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Poésie libre
richard : Cimetières marins
 Publié le 14/06/21  -  5 commentaires  -  522 caractères  -  109 lectures    Autres textes du même auteur

Fonds de mers à marée basse.


Cimetières marins



Que d'épaves englouties
Sur les sables enfouies
Et sur leurs lisses
Quelques étoiles glissent
De leurs cheminées
Qui soufflaient la fumée
Ne sortent que gorgones
Aucun son ne résonne

Leurs yeux de hublots patients
Sous leurs paupières luisantes
Guettent leurs frères qui dansent
Sur leurs flancs apaisés, le flot coule
Là où jadis s'agitait la houle,
Leurs pupilles cuivrées sur l'abysse béantes
Ont oublié les rêves qui le hantent...


 
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   Cyrill   
25/5/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour.

En débutant ma lecture, je ne suis pas certain de comprendre de quoi vous parlez. De bateaux rendus à l'air libre par la marée basse, comme semble l'indiquer l'exergue ? Non, plutôt de ceux qu'on imagine dans les abysses. Petite difficulté, donc, pour rentrer dans votre description.
J'aime bien :
"Leurs yeux de hublot patients"
"Guettent leurs frères qui dansent "
"Sur leurs flancs apaisés, le flot coule
Là ou jadis s'agitait la houle,"
Pour ma part, je me serais passé de ce "jadis" un peu classique par rapport au reste, et qui fait un écho désagréable à "s'agitait..."

J'aime beaucoup les deux derniers vers aussi, bien que les points de suspension ne soient pas nécessaires à mon avis.

Merci pour le partage, Cyrill

   Lebarde   
2/6/2021
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Probablement un bon sujet de départ mais l’exergue avec son « marais basse »? curieux et cette première strophe à la syntaxe pour le moins alambiquée et sans doute fautive et quelques mots « hors cadre »(sonne? Ou “sur les sables enfouies, » les épaves sans doute? ) peuvent indisposer le lecteur et l’inciter à passer à autre chose.
Même si la syntaxe reste aléatoire avec une ponctuation à revoir, la deuxième strophe développe une image métaphorique intéressante mais insuffisante à elle seule pour m’enthousiasmer.

Vraiment désolé, à mon sens une refonte globale du texte s’impose .

En EL
Lebarde

   hersen   
3/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je trouve beaucoup d'originalité à ce poème, ces hublots qui regardent leurs frères, dont les flancs sont encore propres tandis que ces navires engloutis sont enfouis sous les concrétions et les algues.
La tonalité un peu trouble de ce qu'on voit d'une épave au fond de l'eau dans la tranquillité sous-marine, ce monde du silence agité seulement par le lent mouvement des algues accrochées qui rythment le temps.

C'est une très belle perception qui me rappelle des visites d'épaves en plongée sous-marine. Et je trouve le tout très juste.

Le dernier vers me rappelle à la chanson de Brel "Dans le port d'Amsterdam", je ne sais pas si c'est voulu.

Merci de la lecture.

   papipoete   
14/6/2021
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour richard
Même au fond de la mer, il y a de vieux rafiots et de jeunes goélettes ; des paquebots aux fières cheminées côtoyant le cuirassé tous canons explosés... Coulés depuis des décennies ou tout juste sombrés... Les vieilles carcasses, de leurs hublots ternis semblent toiser les derniers venus...
NB on sourirait presque si ces épaves écrasées, ne connurent point de tragédie, point de noyades, point de matelot défunt jeté à la mer pour sépulture !
mais l'auteur prend le parti de ne point faire peur, par des cris ou images effrayantes ; c'est tant mieux, et on dirait des petits-vieux assis sur un banc, regardant la jeunesse qui danse...
" les yeux de hublots patients " est bien trouvé !

   ANIMAL   
14/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un joli poème au rythme agréable rappelant la houle de la mer où autrefois ces épaves dansaient, comme leurs frères qui peut-être vont les rejoindre sur le fond.

J'aime l'esprit teinté de nostalgie qui anime ce texte. Les navires coulés ne rêvent plus, ils sont juste là, observant de leurs hublots patients le décor qui les ronge peu à peu.

Très belle ambiance.


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