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Poésie libre
Robot : Elle ne sera que ma sœur
 Publié le 13/04/16  -  15 commentaires  -  740 caractères  -  297 lectures    Autres textes du même auteur

Libre bien que certains vers se répondent à la rime.


Elle ne sera que ma sœur



De la rosée sur une fleur,
ondée sur son visage clair,
de l'horizon bleu de ses yeux
il pleut des gouttes de bonheur.

Quand ses cils battent comme un cœur
brillent de vives étincelles.
Sa bouche d'oisillon charmeur
vibre d'un rire silencieux.

Les chants se taisent dans le chœur
dès l'instant où sont recouverts
d'un voile blanc comme un suaire
les restes blonds de ses cheveux.

Athée je la perds pour un dieu
à qui elle a voué ses heures.
Je la quitte mon âme chère
dans ce cloître qui m'est odieux.

Je verse des larmes amères,
je souffre de cette douceur
quand son regard me dit : "Adieu".
Elle ne sera que ma sœur.


 
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   papipoete   
21/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
poésie libre
Aux hommes, elle a préféré Dieu, qu'elle aimera sur terre, jusqu'à ce qu'il l'appelle à lui .
" De ses yeux, il pleut des gouttes de bonheur " ; ce bonheur qui n'est pas pour vous, que vous perdez pour toujours, " en larmes amères " .
Bientôt religieuse, elle en est si heureuse, que cette quiétude vous fait mal, si mal . " Elle ne sera que votre soeur " .
L'oxymore " vibre d'un rire silencieux " est bien trouvée .
" libre " ponctué, c'est bien !

   Lulu   
21/3/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

je comprends ce qui a motivé l'écriture de ce texte, mais je ne suis pas touchée par son écriture que je ne trouve pas exceptionnelle. L'idée, cependant, d'une compagne qui s'en va pour aimer "Dieu", est belle en soi, en tant que propos.

En fait, je ce que j'ai trouvé un peu trop prosaïque, ce sont les deux dernières strophes. Je les trouve moins poétiques que les premières, ce qui gâche un peu l'ensemble, car on termine sur elles.

Je trouve, en effet, un peu maladroit ce vers, par exemple : "Athée je la perds pour un dieu / à qui elle a voué ses heures." Cela sonne comme un commentaire oral donné un ami dans la confidence... Il aurait fallu trouver une formulation plus poétique.

Spécifier, par ailleurs, que le locuteur est athée n'était pas indispensable, car athée ou non, cela ne change rien : le choix de la jeune femme est celui du divin. Et préciser le mot "Athée", c'est trop centrer sur soi l'attention, quand il aurait fallu centrer seulement l'attention sur elle... A mon humble avis.

Enfin, j'ai bien aimé la première strophe que je trouve bien plus poétique que le reste. Il y a donc du potentiel à exploiter en travaillant surtout les images.

Bonne continuation.

   Anonyme   
13/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Effectivement il y a des rimes ce qui n'est pas pour me déplaire , bien au contraire
J'ai apprécié la lecture de votre poème , fluide , et les quelques rimes y apportent un "plus" évident.
J'ai beaucoup aimé .

   leni   
13/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
salut ROBOT
Elle a choisi d' épousé Dieu et de ses yeux il pleut des gouttes de bonheur

Les chants se taisent dans le chœur
dès l'instant où sont recouverts
d'un voile blanc comme un suaire
les restes blonds de ses cheveux.
et voilà elle devient votre soeur

et athée je la perds Bel écrit Merci à vous et mon salut cordial
Leni

   Ioledane   
13/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai du mal avec l'image de la "bouche d'oisillon charmeur", je ne la visualise pas. Le reste se déroule plutôt bien, jusqu'au dernier quatrain où les deux premiers vers me semblent un peu trop excessifs dans le pathos, cela ne me paraissait pas nécessaire pour rendre compte de la détresse du narrateur.

Le titre et le dernier vers sont bien trouvés.

   Pouet   
13/4/2016
Bjr,

Je pense ne pas vraiment comprendre le fond.
Du moins je comprends bien qu'il s'agit de la mise en bière d'une femme proche du narrateur. Mais de qui? Là je sèche. Une sœur comme le dit le titre? Une amie? Sa femme?
Cela m'ennuie un peu de ne pas être assez fin pour saisir, je lirai les commentaires après et peut-être m'éclaireront-ils.

Donc s'il s'agit bien d'obsèques ici j'ai un peu de mal avec les deux premières strophes et du coup je pense que je n'ai rien compris car je ne vois pas comment il pourrait "pleuvoir des gouttes de bonheur de l'horizon bleu de ses yeux" ni que "ses cils battent comme un cœur" si la personne est décédée. Ou alors il s'agit d'un souvenir. Mais ce n'est pas clair pour moi.
Car les trois strophes suivantes, "d'un voile blanc comme un suaire", "de ce cloître qui m'est odieux", "quand son regard me dit:Adieu", tout cela fait penser au dernier Adieu.

Donc voilà j'avoue mon incompétence à comprendre votre propos.

Pour ce qui est de la forme, je ne suis pas des plus convaincu, mais ce n'est que mon goût, les images ne me parlent pas vraiment, cela fait trop "entendu" pour me toucher réellement même si je reconnais ici qu'on sent "l'implication" de l'auteur, son émotion.

Voilà pour mon avis qui vaut ce qu'il vaut.

Bien cordialement.

Edit: Bon grâce à la lecture des commentaires mais surtout grâce à l'auteur qui a eu la gentillesse de m'éclairer par MP, Eurêka! :) Évident après coup bien entendu...

Bon je vais laisser le fond car je me suis assez ridiculisé comme ça et développer un peu pour ce qui est de la forme.

Je trouve l'ensemble trop convenu, "la rosée sur une fleur", "l'horizon bleu de ses yeux", "gouttes de bonheur", "vives étincelles", "voile blanc comme un suaire" etc etc... Je l'avoue c'est pas trop mon truc. Pour moi ça manque d'originalité, ça ne m'emporte pas. Je ne suis pas contre quelques images communes ou expressions déjà entendues dans un texte, je serai bien incapable de dire ne jamais en utiliser mais là il me semble que le texte en son entier est dans cette veine. Je n'ai pas de conseils à apporter ni de jugements de valeur à faire valoir, simplement ce n'est pas mon goût question images.

Au plaisir

   Ramana   
13/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Vaste question du célibat chez les prêtres catholiques, les moines, les religieuses... Il existe de par le monde des congrégations qui intègrent des pratiquants mariés (pas des coureurs de jupons).
Il est un fait que la plupart des individus pourront d'autant mieux se consacrer à la spiritualité qu'ils auront mis en veilleuse le versant de l'amour charnel, mais cela n'est pas toujours si évident !
Et puis, si Dieu est en toute chose et qu'il y est de manière totale (immanence), il est d'autant plus décelable dans le partenaire humain dont on dit qu'il est fait "à son image". Voir par exemple le tantrisme, qui intègre par excellence cette perspective particulière de réalisation spirituelle (non, les pratiquants du tantrisme ne sont pas des petits cochons lubriques !).
Mais pardon, vous êtes athée, je comprends d'autant mieux votre douleur, "ce cloître vous est odieux", alors qu'elle, ce cloître lui est au Dieu... Bon, désolé pour ce jeu de mot bête, mais je ne trouve rien de mieux pour vous rapprocher !
Sinon, votre texte m'évoque le poème de Victor Hugo repris par Brassens : "Gastibelsza". J'apprécie votre version, et le fait que le thème soit profond et qu'il invite à réflexion, vos vers sont explicites et la souffrance évoquée est perceptible.

   jfmoods   
13/4/2016
J'aurais ajouté une virgule après « Athée », au vers 13, ainsi qu'à l'hémistiche et en fin de vers 15.

Au cœur du poème, la diérèse (« suaire ») et la métonymie (« les restes blonds de ses cheveux ») matérialisent le basculement violent du propos, jetant un froid sépulcral sur l'évocation initiale, idéalisée, de la femme aimée (champ lexical du corps : « visage », « yeux », « cils », « cœur », « bouche », champ lexical de l'eau : « rosée », « ondée », « pleut », « gouttes », champ lexical de la luminosité : « clair », « horizon bleu », « brillent », « vives étincelles », oxymore : « rire silencieux »). Le lecteur, qui s'était représenté la promise telle qu'elle peut apparaître, cristalline, au matin des noces, aux yeux de son futur époux, voit soudain la perspective s'effondrer. Ce mariage-là est une négation de la vie, un renoncement définitif à toute existence terrestre, comme l'entérine sourdement une seconde diérèse (« voué »). La construction du vers 13 met en lumière, par le positionnement des mots aux extrémités, le combat à l'oeuvre dans le texte, combat dont un seul peut sortir vainqueur (« Athée » / « dieu »). La rime (« dieu » / « odieux ») est porteuse de toute la colère du locuteur, tandis que le recours au pronom cataphorique (« Je la quitte mon âme chère ») avalise la profondeur de la tristesse. Le paradoxe (« je souffre de cette douceur ») ainsi que la locution restrictive qui clôt le poème et lui donne son titre (« Elle ne sera que ma sœur ») rendent compte de la frustration indicible éprouvée par l'homme amoureux.

Merci pour ce partage !

   Anonyme   
13/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut Robot... Le moins que l'on puisse dire c'est que le sujet n'est pas banal ! Voir la femme de sa vie, ou tout au moins celle que l'on espérait comme telle, prendre le voile doit être une épreuve que je n'ose imaginer.
A part "Sa bouche d'oisillon charmeur" que j'ai du mal à me représenter, le reste est en accord avec la situation.

J'aime particulièrement ces deux vers :

de l'horizon bleu de ses yeux
il pleut des gouttes de bonheur.

Au plaisir de te lire...

   emilia   
13/4/2016
Une jeune femme telle une fleur au cœur charmeur, promesse de bonheur, prononce ses vœux aux chants du chœur présent dans le cloître où désormais ses heures défileront dans la douceur d’un regard voué à Dieu dans l’inéluctable adieu au monde temporel puisqu’elle prend le voile en épousant le Christ à travers le choix d’une vie religieuse qui lui donnera le titre de : « Ma sœur »…
Le narrateur mesure la perte de son bonheur personnel qui le prive du bleu de ses yeux, de son rire silencieux, du blond de ses cheveux, l’obligation d’un adieu qui lui semble odieux… ; son âme chère, à présent recouverte comme d’un suaire, lui fait verser des larmes amères…
Une lecture transversale qui s’appuie sur des rimes très signifiantes du fond de ce poème en octosyllabes musicales exprimant le désarroi et la souffrance vécus par certains proches face à cette vocation manifestant sa foi… d’autant plus difficile à comprendre lorsque l’on est athée…

   Teneris   
14/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Dès les premiers vers, ce poème à la structure originale mêlant l'harmonie du classique à la liberté de la poésie contemporaine nous invite à aimer cette femme à travers le regard du narrateur, pour sa beauté, sa joie de vivre et son innocence que les métaphores laissent deviner. Peut-être pas follement originales mais, à mon sens, fort gracieuses et touchantes, les images que vous nous offrez esquissent avec beaucoup de sensibilité la pureté d'un amour tissé de larmes. J'ai particulièrement aimé la manière dont le premier vers pose l'atmosphère générale du poème, entre pleurs et délicatesse, à l'image de la rosée matinale dont le lever du jour souligne l'éphémère.

Les deux strophes suivantes ronronnent peut-être un petit peu trop à mon goût. Mais il est vrai que le sujet s'y prête. En outre, les métaphores se renouvellent suffisamment pour ne pas m'avoir laissé d'impression de lassitude même après plusieurs lectures. Peut-être, en partie, grâce au mouvement de la grâce initiale vers un avenir plus sombre : le sens gagne en profondeur ce qu'il perd en luminosité, passant doucement du rêve au réel.

Les deux dernières expriment habilement cette impression de perte irréversible, qui semble plus douloureuse encore que si la belle s'était éprise d'un autre. J'ai beaucoup aimé les premier et dernier vers de la dernière strophe qui, je trouve, suggèrent cette douleur de manière particulièrement sensible par une intéressante synergie des sons et du sens, synergie renforcée par l'explication du titre que le dernier donne. Par contre, j'aime un peu moins le deuxième vers de cette même strophe : bien que son sens me semble très fort, je le trouve un peu trop chargé en sons « s » et « f », le rendant un brin rocailleux. Mais cela n'est vraiment pas grand-chose en regard de la qualité de ce poème !

   MissNeko   
14/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

Le titre m a beaucoup intrigué j avoue et j avais peur d y lire un amour interdit, incestueux.
J ai adoré : le thème, les vers, les mots employés, les tournures poétiques, douces et tristes.
Pour moi une belle réussite.
Merci pour ce charmant moment de lecture.

   Robot   
15/4/2016

   Anonyme   
15/4/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je dois avouer que je suis un petit peu déçu. Thème éculé, vers revu des centaines de fois, j'ai l'impression d'avoir déjà lu ce poème cents fois ! "l'horizon bleu de tes yeux" déjà refait trop de fois ! J'espère que la prochaine fois vous renouvellerez !

   Anonyme   
15/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Amoureux d'une nonne vous êtes... Malheureux vous la quittez, elle ne sera que votre "soeur"...

Être amoureux d'une soeur qui voue sa vie à Dieu... Adieu...

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