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Poésie néo-classique
Vincendix : La chapelle oubliée
 Publié le 15/06/21  -  10 commentaires  -  1214 caractères  -  138 lectures    Autres textes du même auteur

Perdue au milieu des bois, une chapelle se meurt.


La chapelle oubliée



Dans le soleil levant apparaît la chapelle,
Derrière les buissons de ronce et de genêt,
Depuis longtemps déjà, que sa vie est cruelle,
Elle est abandonnée au cœur de la forêt.

Le sentier tortueux est jalonné d’ornières,
Le portail est béant, il a perdu son bois,
Les murs sont lézardés laissant pleurer les pierres,
Le modeste clocher est privé de sa croix.

La lumière filtrée éprouve de la peine
À éclairer la nef de ses pâles rayons,
Les bancs sont vermoulus, c’était pourtant du chêne,
Le sol est bosselé et creusé de sillons.

On aperçoit un Christ habillé de dentelle,
Des toiles d’araignée aux longs fils poussiéreux,
Une Vierge à l’Enfant sous une cascatelle,
Un saint Luc mutilé, un saint Jean miséreux.

Le chœur porte le deuil du vol de son retable,
L’autel se dresse encor mais sans ses chandeliers,
Un missel déchiré gît au pied d’une table,
Au milieu d’un fatras de livres séculiers.

Un vilain trou béant affecte la toiture,
Le temps aura raison de ce vieux souvenir ;
Perdu à tout jamais au cœur de la nature,
Ce vestige d’antan n’a plus de devenir.


 
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   poldutor   
31/5/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjou
Il est en effet toujours triste de voir ces monuments abandonnés et ce d'autant plus qu'un lieu de culte même pour des non-croyants, est un endroit de paix, de recueillement.


De bien beaux vers:

"Le portail est béant, il a perdu son bois,
Les murs sont lézardés laissant pleurer les pierres,
Le modeste clocher est privé de sa croix."

"On aperçoit un Christ habillé de dentelle,
Des toiles d’araignée aux longs fils poussiéreux,
Une vierge à l’enfant sous une cascatelle,
Un Saint-Luc mutilé, un Saint-Jean miséreux"

"Le chœur porte le deuil du vol de son retable,
L’autel se dresse encor mais sans ses chandeliers,"

On ressent tout le dénuement et la ruine de cette chapelle vandalisée, jadis vivante où tant de mariages ont été célébrés mais aussi des obsèques...

Au treizième vers, après dentelles, j'aurai supprimé le virgule pour plus de compréhension avec le vers suivant.
Cordialement
poldutor en E.L

   Lebarde   
4/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pourquoi une présentation en contemporain, moi j'y vois presqu'un poème classique en oubliant le hiatus "perdu/à" qui m'a sauté aux yeux ( mais peut être y a t'il d'autres erreurs que je ne cherche pas).

- Toutes les rimes sont bien là, bien correctes bien alternées,
- Les vers ont leurs douze syllabes règlementaires avec la césure tout comme il faut.

Pour le reste le sujet pas très original est élégamment traité.

A l'aide, Stéphane on a besoin de vos subventions et de vos interventions médiatiques. Il y a ici péril en la demeure!
Les éoliennes attendront bien!

La lecture est agréable et fluide, le sujet a son intérêt même si l'on conçoit qu'il sera difficile de maintenir en état les nombreuses chapelles de nos campagnes.
J'adhère volontiers.

En EL

Lebarde

   Miguel   
5/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il est dommage que le dernier hémistiche soit si banal; le reste a tellement de force ; il ne manque que des tags pour ajouter au réel, mais je reconnais que leur présence n'aurait pas été très poétique. Cette chapelle en ruines est la vivante et moribonde image de la religion qui l'a jadis édifiée. Toute la mort est là : l'isolement, l'ensevelissement (sous la nature luxuriante), la désagrégation.

   GiL   
15/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un poème que seuls les hiatus, me semble-t-il, privent du statut de classique : « à éclairer » (v10), « perdu à » (v23). Dommage ! Sinon les vers sont plaisants, fluides, musicaux.

La description est trop statique à mon goût dans les trois premières strophes (c’est manifeste dès le premier vers ; ensuite la deuxième strophe comporte quatre fois le verbe être et la troisième, deux) ; heureusement ça s’anime par la suite.

Je trouve inappropriée l’expression « la vie cruelle » (v3) pour la chapelle. Je n’ai pas apprécié l’incidente « c’était pourtant du chêne » (v11) : l’intrusion de ce point de vue extérieur casse l’atmosphère. Dans la strophe 4, j’aurais préféré le Christ « vêtu d’une dentelle De toiles d’araignées... » et je n’ai pas compris ce que vient faire la cascatelle ici (sinon pour la rime^^). La chute est faible.

Malgré ces quelques remarques, j’ai aimé la lecture de ce joli poème, merci Vincendix.

   papipoete   
15/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Vincendix
Elle est là, stoïque au coeur de la forêt, parmi ces géants qui semblent veiller sur elle, la chapelle.
Pourtant, les arbres ne purent rien contre les vandales ; le retable volé, les statues mutilées...seules les araignées semblent, de ce lieu avoir pitié, voilant des corps saints de leurs toiles. Mais, le mal auquel nul ne résiste, la pluie et le vent ont commencé à entrer par ce trou dans la toiture ; le terrible compte à rebours telle une agonie, est déclenché...pauvre chapelle, apprête-toi à périr !
NB nous faisons une visite sur la pointe des pieds, à travers le dédale de ce qui fut lieu de prière, endroit sacré que l'usure du temps sape de ses tourments.
Le sentier tortueux et torturé par les ornières, est comme un avertissement : " vous risquez d'avoir un pincement au coeur, en découvrant la Vieille Dame ! "
Une carte postale, couleur sépia, nous dévoile ce qui se cache derrières ces murs, sous la plume touchante de notre Doyen !
Chaque strophe a " son " vers lumineux ; ( le 7e, le 11e, le 19e, )
Un bon " néo-classique " malgré les nombreux hiatus... mais permis dans cette catégorie.

   emilia   
15/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C’est toujours émouvant de découvrir une chapelle abandonnée, dont les vestiges témoignent de son oubli, dans ce lieu retiré où l’on entend encore battre le cœur d’un ancien hameau, où la vie se rythmait au son des cloches… ; ayant participé à une randonnée qui avait pour objectif une visite identique, je vous ai accompagné sur « le sentier tortueux, jalonné d’ornières », mais dont seules les pierres gardaient encore la trace de sa vie d’autrefois… ; une possible initiative peut-être pour préserver ce qui peut l’être de ce patrimoine ancien …

   Damy   
15/6/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bien émouvante évocation que cette chapelle abandonnée.

On dirait pourtant, sous vos vers, que son âme est vivante si tout ce qui la contient est en état d’agonie. Elle attend peut-être un mécène pour la restaurer. En tout cas elle ne semble pas empêcher définitivement le recueillement et pourrait bien inspirer encore quelques pèlerinages.

Belle inspiration fort bellement mis en musique.

Merci, Vincendix, pour ce beau moment de lecture.

   Myo   
15/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Et pourtant, combien de prières ont été dites entre ces murs, combien d'espoirs entretenus. Un morceau d'histoire est accroché à ces ruines qui ne servent désormais plus que d'abri à la faune sauvage.

Certains passages sont empreints de cette nostalgie d'un temps révolu
Le 2e quatrain et le 5e sont à mes yeux les plus poétiques.

D'autres passages me semblent moins porteur :
"que sa vie est cruelle"
" c'était pourtant du chêne"
"Ce vestige d'antan n'a plus de devenir"

Mais l'ensemble crée un décor que notre imaginaire visite aisément.

   Anonyme   
16/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Vincendix,

C'est toujours triste de voir qu'un ancien lieu de culte est ainsi abandonné, en ruines, oublié
De très belles images fortes et émouvantes de cette lente décadence .

Oui, le temps aura raison hélas de ce vieux souvenir.

   Jahel   
17/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Vincendix,

J'ai aimé votre poème. Sa lecture me fut plaisante et les vers qui défilèrent sous mes yeux (poème lu plusieurs fois) ont engendré de bien belles images.
Je ne jugerai pas la façon dont ce texte est construit (à savoir s'il entre dans un petit tiroir ou pas; si son élaboration colle à la rhétorique ou non.)
Je dirai que ce texte poétique est simple et beau et qu'il a évoqué en moi des souvenirs franciscains.


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