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Poésie libre
RuedeC : Camden
 Publié le 12/05/19  -  11 commentaires  -  395 caractères  -  196 lectures    Autres textes du même auteur

Un visage marquant.


Camden



J'ai vu à Londres une femme
Qui n'espérait plus
Qui n'avait dans le regard
Qu'un creux
Trop petit même
Pour contenir
Une larme

Et ses cheveux
Comme des flammes
Dégageaient ses joues
Sans caresse
Ni baiser
Sans tendresse
Pour effacer
Les rides

Puisque quand on aime
On ne compte pas
Le temps.


 
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   lucilius   
22/4/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Primo, pour moi le titre n'apporte rien car je ne le trouve pas en adéquation avec le sens du texte.
Secundo, le texte débute par une situation de lieu qui n'influe nullement sur son contenu ; d'où la question de l'intérêt ?
Tertio, quel est le rapport entre les deux premières strophes et le dernier tercet ?

Je nage en plein brouillard (londonien sans doute !).

   Provencao   
12/5/2019
 a aimé ce texte 
Pas
"Puisque quand on aime
On ne compte pas
Le temps."

Le désordre , dans ces vers, ici, non seulement decompense l’amour, mais en plus l’identifie à une frasque qui ne peut souffrir que l’imprécation .

Je n'ai pas accroché à votre poème. J'en suis désolée.

Au plaisir de vous lire.
Cordialement.

   Corto   
12/5/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Un poème rédigé comme une consigne pour lancer un jeu de rôle entre jeunes en afterwork un vendredi soir.

La première strophe néanmoins attire l'attention avec cette image bien troussée: "Qui n'avait dans le regard Qu'un creux Trop petit même Pour contenir Une larme".

La seconde strophe nous invite à contempler la misère/tristesse/solitude. On se sent un peu voyeur...

La troisième strophe est mystérieuse, on ne voit pas trop la cohérence.
Est-elle l'énigme décisive pour lancer le jeu de rôle ?

Si l'auteur dévoilait un peu mieux ses intentions, on pourrait peut-être en partager le sens ?

   hersen   
12/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Il y a dans ce poème un quelque chose d'étonnant, c'est qu'il semble complètement déconnecté, rattaché à rien, il a l'air de se promener tout seul dans un éther littéraire..

Ou sur un trottoir londonien.

L'auteur semble nous livrer une partie d'un plus gros tout, d'en avoir extrait une essence qui lui parle fort.
Une femme, certainement malmenée par la vie, qui ne peut plus espérer beaucoup de la vie, l'âge ayant flétri sa chair; tout cela transparaît dans son regard.

l'évocation de Londres,et du quartier, sans savoir si elle est utile, me ramène à ces quartiers nocturnes, et les flammes des cheveux à cet orange qui sert à masquer le gris. Me ramène à toute l'ombre de ces quartiers outrageusement éclairé.s et gais.

J'aime beaucoup tout ce que l'auteur arrive à évoquer en peu de mots, sur une scène nue.

petit avis tout personnel : j'aurais essayé d'éviter le mot rides, et aurais cherché à le remplacer par une image, comme l'auteur a su le faire par ailleurs.

merci de la lecture.

   papipoete   
12/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour RuedeC
Elle n'avait ni joie, ni tristesse dans son regard ; elle était comme une statue figée, que le temps abime et l'on passait devant elle sans la voir...
NB un visage marquant pour l'auteur, mais furtif comme le sont ces quelques vers !
Les 2 premières strophes lapidaires, en disent long... et ce " qu'un creux/trop petit même/pour contenir/une larme " est si touchant !
Dommage que le tercet final soit torturé par le premier vers ( puisque/quand )
" camden " un terme de plus à ranger dans mon savoir, mais je ne suis pas certain de pouvoir le loger dans un de mes textes !

   jfmoods   
12/5/2019
Au cours d'un déplacement dans l'un des quartiers populaires ("Camden") d'une métropole étrangère ("Londres"), le poète voit son attention attirée par une femme dont il va esquisser le portrait (entête : "Un visage marquant", "le regard", "ses cheveux", "ses joues", "Les rides").

Il ne peut que constater le terrible dénuement de cette femme (locution restrictive : "n'avait [...] / Qu'", constructions négatives : "Sans" × 2, "Ni", image de l'incendie qui ravage : "Comme des flammes", contraste saisissant avec le plein, la sensation de comblement : "un creux / Trop petit même / Pour contenir / Une larme"), aboutissant à cette vérité hélas trop palpable : dépourvus de l'amour de l'Autre (subordonnée relative : "Qui n'espérait plus", champ lexical : "caresse", "baiser", "tendresse", complément de but : "Pour effacer", conjonction de subordination : "Puisque", présent de vérité générale : "quand on aime / On ne compte pas / Le temps"), nous ne pouvons nous illuminer de l'intérieur. Comme une fleur privée d'eau, nous sommes condamnés à dépérir et à flétrir.

Merci pour ce partage !

   Stephane   
12/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour RuedeC,

Ce poème m'a marqué dès la première lecture. Je l'ai relu une seconde, puis une troisième fois, et le coup de coeur est resté. Comme quoi, il est des poèmes qui vous touchent par leur simplicité et l'atmosphère qu'ils dégagent.

C'est la situation en elle-même qui m'a ému, comme un cliché pris en instantané par un photographe amateur, ou professionnel, pour décrire une rencontre furtive et éphémère.

J'imagine cette femme sur le trottoir, les cheveux hirsutes, le regard sans vie, qui n'attend plus rien depuis longtemps et qui ne connaîtra plus jamais ni la douceur d'une caresse ni le moindre baiser sur les joues "pour effacer les rides" - pour reprendre vos propres termes - d'une existence rude qui a laissé des cicatrices.

Oui, je trouve tout cela très émouvant et je vous remercie pour ce très bon moment de lecture.

Cordialement,

Stéphane

   Davide   
12/5/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour RuedeC,

L'attaque du poème apparaît quelque peu abrupte : nous ne saurons pas grand-chose de cette "femme", et c'est dommage.
Comment le narrateur peut-il avancer avec certitude le désespoir qui accable cette femme ? Pourquoi "n'espérait[-elle] plus" ?

Je ne comprends pas ce titre "Camden", sans doute désignant le quartier londonien de "Camden Town" (?)
Qu'a voulu signifier l'auteur(e) avec cette donnée ?

Si le début du poème m'emmène sur la piste d'une sans-abri, la dernière strophe me fait rebrousser chemin :
"Puisque quand on aime
On ne compte pas
Le temps."

Parle-t-on encore de cette énigmatique "femme" ?
Si tel est le cas, se dévouerait-elle à quelqu'un ? A une cause qui lui tient à cœur ?
Mais, pourquoi alors est-elle si désespérée ?

Je suis embarrassé, je n'arrive pas à trouver une piste de compréhension qui ne dévie pas rapidement sur un sentir couvert de ronces. Pourtant, il doit sûrement y avoir un sens !
Peut-être le poème est-il un peu trop court ou manque-t-il certaines informations ?

Par ailleurs, j'ai beaucoup aimé les images utilisées pour décrire cette dame, dont ce "creux trop petit [...] pour contenir une larme" ou ses joues "sans tendresse pour effacer les rides", sans compter la dernière strophe. L'écriture est très soignée.

J'aurais pu hautement apprécier ce texte si je l'avais seulement compris.
Peut-être une réponse dans les autres commentaires, que je vais m'empresser de lire...

Merci du partage,

Davide

   Lebarde   
12/5/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Au risque de passer pour un rustre sans culture dans notre ( oui car je pense néanmoins en faire partie!) monde onirisien , je n’arrive pas à m’intéresser à votre poème trop laconique, trop décousu dans son propos et trop court et arythmique dans sa forme.
Je cherche quelque chose qui pourrait m'interpeller?
La première strophe me touche un peu par l’image originale mais tellement triste qu’elle propose :« Qui n’avait dans le regard/Qu’un creux/Trop petit même /Pour contenir/Une larme »
Mais pourquoi Londres?
Et le dernier tercet qui m’égare?
Non, désolé je n’accroche pas. Mon manque de culture poétique sans doute!
Sans plus d’indice et d’explication, ce poème exige à mon sens, beaucoup trop de réflexion aux lecteurs .

Me faudrait il pour autant ne pas donner d’appréciation?
J’hésite, mais je note quand même.

Chacun son style d’écriture et ce n’est pas le mien.

   Vincente   
12/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème fugace. Il en a les bénéfices et les manques. La concision, une cible à la fois un peu étriquée et immense, donc il peut donner la sensation d'inachevé, une frustration.

J'ai trouvé émouvante la volonté de retracer modestement une impression désolée devant la brisure d'un être humain. Ici en quelques vers se trace la tristesse de constater chez cette femme la vie qui semble vidée de son importance, comme une extinction anticipée. Sensation furtive mais prégnante, il fallait des mots pour redonner une certaine consistance à cette vanité. Y auront-ils suffit ? L'impasse de la réponse s'ouvre sur le cul de sac de la question : frustration.
D'autant que dans ce texte et pour l'auteur, si peu de choses nous éclairent sur le parcours et l'état effectif de cette dame.
Lecteur et narrateur sont donc pris au piège de leur ressenti. Ce poème a ceci de singulier, il nous capte mais reste sourd à nos interrogations.

J'ai bien aimé "Et ses cheveux / Comme des flammes..." Et puis la dernière strophe.
Indiquer Londres ne m'a pas semblé bien utile, car qu'apporte cette information sauf peut-être signifier une grande ville. Quitte à rester dans la fugacité de l'impression furtive ressentie, autant laisser à chacun la réimplantation dans ses propres souvenirs.

   senglar   
12/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour RuedeC,


En somme c'est la vérité sans fard que vous avez vue, et cette vérité si on peut la croiser quelque part c'est bien à Camden, quartier cosmopolite où chacun s'affranchit de la règle commune pour vivre selon ses propres règles ou plutôt sa propre liberté. Peut-être auriez-vous dû aborder cette femme, une punk au lu de sa chevelure, on devine que c'est une amoureuse vraie, de celles qui assument sans éprouver le besoin de porter un masque. Elle donne beaucoup à lire au vu de son visage. Oui, vraiment, un dialogue eût été intéressant.

Est-elle de ces femmes qui osent aller jusqu'au bout de l'amour et qui continuent d'aimer broyées ?

Alors elle a sa place à Camden...


senglar


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