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Poésie néo-classique
Robot : Lorsque je partirai d’ici [Sélection GL]
 Publié le 27/08/20  -  22 commentaires  -  582 caractères  -  320 lectures    Autres textes du même auteur

Dernières volontés : ni fleurs ni couronnes. :)


Lorsque je partirai d’ici [Sélection GL]



Lorsque je partirai d’ici,
Que ma mort soit vile ou sereine,
Je refuse en plus de la peine
De vous laisser quelque souci.

Au jour d’un destin accompli
Ne cédez pas à la tristesse !
Sans cérémonie, et sans messe,
Abandonnez-moi dans l’oubli.

Ne venez pas aux funérailles !
Vous ne pourriez serrer la main
Du pauvre gars dont les entrailles
Seront cendres le lendemain.

Qu’on me sème, qu’on me répande
Sur le carré de l’indigent,
Que je devienne plate-bande
Au long des corbeilles d’argent.


 
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   Lebarde   
8/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voilà les choses sont clairement dites. Circulez y a rien à voir ni regretter!
Il est vrai que lors de ces moments, l’hypocrisie et les faux-culs sont souvent dans le cortège, mais il est aussi et c’est heureux, des amis sincèrement affligés qui voudront vous rendre et auront besoin de vous rendre un dernier hommage.

Votre poème, un peu « aigre doux » aux accents classiques certains est superbement écrit: beaux octosyllabes fluides, belles rimes.
Le tout me convient bien.
Bravo

En EL

Lebarde

   poldutor   
13/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour
Poésie d'une tristesse désespérée, j'ai toujours du mal à comprendre que l'on ne veuille personne à ses obsèques, une façon de disparaître comme une "bête", mais bien sûr chacun a sa façon de penser.
Demander que l'on nous oublie comme si l'on avait pas existé, c'est triste.
J'aime le dernier quatrain :
"Qu’on me sème, qu’on me répande
Sur le carré de l’indigent,
Que je devienne plate-bande
Au long des corbeilles d’argent." enfin un peu d'optimisme.
Je n'aime pas trop le thème, mais c'est bien écrit.
Poésie néo-classique ?
Cordialement.
poldutor en E.L

   socque   
17/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Tout d'accord ! Sinon, les vers (comme les asticots) me paraissent nets, coulant de source, l'expression directe. Le dernier quatrain est pour moi le plus réussi. Pas d'envolée lyrique, ce qui correspond fort bien au propos, mais m'empêche aussi d'être emportée...

   papipoete   
27/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Robot
J'ai lu ce poème, en aveugle mais sans doute ce jour-là, avais-je le moral dans les talons, pour que sous celui-ci je ne mette un commentaire !
quand je serai mort,
" vous qui m'aimiez, continuez mais laissez-moi ici, sans chagrin !
- vous qui ne me connaissiez point, passez votre chemin !
- vous qui me méprisiez, continuez mais ne vous approchez pas ! "
Ce voeu premier semble sorti du coeur, quand la fin me parait bien cruelle, si le défunt n'était point indigent ?
NB je raisonne par rapport à la mort, en disant que celle-ci n'absout pas les péchés ; un homme vil ne mérite pas qu'à ses obsèques, on lui passe un baume vertueux sur l'âme. Ainsi ses funérailles ne feront elles pleurer que les bas esprits !
Le noble de coeur méritera pleurs et regrets, mais ne point l'accompagner ( même si l'on ne pourra lui serrer la main ) pour respecter sa volonté sera bien âpre peine...
Je lus dernièrement que 3 refus de parution, vinrent garnir ta messagerie onirienne, aussi suis-je heureux de voir enfin un texte, sous Robot !
en octosyllabes bien alignés, ce poème pourrait demander l'impossible...
la dernière strophe est ma préférée, malgré l'objet du désir exprimé...

   Annick   
27/8/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quelle délicatesse et quelle grâce ! Pourtant il s'agit bien de la mort qui est évoquée ici.

J'ai aimé la générosité du narrateur en ce moment ultime où on s'efface. Avec courtoisie, modestie, empathie, altruisme.

J'ai aimé cet abandon de soi-même, serein, avec un certain fatalisme, tout en douceur.

Il y a du contenu dans ce poème, aucun bavardage. Chaque vers vaut son pesant d'or.

Bravo !

   Hananke   
27/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Ce petit texte reprend le thème de l'ode célèbre de Claudel, ode
qu'on nous serine presque à chaque enterrement.
C'est bien écrit ne laissant pas de place au doute, l'auteur semble
ne pas vouloir d'épanchements à ses propres funérailles.
Pas de fleurs, pas de messages. Rien.
Issu du néant il veut y retourner.

   Corto   
27/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Un thème qui a déjà beaucoup servi, en poésie ou en chanson.

Le discours est précis, bien formulé. Il est néanmoins autocentré et il me manque quelques saluts d'adieu que chacun peut penser à faire.

Longue vie à l'auteur !

   Davide   
27/8/2020
Bonjour Robot,

Je trouve le message beau dans son intention, très beau même, mais le poème, dans son traitement, m'a mis plutôt mal à l'aise. Je n'ai sans doute pas su raccorder le ton léger en quatrains d'octosyllabes à la solennité d'une telle décision de la part du narrateur.

Déjà, pourquoi la mort serait-elle "vile" ? Je n'aime vraiment pas ce mot chargé de sens dans le contexte que voilà. Ne s'agirait-il pas plutôt d'une mort "violente" ou d'une mort "brutale" ?

Ce droit à l'oubli, aussi vertueux qu'il paraisse, oublie justement la peine des proches et leur besoin impérieux de faire le deuil, de ne pas oublier, notamment dans une société occidentale en quête de vie éternelle où l'on veut oublier l'existence de la mort...

Un poème intéressant, mais que je ne suis pas parvenu à vraiment apprécier pour les raisons sus-dites. Un avis sans doute très subjectif.

   hersen   
27/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Je trouve une contradiction dans ces dernières volontés.
Car si on applique les souhaits du défunt, personne ne pourra venir aux funérailles... puisqu'il n'y en aura pas !
Car les funérailles sont une célébration solennelle, ce dernier mot voulant dire qu'on y met un certain éclat.

Pour autant, j'aime le fond; c'est en fait rester très humble face à la vie, j'aime l'utilisation de la formule "destin accompli" et l'idée de nourrir une plate-bande.
Je pense que le message est cependant délivré de façon assez prosaïque, peut-être la poésie aurait-elle pu être exacerbée ?

Mais étant d'accord avec le fond...

   Bellini   
27/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un peu de distance avec la mort ne fait pas de mal. Le contraste pauvre gars/funérailles nous fait un petit clin d’œil de comédie.
Un texte à lire en dégustant une petite bière au Trompe-la-mort, le troquet en face du cimetière ; une Mort subite, pourquoi pas.

Je n’ai pas compris l’opposition « vile ou sereine ». Ce ne sont pas des antonymes, et puis pourquoi une mort vile ? Vous comptez séquestrer des marmots dans une maternelle ? Vous savez, par les temps qui courent, pas sûr que les parents soient pressés de les récupérer. Non, non, surtout mourez tranquille en parfait égoïste, ne faites plaisir à personne.

Vous ne cherchiez peut-être pas le classique, mais j’ai toujours un peu de peine de voir qu’on y est sans y être tout à fait. Ici, il suffit d’intervertir sans dommage les deux premiers vers des deux premiers quatrains pour avoir des rimes FMFM, et obtenir ainsi un poème classique à rimes croisées.
Bellini

   pieralun   
27/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Robot,

Un très bon texte qui, je ne sais trop pourquoi, m’a semblé sortir de la guitare de Brassens et particulièrement:

Ne venez pas aux funérailles
Vous ne pourriez serrer la main
Du pauvre gars dont les entrailles
Seront les cendres de demain ( pour moi, ce rythme fonctionne mieux)

Hormis « soit vile ou sereine » que je n’aime pas trop, j’ai bien apprécié

   Arsinor   
27/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien
C'est très beau et vous n'êtes pas un robot comme l'auteur, monsieur le poète. Ce poème très humain n'est pas désabusé. Et si vous serez mort pour rien, vous aurez vécu pour quelque chose de l'ordre de l'amour. L'amour en creux, voilà ce que je vois.

Voilà ce que j'aurais dit au poète. Et à l'auteur, car je distingue les deux, je dis, encore : c'est très beau, on dirait une ballade ; et c'est pas mal tourné. L'essentiel est dit en peu de strophes, sans la sécheresse piquante d'une miniature, mais avec la politesse requise et dont se vante à raison le poète vis-à-vis de ses proches.

Le sujet se prête à la sobriété d'ailleurs. Notre société a besoin de prendre conscience de la mort, car nous l'oublions et le rôle des poètes est de montrer ce qu'on ne voit plus. Par ailleurs, vous avez le bon goût de ne pas pérorer et de rester monothématique.

Cela dit, quelques restrictions :
- les proches ont la prérogative de ne pas considérer le poète comme indigent et l'oublier sera difficile et malgré les vœux pieux, c'est la vulgarité qui primera dans la cérémonie

- les deux premiers vers ne valent pas les autres, et le mot "ici" est assez bizarre, bien qu'on le comprenne, un peu pauvre à mon goût, un peu maladroit. Vous vous rattrapez avec une belle comparaison entre les deux mots "peine" et "souci" qui en effet diffèrent.

à bientôt M. Robot !
et si c'était un robot, il serait directement transformé en corbeille donc tout rentre dans l'ordre :-)
Arsinor

   ANIMAL   
28/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà un poème sur la mort qui pour une fois me plaît bien. Point de lamentations ici, un constat : laissez-moi en paix, ne vous préoccupez pas de mon sort, je retourne à la poussière et tout est dit.

Une philosophie respectable et un poème qui coule de source, dont chaque vers est musical et chaque mot à sa place.

Une réussite.

   Cristale   
28/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Robot,

Voilà, c'est clair, net et précis. Pas de tralala inutile et coûteux.
Quatre strophes comme les quatre poignées d'un cercueil jouent leur marche funèbre au pas de l'octosyllabe.
Un petit collapsus alternatif des quatrains 1 et 2 a coûté la vie au "classique", sinon le message est bien reçu.

Nul doute que les plates-bandes nourries de cendres donneront aux corbeilles d'argent tout leur éclat :)

Ce poème est riche d'une belle écriture.
J'aime beaucoup.

Cristale

   Queribus   
29/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Votre poème est d'une noirceur absolue: quoi de pire que la mort et la solitude mais le tout est dit de façon habile dans des vers quasi parfaits. Le tout a par ailleurs un côté chanson façon Brassens. Je me demande quand même si l'alexandrin n'aurait pas été préférable à l’octosyllabe plus sautillant et adoré des chanteurs mais c'est votre choix et le pari est réussi.

Rien ne vous interdit de nous faire d'autres poèmes de cette veine-là.

Bien à vous.

   Myo   
29/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Moi aussi j'aime cette façon de voir les choses...
Partir sur la pointe des pieds, simplement.
Ne laisser qu'une petite trace dans quelques cœurs éparpillés, juste pour un sourire le temps d'un souvenir.

La sincérité de votre écrit est en bel adéquation avec cet état d'esprit.

Merci du partage.

Myo

   Robot   
29/8/2020

   Lariviere   
30/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Robot,

C'est un poème tout en force tranquille, comme dirait l'autre...

Je trouve qu'il y a ainsi un bon rapport entre le fond et la forme, un petit côté villonesque même dans ces quelques verts courts à l'impact certain, au rythme bien assuré.

Merci pour cette lecture et bonne continuation

   Provencao   
31/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Qu’on me sème, qu’on me répande
Sur le carré de l’indigent,
Que je devienne plate-bande
Au long des corbeilles d’argent "

Vos mots, votre signature sont de véritables symboles pour recouvrer notre essentielle destinée..

Le destin accompli devient presque simple, profond, universel.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Pouet   
3/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Slt,

j'ai bien aimé le rythme et la "simplicité" du poème.

Le fond (c'est le cas de le dire) me convient bien aussi.

Un message.

Un message qui s'entend.

Sans clairon ni trompette.

   LeMat   
3/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Le titre et le premier vers, qui sont identiques, sont trop proches. Ils se collent même. Vous avez manqué d'originalité sur ce coup, ou n'avez pas voulu vous fatiguer à la recherche d'un titre plus audacieux. Vous auriez pu, alors, l'insérer au milieu ou à la fin du texte. Je pense que ça aurait été préférable.
Moi non plus je ne comprends toujours pas l'opposition entre vil et sereine, malgré vos explications. Que vous ayez trouvé un synonyme à vil, tel vilaine, n'y change rien. Le problème reste entier.
Je trouve que le vers : " Abandonnez-moi dans l'oubli ", n'est pas très joli et incorrect. Il faut dire : Abandonnez-moi à l'oubli. Déjà parce que le " à " personnifie l'oubli et donc par là est plus poétique. En employant " dans ", on pense à contenance et votre invitation suggère que ceux que vous voudriez qui vous abandonnent sont aussi dans l'oubli avec vous et qu'ils vous laissent tomber en-dedans. Entrez-y avec moi et lachez-moi là ! Enfin, ce que dit le narrateur. Après si vous vouliez partager votre ressenti de la mort, alors c'est réussi. Car ce " ... dans l'oubli ", nous plonge dans une prison, avec une oppression d'enfermement. Sympa... pour les claustrophobes ! Le " à " nous aurait invité à participer à une romantique (la mort) ou amicale (l'oubli) rencontre funèbre. En fonction du genre du narrateur. ; )
On pense que le deuil est un moment pour accepter, se faire à l'idée de la perte d'un être cher. Non, le deuil est le travail de l'esprit pour oublier à quel point la mort, qui nous touche personnellement à un moment, nous effraie. C'est la plaie de la peur ouverte qu'il faut cicatriser. Enfin je lance ça comme ça, sans y réfléchir. Ce serait un point à étudier.
J'ai aimé votre texte malgré tout, surtout la troisième strophe. Merci du partage Robot et à bientôt !

   Yannblev   
5/11/2020
Bonjour Robot,

C’est un message étrange que de recommander énergiquement qu’on veuille bien ne pas s’occuper de nous une fois qu’on aura trépassé. On peut y voir exactement le contraire de ce que ça suggère puisque c’est quand même là une volonté exprimée vers les proches. On devrait s’en foutre un peu de ce qu’on fera de notre carcasse, non ?

Le thème est couru mais vous le traitez avec une vigueur particulière qui lui donne toute sa dimension. De plus la prosodie de ces octosyllabes est rigoureuse et les mots sont précis, sans équivoque, ce qui ne gâte rien.

Merci pour la dispense d’affliction.


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