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Poésie libre
Robot : Famines
 Publié le 18/07/13  -  7 commentaires  -  634 caractères  -  197 lectures    Autres textes du même auteur

Quand l'homme ajoute aux drames de la nature.


Famines



Les terres
sèches
recrachent le sang des guerres…
infertiles.

Le ciel
ne pleure pas,
hommes et femmes,
sur vos enfants
morts.

Les balles de nos armes
sèment les germes
empoisonnés
de votre misère.

Les puits
emplis de sable
et d’ossements,
leur eau croupie,
meurent.

Les récoltes
végètent
sans la sueur humaine.
Sève perdue.

Les femmes sont restées,
ridées comme la terre ;
dans leurs bras les petits
ballonnés.


Un sac de riz blanchit nos bonnes consciences !…


 
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   troupi   
8/7/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Six strophes minuscules, un regard acéré, des mots qui frappent juste, pas une phrase de trop mais rien à rajouter, ce texte est émouvant et souligne l'ignominie des nantis de la Terre qui regardent avec indifférence des continents qui meurent.
Je suis en profonde contradiction avec la dernière phrase. Qui se donne bonne conscience ? Ceux qui alimentent même faiblement les ONG distributrices de sacs de riz ou ceux qui critiquent ces mêmes donateurs en les raillant, disant que tout cela ne sert à rien. La question mérite d'être posée. Votre poème aurait été aussi bien, meilleur même sans cette dernière affirmation. Je comprends pourtant la raison qui vous a incité à l'écrire il me semble seulement que vous vous êtes trompé de cible.
Les pourvoyeurs de "sacs de riz" sont admirables ce sont ceux qui ne font rien, bien au chaud dans leur sécurité qui ne le sont pas.
Votre texte est essentiel.

   Marite   
18/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Minimum de mots pour maximum d'images ! Il faut dire qu'elles sont toujours présentes, elles ont tant de fois fait le tour du Monde.
Bien aimé ces strophes si courtes, ces mots judicieusement choisis. Mais je ne sais comment l'expliquer : je n'ai absolument pas été "touchée", je n'ai pas ressenti la détresse de ces hommes, femmes et enfants. Peut-être l'auteur souhaitait-il faire juste un état des lieux ? A moins que je ne sois devenue imperméable à ce genre de tableau ? Je ne sais pas.

   Aurelia   
18/7/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'aime beaucoup ce poème, qui, tout en prenant une forme assez simple avec des vers très courts, réussit à faire ressortir des images à la fois cruelles et magnifiques. Je ne vais pas citer les passages que j'aime, car j'ai apprécié chaque strophe et je ne trouve rien à redire. D'ordinaire je ne suis pas une grande fan de poésie, car celle-ci a en général tendance à m'ennuyer profondément, mais ce n'est pas du tout le cas ici. C'est pourquoi je note exceptionnel. Un grand merci à l'auteur.

   brabant   
18/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Robot,


Peut-être que vous mélangez un peu tout là...
- les guerres, géostratégiques ou pas
- l'exploitation économique et les famines
- ...
Avec l'Occident pour unique responsable, comme de bien entendu.


Promis je ne mangerai plus de riz au lait ! Mais vous mettez Kouchner au chômage. Pas sérieux ça, dans notre France en crise !

Ben oui quoi

lol

   Sansonnet   
19/7/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce commentaire juste pour dire que j'ai lu. Car apparemment, c'est mieux de le faire !

Mais la seule réaction qui me soit venu, c'était "mouais".

Je ne vois rien de spécial à dire pour ce texte, désolé ! :/

Le thème est puissant, la façon d'en parler aussi. Mais j'ai l'impression d'un trop grand décalage entre le titre est le texte. Bref, ça colle pas pour moi. Du coup, je n'ai pas ressenti grand chose.

Bonne continuation ;)

   KIE   
19/7/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Faire du pathos sur le sujet relèverait de l'obscénité. La distance prise par l'auteur est un choix judicieux.
Son indignation n'en est que plus authentique.
La sobriété de l'expression est en parfaite adéquation avec ce choix.
Chaque strophe dans sa brièveté percute le lecteur.
Style "coup de poing". Efficace et direct.

   Anonyme   
23/7/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Robot,

J’ai toujours pensé que la morale ne faisait pas bon ménage avec la poésie (La Fontaine est excusé de ce que je viens de dire).
Et votre poème n’est pas prêt de me faire changer d’avis.
Non content d’excommunier la planète entière tout au long de votre texte, vous en mettez une dernière couche à la fin, au cas où on n’aurait pas pigé !
- « Un sac de riz blanchit nos bonnes consciences !… »

Laissez au moins au lecteur le soin de conclure votre poème. Moi, par exemple, ce n’est pas du tout la conclusion qui me vient à l’esprit…

Vous faites un constat très prosaïque d’une situation que tous les médias ont déjà montré mille fois sous tous les angles.
-« Les balles de nos armes / sèment les germes / empoisonnés / de votre misère. » et tout ce qui suit..

Sur le plan formel c’est à peine de la poésie.
En plus, ça n’a même plus aucune portée morale. Ça n’incite à aucune révolte. La plupart du temps ça se lirait vite fait à l’apéro, juste avant les millions du Qatar au Paris Saint-Germain.
Chacun ses idées sur le rôle de la poésie. Pour moi, la poésie ce n’est pas la banalité du tragique, c’est : qu’est-ce qu’elle m’inspire, cette banalité, comment puis-je la déformer pour la rendre tangible, pour la sublimer ?

Ici je vois défiler des miséreux, des morts, et tout à l’heure, devant mon poste j’en verrai d’autres, venus d’ailleurs, sans ventres ballonnés, mais avec des bras arrachés, des yeux crevés, des mères qui pleurent et qui implorent le bon Dieu. Et moi j’attendrai qu’un poète nous sorte de tout ce merdier.

Ludi


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