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Poésie néo-classique
reumond : L'imagination de la mer
 Publié le 11/05/08  -  5 commentaires  -  2603 caractères  -  76 lectures    Autres textes du même auteur

Elle est super chouette cette Mèr qui hante mes visions poétiques.
Pleine d’images moites et salées comme sueurs venant d’un autre âge. « Nage et écris ! » me dit le vent, alors j'écris "Oh douces vagues ! Sur la surface de mon œil - Dans le port imaginaire de mes pensées".


L'imagination de la mer



Entre Mère et Mer
Ciel et Terre
Elle ne sait plus qui ELLE EST
La Mèr !

J’aime être bercé par ses Sels
Et par ses mains noueuses d’eaux
Dans ses vagues qui donnent sens aux choses

J’aime le roulis de ses mots
Le tangage de ses vers irréguliers
Le choix de ses horizons incertains
Et son VERBE fait CHAIRS ouvertes
Comme plaies aux vents

Elle nous nomme par notre NOM
La Mèr

Chaque vaguelette est un ange
D’eaux
Comme déchu de son perchoir de vent

Qui flue chérubine docile
Séraphine à même nos paupières
Ouvertes béantes à l’Infini

Quand la Parole se fait chaire
Tribune-enclave des vents
Ring-Falaise où se battent les gros mots
Autour de grosses vagues enceintes d’air
Alors l’envie d’écrire LA Mèr
Me prend à la crampe des doigts

L’eau y fantasme de bouillonnements
Et de gels absolus Givres
Qui donnent plein sens aux choses

Des sensations de fièvre
Des significations mystiques
Des directions transcendantes
On peut dire qu’Elle bouillonne ou gèle
Dans tous les sens
La Mèr

Vapeurs à même la plume
Qui écrit ces mots

ELLE n'arrête pas de bousculer
De nous retourner comme conversion
Dans un tourbillon effréné
D’évaporation-ascension

J’aime le ressac de ses vagues
Aux falaises de mon corps
Le corps à corps des maux
Qui se disent mot à mot

Au loin, la raie tire à AILES
Déployées sa ligne d’horizon

Entre le firmament et l’escarpement des terres
Là où gite le poète Le priant
Nu dans des vents d’humilité

Ou nu dans le souffle violent de l’Esprit
Qui porte TOUTE CHOSE

Coquille Saint-Jacques à même l’iris

Poissons au creux des mains balnéaires

Les baleines à bosse
Savent par cœur ces creux et ces détours des mots

Elles savent les menaces de la pollution
Et le chemin de l’Évolution

Au bateau ivre de ces poèmes liquides
Je veux apprendre par cœur La Mèr
Vague par vague
Pour qu'elle me squatte à son tour

Quand un noyé squatte le vague
La mer entière pleure le glas

Elle est super chouette cette Mèr
D’images moites et salées comme sueurs
Venant d’un autre âge

« Nage et écris ! » dit le vent

Oh douces vagues !
Sur la surface de mon œil
Dans le port imaginaire de mes pensées


 
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   Pattie   
11/5/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
"Super chouette" m'a un peu écorché les yeux, mais le poème bouillonne d'images qui me touchent.

   strega   
11/5/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Oui, plutôt agréable pour moi aussi. Plusieurs sens qui peuvent être collés à ce poème, ça j'aime bien.

La lecture est facile et agréable, simple quoi. En oubliant pour moi aussi le "super chouette".

   Lycanthrope   
11/5/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Eh bien moi j'ai trouvé ça d'une grande beauté, à la limite de la perfection. Jamais je n'avais vu rassemblée tant d'images relatives au Royaume Du Silence en un seul texte ! J'ai particulièrement aimé
"Chaque vaguelette est un ange
D’eaux "
pour l'image que cela dégage, c'est probablement à mes yeux la meilleure strophe du poème. Les apparitions des Anges dans les poèmes m'ont toujours profondément touché.

Bref, cher reumond, merci pour ce moment de pur bonheur dans un total oublie de moi-même.

   clementine   
11/5/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La mer, vaste utérus de toute vie.
Un peu de tout, dans tous les sens, des vers inégaux, comme en désordre qui nous balancent au gré des vagues et nous roulent puis nous abandonnent coeurs défaillants, corps salés, iodés à jamais.
J'ai vraiment adoré ce poème, qui sait nous parler d'ELLE avec une vraie passion et une grande originalité.
Bravo et merci.

   Damy   
26/3/2010
Je connais aussi une relation océanique fusionnelle avec la Mèr, morte aujourd'hui...


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