un peu à la Saint-Exupéry, avec le chapeau qui est un éléphant dans un boa, et le célèbre mouton à l'intérieur... d'une boite, pour cette autre fois.

Un poème pour les enfants, dans le bon sens du terme.


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