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Poésie libre
reumond : Les calembours comme monstres poétiques
 Publié le 11/06/09  -  13 commentaires  -  13948 caractères  -  340 lectures    Autres textes du même auteur

Poème dédié à l’anonyme enfant, qui a fait sa cabane au cœur de chaque poète et de chaque lecteur de poésie, pour explorer l’enfance de l’art. À l’enfant roi qui trône au milieu de nous, au Royaume des tout petits et des pauvres, pour lesquels les mots sont des doudous qui consolent des peines, nourrissent les ventres affamés de grands larges.


Les calembours comme monstres poétiques



« Pour le bébé, tout est langage » (Françoise Dolto)

« Papy volant » (Amandine 3ans 1/2)

« Jean-Clown » (Maëlle 2ans 1/2)



Aux mots des enfants de l’âme, de tous les pays.



LE CAS LAMBOUR

Les mots des enfants seraient-ils l’enfance même des mots ? L’origine tellurique du langage ? Les mots d’enfant sont-ils depuis toujours, l’enfantement même du Verbe fait petit enfant, dans la crèche des mots, pour balbutier l’improbable, dire l’incommunicable, et parler aux adultes que nous sommes avec des mots à dépasser le vent pour décrire l’horizon ?

Psychopathologie
Dans le domaine de la clinique poétique, les mots sont des pâtes molles que l’on tartine à l’œil, telles des images fébriles, des odeurs et des couleurs singulières ; rien que mouvements connus, monstres assez familiers et personnels, qui hantent jour et nuit l’intimité du langage et du rêve.

Monstres mots dans les voiles des pages
Les calembours s’écrivent avec la queue au vent
Les calamboursins sont des amis de longues dattes
Qui se moquent de moi, piquent, ironisent en régimes,
Comme des peaux de bananes, s’épluchent
À mots dires pour faire de leur nez au temps
Et se glisser sereins le long des horloges.

Savez-vous écouter l’entre fesses des mots
Ces cas d’étranges pathologies où les visages
Se torchent de vers contre des ciels céruléens
Papier cul de jatte boiteux comme des plumes
Au revers des étoiles, là où la nuit fait son nid
Pour s’écrire toute seule, se masturber de sémantiques
Au dos velu des versos.

Tout psychothérapeute que j’essuie, rêve et cri
Analyste de rien pour pénétrer le Grand Tout
Au revers d’un mouchoir nommé "Désir immense"
Désir d’une littérature bordée de couvertures
Tissées des peaux de naufragés au seuil
Des parchemins, en marge, là où « ça » cri
Comme des chapes où se couchent les mots
Désir de tout, envie de rien, sur l’oreiller froissé.

Écrire et respirer c’est choux verts et verrous
Fermés ou ouverts, palpitations, au fond du cœur
Flux de mille et une tensions artistiques, tel
L’appétit des remous contre de molles vagues
Pleines de soucis et d’obèses pensées erronées
Appétence de drogues et de chaudes prières.

Je suis un cas lourd, dans son calembourbier,
Calembourde plein des méprises d’un Juda
Calamburnes au cœur d’un énorme trou noir
Dépeuplé comme une crise d’angoisse, vide.

J’écrie, dans l’entre-lieu de l’espace-temps
Tel un trou de mémoire ou une carie énorme
Un signet, trait d’union sans fond,
Un tourbillon nébuleux d’encéphale
En queue de comète d’ardeurs poétiques
Au calendrier des mêmes et des différents
Des blancs et des noirs.

Un homme comme les autres en soi
Une larve d’Homme en somme,
Couché et tout transi de mots
Sur le papier glacé par le manque à aimer.

Sur mes rives alitées de plages de sable fin
Les jeux de mots sont des « Je » de jambes à toi
Jambes de bois, de moi à l’autre se jouant d’un jeu
De motifs émotifs et de bouches décousues
Dont l’enjeu principal est de donner la parole à l’autre.

Jeu à règles fondées sur la différence de sens
Quand l’humour s’emmêle, l’amour se démêle
Déchiffre les baisers au calendrier des nœuds
Entre les cinq sens que j’explore, exploite à filons drus
De mille significations de mots prononcés tout nus.

Écrire, marcher, respirer, mouvement d’être
De manière la plus proche du but, enjeu
Perspective surréalisante
Toujours fuyante de mille directions vers
Des terres promises au papier vélin ou au papier
De riz calligraphié par des regards bridés

Je suis un projecteur d’images, un prospecteur
De mots creux, de mot sens, de mots clés,
Un explorateur de résonnances poétiques.

Vivre, c’est se gaver de mots être,
Motifs, motard, trop tard, mot animal
De vers en six, de virgules monstrueuses
Point de côté en marge des normalités.

Calembours à saillir le langage de la vie
À décoder les majuscules maculées de mots
Bizarres comme putains aux trottoirs
À se laisser apéro planer par l’esprit

Des incohérences formées de phrases pilotes
Aux membres disparates et fragmentés
De complexes complètement complexes
Résultant de l'activité névrotique du vent et
De ces vagues de tête que l’on nomme
Fantasmes ou phantasmes nets.

Et de ces derrières de métaphores parmi
Lesquelles je gîte, je gicle mot en avant
où les calembours s’inscrivent droit, debout,
Et s’écrivent toujours alambiqués, ambigus
Paradoxaux, névrotiques, incantatoires…

Car la nuit, tous les « ça » sont bien cuits
Tous les chiens croquent la vie par l’os
Toutes les bougies brûlent pour point
De suspension par leur centre même
De pure gravité.
Et de là, en ça, coulent sur les nappes du psy
Qui lape, suce lingua, calami, calamar
À corps perçus, perdus, perclus de rimes
En écrivant au grand livre ouvert du Ciel
Ce que patient joue sur la cithare à accords
De Rogers
Notes, comme mottes de terre sur portée.

Meutes de cerbères inconscients sur les traces
Du mime à tort, sur Les empreintes de faux pas
De deux, de langue et de jeux de je à tuer les
Thérapeutes et les anges déchus et déçus
De plume à plume trempée au lait de coco.

Calembours, menstruations
De monstrations en de démonstrations
Phénoménales ou phénoménologiques ?
Ontologique ou existentielle ?
L’origine des mots se noie dans l’origine des langues
Et dans le grand bol de lait maternel.

D’exhibition en aberrations littéraires et gnostiques
De fautes déontologiques dans la loge de l’Ogre
D’objets naturels et de sujets du verbe surnaturels
Mature et nature des monstres mots qui indiquent
Et avertissent de la volonté des dieux impuissants
Mots calandres bourgs volontaires ou involontaires
Des villes où se taire, ne rime et ne sert à rien,
Quand le bruit conspire contre les ronflements
Des cafards latins de cuisine
Sur le sol sale et quand la nuit respire de rêves aériens
Je peux écrire le calembour du siècle à venir
En grec et en hébreu
Car là n’est pas la question mais l'infini du Verbe.

Les mots sont des psychos pattes à roulettes
Des après-coups d’opposés en état hypnoïde
Des amoureux dans une position paranoïde.
Tout est dans les mots qui sont pleins de
Pulsions totales à saillir les étoiles, comme
Le souligne le missionnaire en chaleur.

De poème en essai, de nouvelle en roman
De conversion en conversation
Tout est dit et rien ne se dit vraiment !

De latence en fuite dans le mâle à dire
Autour des phallique salique et Dalique
Sadique d’anale libido en projection vidéo
Incinération graphique de stade en stases
Libidinales
Entre les couches des diaphragmes
Et les sous-couches-culottes
De l’inconscient collectif incontinent.

Un mot s'échange pour un autre côte à côte
Pour une autre raison que de vaguer, de fuguer
À la folie du verbe.

Espace, laps de mot toujours comme une Arche
Jetée, un pont des pontifes parfois
Un passage, en marche ou en acte manqué,
Ainsi va la phrase au taureau
Monstrueusement riche de sens,
De couleurs et de semences.

À prendre à la lettre tous les cygnes
La sémantique se prend pour un canard boiteux.

Écrire, c’est respirer à pleins poumons
Tant dans cieux que dans terre, aride ou humide
Dans l’à-peu-près des entrecuisses, dans l’entre-mots
Des braguettes philosophiques tirettes duelles
Dans l’entrejambes de Jung et de Lacan mes maîtres à pisser
Qui souligne l’un avec l’autre, qu’un bon calembour
Vaut mieux qu’un bête contre-pet.

Et comme les calamars me servent d’écritoire
À cause de l'encre qu'ils contiennent à ras bord
J’écris avec les roseaux de mes poils de nez
Poils de loups blancs au repos
Crottes de mots mollusques et mollusque mots.

Les gros mots sont des mots grossis de loupe
Comme des ventres enceints de contrepèteries
Telles des céphalées de Terre à pleine Lune
Des pôles Nord plein sud entremêlés tout net
D’une migraine à semer du printemps.

Entre la psychanalyse et les saules rieurs
Puisque le rire bien sûr est communicatif
La relation s’installe et les langues se délient
De cerveaux à ventouses et d’épithètes
À valvules palpitantes et de pustules hantées.

De l’un à l’autre, de l’autre dans l’un
Les mots se disent, sans rien dire d’essentiel
Car chacun le sait
Quand l’amour fait sourire sous cape la vague
Par la puissance des vents de l’esprit
L’essentiel reste autant vulnérable qu’intraduisible.



Roland REUMOND


 
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   Anonyme   
11/6/2009
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Interminable et imbitable.
Didactique et désespérant.

J'ai l'impression d'un vaste foutage de gueule. "Maître à pisser", "contre-pet"
"calamboursins", calamburnes"... Sérieux??? Il y a de plus pas mal d'allusions sexuelles tout au long du poème. J'ai vraiment eu une sale impression en lisant ce truc. "Appétence de drogues"... C'est censé être drôle ça? Dédié aux enfants (fussent-ils de "l'âme") ça? Ha bon. Pitoyable. Dérangeant.

Egocentré sous couvert d'une pseudo universalité...

Affligeant.

   Marquisard   
11/6/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Trop, c'est trop, je m'aligne sur le commentaire de notrac. et n'ai pas réussi à "tout" lire. il y a par-ci par-là de bonnes idées, noyées dans, j'allais dire une fange, égocentrée, franchement douteuse et plus que lourde.
Le pire reste qu'il y a du bon là dedans.

   Anonyme   
11/6/2009
Ce texte est exceptionnel, et j'espère que longtemps dans le paysage onirien, il fera exception. Si l'auteur est le démiurge d'un monstre poétique, il a parfaitement accompli sa mission.

Si c'est "ça" la poésie...

Je reste très dubitative. En tous cas, je n'ai pas pu lire.

   victhis0   
11/6/2009
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
je suis finalement rassuré : je ne suis pas le seul à déconsidérer la valeur littéraire de ce texte prétentieux, abscon, étiré à l'infini et d'un profond ennui. Rien de grave, je m'en remettrai vite, mais je conseillerai à l'auteur des lectures d'autres poètes afin d'y chercher des idées plus claires, plus intelligentes, que ce tas de mots foutraque à la portée limitée...

   LeopoldPartisan   
11/6/2009
Où suis-je ? Dans quel état j'erre ? Des jeux de maux ? Coton tige-je ? Je sais cela rend sourd!
Désolé mais là moi qui croyais que j'allais lire des bull's, des WIP ! Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP ! et des ZIP ! SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ ! ou encore des VLAM ! ça fait SPLATCH ! et ça fait CHTUCK !
Ou bien BOMP ! ou HUMPF ! parfois même PFFF ! revu et corrigé par un grand enfant.

Je crois qu'il est encore un peu tôt de faire une analyse de ton analyse, vu que dans ta tête cela me semble encore un peu trop être des bull's, des WIP ! Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP ! et des ZIP ! SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ ! ou encore des VLAM ! ça fait SPLATCH ! et ça fait CHTUCK !
Ou bien BOMP ! ou HUMPF ! parfois même PFFF !

On se calme et chantons ce vieux Dutronc : allez vas y requépépête un peu après moi:
Fais pas ci fais pas ça
À dada prout prout cadet
À cheval sur mon bidet
Sinon panpan cucul.

allez je zappe la cote....

   Anonyme   
11/6/2009
Désolé Reumond, mais où se situe la poésie dans ce capharnaüm, cet empilage de mots plus vulgaires les uns que les autres ?

   Anonyme   
11/6/2009
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Le cas Lambour, je crois que c'est le cas de le dire!!!

je rejoins les autres pour dire que c'est long, très très long, je n'ai pas pu la finir, c'est lourd, et surtout je me demande bien en quoi les enfants ( même de l'âme) sont mélés à tout ça.

Si le but est de faire réagir, fais plus court, la ça fais plus ....

   Anonyme   
11/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ouf, c'est dense et long... ça me fait penser un peu à du slam, quelques rimes par-ci par là. J'imagine assez l'auteur se défoncer au cannabis, mais vraiment je ne suis pas sûr ! Au final j'aime assez, on se perd un peu, mais c'est original et le fatras de mots et d'idées est assez en accord avec le sujet. Je ne sais s'il peut s'agir d'une thèse poético-psycho-philosophique sur le thème du calembour, mais pour se taper plusieurs "très faible" il faut être 'achement balèze, majesté ! et rien que pour cela je vous tire mon chapeau, bravo l'artiste ! Baudelaire : "Quand j'aurai inspiré le dégoût et l'horreur universels, j'aurai conquis la solitude"

   hayley   
12/6/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Respectueuse des consignes, je ne parlerais que du texte. En vous priant de d’avance de m’excuser pour la longueur
de ma « démonstration »

Il y a de la malice assurément chez l’auteur, il ne fait pas dans la dentelle de Bruxelles ni dans la finesse. Il est loin des niaiseries et « petits mots bêtes et délicieux » dont parlait Maupassant. Depuis quelques semaines mes petits neveux et nièces chantent à tue-tête « Les gros mots des tout-petits » de Titou le lapinou, un classique pour ceux qui comme moi ont de la confiture et des neveux.
Nous autres les Titous et poètes on peut tous faire les fous, on a le droit de dire « des gros mots » à volonté. « Crottes de biques à ressorts, pipi d’chat pipi d’chat, prout de dinosaure, cucu caca boudin », c’est ça les gros mots des tout petits, et c’est ça que ce poème relève en tout premier, tout est dit en dédicace : « À l’enfant roi qui trône au milieu de nous, au Royaume des tout petits et des pauvres, pour lesquels les mots sont des doudous qui consolent des peines, nourrissent les ventres affamés de grands larges. »
Il en est des mots comme de la lumière, ils peuvent être doudous, agressifs, délicats, éclatants, aveuglant à ne pas vouloir les lire ou crus à en faire mal. Mais ils ne sont que des mots qui apportent l’énergie, le rythme, le mouvement, le caractère et l’atmosphère d’un poème ou d’un tableau, mais ils ne sont que des mots, des couleurs ! Vaporeux, chatoyants, vibrants, tamisés, rayonnants, contrastés, intenses, ils éclairent et rendent les choses visibles.
« Savez-vous écouter l’entre fesses des mots, ces cas d’étranges pathologies où les visages se torchent de vers contre des ciels céruléens »
Dans les vents contraires, comme quand on rame à contre-courant, parfois on éclabousse. Ainsi le poète belge Jean-Pierre Verheggen, dans « pubères putains porches porchers stabat mater » (éditions Labor) parodiant « La Poésie » se rie de nos conventions, en passant par la perversion d'un langage par un autre il inaugure une « réécriture », expérience à laquelle j’associe ces « Monstres poétiques ». Le texte ci-joint nous « monstre » un peintre d’icônes (les enfants) iconoclaste. Car généralement la révélation ne peut se faire que dans les extrêmes, les tourments, et quand le suppositoire s’impose pour lutter contre la maladie on crie au « sodomite ». Pour « monstrer l’invisible ou l’indicible », les excès s’imposent au poète, l’énonciation se fait violence (à ne pas confondre avec la vulgarité, pour moi absente de ce texte). Les mots y sont des béquilles, des chaises roulantes des moignons « de cul-de-jatte » pour dire l’impossible dire, et « ça » souvent cela dérange comme le regard du handicapé peut déranger, surtout quand nos propres mots sont bien rangés dans les tiroirs sécurisés de nos expressions rassurantes. Ce n’est pas le côté « marabout de ficelle de cheval » de la forme qui me séduit, mais ce qui est dedans, derrière, au-delà des jeux de mots, j’y sens autre chose du vrai, de sincère, c’est ça que j'aime en somme dans la vraie poésie et en particulier ici, c’est du « très bon », du très fond, qui se cache dans ce manifeste que je qualifierais de Lacanien, dans le rapport pensée - langage, dont la présentation sous forme de fiche médicale est bien adroite, je dois redire qu'il est très bon !

   Anonyme   
12/6/2009
Je vais également me cantonner à une critique de ce texte, même si je trouverais diablement intéressant d'en discuter sur le forum qui y est consacré.

A la lecture, j'ai bien sûr pensé à un long exercice d'écriture automatique avec comme guide le calembours, et comme thème l'originel. Les mots sont jetés comme dans un cloaque, et la promiscuité inattendue des mots permet au lecteur - si il veut se prêter au jeu - de faire surgir des sens, là où il n'en attendrait pas forcément. Cela m'a plu, même si à de nombreux endroits, j'ai décroché : parce qu'il est carrément solipsiste, ce poème m'a déplu presqu'autant qu'il m'a plu.

Prêtant peu de confort à la lecture, ce poème m'a pourtant permis de m'amuser, et de plisser les yeux à certains passages équivoques. Je pense que j'y reviendrai à plusieurs fois, pour le plaisir.

Mais vraiment, ce qui me turlupète : le sentiment que trop de clés m'échappent pour aborder ce texte.

   David   
15/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Reumond,

Il y a ce passage : "Fantasmes ou phantasmes" ce sont bien deux mots français, et le second fait partie de l'explication du premier sur Wikipedia :

"En français avant les découvertes de la psychanalyse deux mots existaient : phantasme, synonyme d'hallucinations, et fantaisie, qui signifiait entre autres la capacité à imaginer. Les premiers traducteurs des textes de Sigmund Freud ont choisi de traduire le mot allemand "phantasie" par un mélange de ces deux termes : fantasme."

"Ce que patient joue sur la cithare à accords
De Rogers"

Pour ce passage là, aussi une intrigue sur le mystérieux Rogers, la clef c'est peut être la cithare :

"Comment apprendre à jouer
de la cithare, sinon en
jouant de la cithare ? Et
si on joue de la cithare,
alors c'est que l'on sait
déjà jouer de la cithare!"

C'est d'Aristote, dans "l'éthique à Nicomaque", il parait... Pas de calembours mais pour la fantaisie, peut être un voisinage.
"Rogers" est peut-être Carl Rogers dans le poème, et non pas un joueur de cithare comme je le croyais.

Je le trouve drole ce poème, même avec son ton docte parfois, qui tient rarement jusqu'au bout de sa phrase, comme pour :

"Tout psychothérapeute que j’essuie, rêve et cri"

Et pas idiot sur le fond avec ce dernier vers qui résume le pourquoi du comment de cet enchainement de calembours où le sens semble si souvent passer à la trappe :

"L’essentiel reste autant vulnérable qu’intraduisible."

   Caly01   
15/6/2009
C'est très très long, pour dire quoi dans le fond?
Des jeux de mots plus que passables.
Je ne vois rien de bien transcendant dans cet écrit (décidément je dois être très hermétique aux vers libres) .
Un seul mot pour résumer tout cela : calembredaine!
Désolée

   brabant   
16/3/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Texte nourri aux mamelles de Dolto, Jung, Lacan et consorts pour ceux qui ne sont pas cités, que l'auteur possède sur le bout de la langue et des doigts mais qu'il n'a manifestement pas digérés.

De nombreux passages et formulations remarquables voire jouissifs ; je suis bien conscient que tout fait sens et qu'il n'y a que peu de faiblesses mais le lecteur (touriste) que je suis n'a pas que ça à faire. Lol.

A chacun sa logorrhée, fût-elle signifiante :)


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