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Poésie libre
RuedeC : Gros temps
 Publié le 07/07/21  -  3 commentaires  -  772 caractères  -  88 lectures    Autres textes du même auteur

J'ai longtemps attendu que l'orage passe…


Gros temps



Soir de juin
Mon cœur est une kermesse et soudain
s'ouvre un ciel immense qui déverse
un torrent de larmes

Au contrefort d'une église
j'admire les gueules ouvertes des gargouilles
elles noient les démons
elles me terrifient

Forteresse, ta pierre insensible
ne sait rien du feu des corps
ni des cœurs en cendres
grand mal lui fasse

Au contrefort d'une église
je me souviens d'une douleur insensée
dont le déluge me lave

Je ne sais pas si je connaîtrai la rédemption
le Ciel grand ouvert devant moi
mais je l'ai connue elle
et je t'ai connue toi

Je pense à toi au creux de l'orage
Ta main sur ma peau nue
Est tempête semblable.


 
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   Corto   
7/7/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
On vit avec ce poème la tempête des sentiments.
Les images sont bien choisies et évocatrices.

J'ai aimé dès la première strophe ce raccourci fulgurant entre "kermesse" et "torrent de larmes".
Et puis ces gargouilles dont on ne sait jamais si elles vous protègent ou si elles sont le danger extrême.
Bien aussi pour cette "douleur insensée dont le déluge me lave".

Au cœur de ce tourbillon les deux dernières strophes vont vers l'avenir mais les sentiments et les espoirs restent en "tempête semblable".

Un beau moment de vérité, de vécu juste un peu impudique mais dont le partage apporte quelque sérénité.

Bravo.

   papipoete   
7/7/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour RuedeC
J'étais si heureux ; aucun nuage entre toi et moi, puis cet orage qui ce jour noie mon coeur sous un torrent de larmes !
Réfugié au mur de l'église, je me confie à Dieu ; m'entend-il ? gagnerai-je un jour son Paradis où jamais les éléments ne se fâchent ?
NB je dirais, en connaissance de cause " c'est trop beau pour être vrai ! mon bonheur va-t-il durer éternellement ? " et patatras, la tuile ! et bientôt tout le toit qui sur la tête tombe inéluctablement... et au bout du tunnel, que jonchent ronces et épreuves diverses, la lumière un jour se rallume...
NB une histoire de coeur assez banale en somme, que tout un chacun connaît un jour au moins dans sa vie !
Et l'on se rattache à ce que l'on peut ; un ami, une icône, un arbre tatoué de deux coeurs enlacés...
Une réflexion où la parole se fait douce ou bien hurle au Ciel ; " pourquoi fais-tu cela ? que t'ai-je fait pour mériter tel supplice ? "
dans le seconde strophe, " j'admire " me semble inapproprié, convient plus à un état de béatitude ?
la dernière strophe est mon passage préféré

   Vasistas   
10/7/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut,
Oui gros temps, j’aime bien ce poème, tous éléments sont amplifiés par le choix de vos mots.
Le ressenti des émotions et le sensationnel de la scène se mêle très bien et se nourrissent l’un l’autre. Belle opposition des gargouilles qui se noient et du feu des corps.
Je ne saisi pas très bien la 5 ème strophe. Ce que je comprend c’est qu’il a des choses qu’on ne peut oublier, qui reviennent comme les orages d’été, une bonne rincée ça réveille à la vie, il y a un certain climat, océanique ?
Il n’y a pas ponctuation et c’est très bien, à part ce point final inutile à mon avis.
Bon moment de lecture, merci


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