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Poésie néo-classique
rosebud : Vitrail revisité
 Publié le 30/06/13  -  10 commentaires  -  877 caractères  -  294 lectures    Autres textes du même auteur

Avec l'aide, ou à cause de José-Maria de Heredia.


Vitrail revisité



« Cette verrière a vu dames et hauts barons
Étincelants d’azur, d’or, de flamme et de nacre
»

Tout piteux au tableau l’élève qui massacre
Le lumineux « Vitrail », c’est moi, le fanfaron
Qui crânais dans la cour, proférais des jurons
Et joue face à la classe un triste simulacre.
Ma leçon mal apprise rend mon remords plus âcre ;
Ce que j’ânonne en vers, d’autres le chanteront.

« Ils gisent là sans voix, sans geste et sans ouïe,
Et de leurs yeux de pierre ils regardent sans voir
La rose du vitrail toujours épanouie.
»

Récité autrefois sans assez le savoir,
Ce sonnet radieux, j’en suis sorti vainqueur.
Mais à m’y compromettre sans beaucoup de foi…
« Cinq sur dix – dit le maître – et la prochaine fois
Croyez-y un peu plus. Mettez-y votre cœur ! »


 
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   Anonyme   
13/6/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Et bien j'aime! Ce merveilleux sonnet d'Hérédia d'abord et votre façon malicieuse et nostalgique de dire toute l'admiration qu'il mérite. L'écriture est savamment mise en oeuvre pour y inclure, dans une vraie continuité, le magnifique dernier tercet. Fluidité du rythme, recherche de la rime riche, tout concourt à faire de ce poème plein de délicatesse et d'autodérision une vraie réussite.

   Mona79   
30/6/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très beau poème criant de vérité ! Combien de ces vers magnifiques massacrés en salle de classe par des élèves peu studieux ou hermétiques à ce genre de beauté... Quel hommage rendu à l'âge adulte à la splendeur de ce vitrail. Bravo à vous pour avoir si bien rendu justice à ce grand auteur !

   brabant   
30/6/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Rosebud,


... C'est que nous sommes à genoux quand nous buvons à la coupe des maîtres et les héros couchés sont bien plus grands que nous, dont les chefs hiératiques s'épanchent ravis dans la rose mystique.

C'est aussi que nos épées à cet âge ne sont que de bois, misérables crucifix, impossible mission !


Un instant magique "revisité" !

Merci à vous

p s : C'est quand même Jojo qui a fait le plus gros du boulot hein ;)

   Anonyme   
30/6/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour rosebud... Tout d'abord, je ne m'attendais vraiment pas à lire du néo-classique signé rosebud... comme quoi il ne faut jamais jurer de rien.
De plus le support choisi provient de José Maria de Heredia, un de mes auteurs préférés...
L'idée est bonne et l'affaire bien menée d'un bout à l'autre avec toutefois deux vers que j'aurais écrit différemment :
- Autrefois récité sans assez le savoir...
en lieu et place de...
Récité autrefois sans assez le savoir...

On évite l'hiatus récit(é a)utrefois.

Second vers...

Mais à m’y compromettre sans beaucoup de foi…

En ajoutant "et" entre compromettre et sans on obtient un alexandrin parfait sans en changer le sens.
Bon, ce ne sont que des détails sans grande importance tant le reste est de qualité.

Un texte somme toute très agréable ! Rien à ajouter si ce n'est un sincère et grand bravo...

   leni   
30/6/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Rosebud
J'ai lu Vitrail de Heredia car je ne l'ai pas étudié comme potache Ensuite j'ai apprécié l'élève qui ramait pour le clamer et le comprendre Votre poème flirte avec l'humour il est tellement vrai Je me suis régalé Vos deux vers finaux(la sanction) m'ont bien fait rire
Merci à vous Rosebud et bonne soiée Leni

   Miguel   
30/6/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bel hommage à ce sonnet, un des plus beaux d'Heredia, à mon sens, que ce remords du cancre d'hier, aujourd'hui sensible à son charme.
"j'en suis sorti vainqueur", mais n'est-ce pas plutôt le poème qui est vainqueur, à la fin ?
Je trouve, grincheux que je suis, que cette évocation aurait mérité les fastes de la prosodie classique ; car, disait La Fontaine (ou Molière, je ne sais plus), "la grande règle de toutes les règles est de plaire, et toutes les autres ne sont que pour parvenir à celle-ci." Et voilà pourquoi, à qualité d'invention égale, évidemment, un poème classique me semblera toujours plus achevé, plus beau pour tout dire, qu'un néo, à la mesure et au rythme approximatifs.

Maintenant, ce poème ne risque plus d'être massacré, car on ne l'apprend plus guère. On aime mieux les obscurités de la production contemporaine ; étonnez-vous ensuite que la poésie ait si peu d'audience dans la société.

   Anonyme   
1/7/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
et bien on est dans l'ambiance, dans le cadre, je visualise bien cette classe et l'enfant au milieu récitant sa leçon.

je commente très peu cette catégorie de poème car je n'y connais rien au règle classique et néo-classique mis à part que ça rime, donc à ce niveau là je ne peux rien apporter à l'auteur.

là ce qui me donne envie de commenter c'est que pour une fois je n'ai pas l'impression de lire un poème aux expressions vieillottes.

je trouve ce poème touchant et d'une belle sensibilité. une écriture fluide et de qualité.

je trouve que c'est une jolie idée de mélanger vos vers avec ceux de cet auteur José-Maria De Heredia, c'est-à-dire que les mots de ce poète ne sont pas mis là juste pour relever l'esthétisme de votre poème mais au contraire fusionnent.

   KIE   
1/7/2013
Curieux ce sentiment de lire un texte dicté sous le coup de l’agacement.
Très vite rédigé, semble-t-il, et plutôt bien par quelqu’un qui n’a pas de problèmes avec l’écriture et qui sait dire ce qu’il veut dire.
Quoi t’est-ce donc ?
D’abord le Parnasse, la beauté faite verbe.
Ensuite, pas n’importe quel Parnassien, mais Hérédia, le maître des sonnets. On voudrait pas filer des complexes aux « faiseurs » de sonnets, par hasard ? Huuum ?
Peu importe (c’est pas vrai), la pochade vise juste et drôlement.
Imaginez-vous un(e) écolier(e) exécutant devant ses pairs un époustouflant numéro de prosodie au tableau noir.
Plombé(e) pour le restant de sa scolarité !
Il y a de quoi brider les meilleures intentions.
Toujours est-il que c’est joliment fait, Rosebud.

   Hananke   
1/7/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

Et qui n’a pas peiné sur ces maudits gerfauts
Cherchant l’or et la gloire aux pays exotiques,
Alors que sous leurs yeux aveuglés, les tropiques
Offraient en diamants l’étoile et les coraux.

Nostalgie de l'école primaire, les sonnets de Hérédia
tiennent une place à part dans ma tête.

On l'a souvent moqué pour ses sonnets jumeaux.
Mais comme ils étaient beaux.

Et ces instants pénibles de mémorisation d'abord et de
récitation ensuite sont bien rendus dans ce poème.

Bien à vous.

Hananké

   Ioledane   
3/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien
L'idée est sympathique, et mise en scène de manière plutôt agréable.

A noter toutefois quelques alexandrins un peu trop 'néo' à mon goût, qui auraient pu je pense assez facilement être adaptés de manière à mieux s'assortir avec les vers qui ont inspiré le poème.

La tournure "Récité autrefois sans assez le savoir, Ce sonnet radieux, j’en suis sorti vainqueur" me paraît incorrecte.

J'aime assez la gentille autodérision présente dans cet écrit.


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