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Poésie contemporaine
SaintEmoi : La plume
 Publié le 18/06/16  -  7 commentaires  -  1005 caractères  -  166 lectures    Autres textes du même auteur

Il est dit qu'elle porte les mots du poète, mais peut-être bien que c'est le poète qui la porte ou qui la portait et que maintenant, à force de n'être plus que très peu tenue, elle tombe. Peut-être.


La plume



Elle tombait légère tel un soupir aigu,
Blanche et silencieuse, descendant droit du ciel,
L’aile battant toujours, criant à l’air fendu
Des mots sans gravité aux rimes éternelles.

Elle passait devant moi d’une étrange manière,
Ô vaisseau fatigué par les lourdes années,
Esseulée maintenant et privée de matière,
Je la crois suspendue aux rêves surannés ;

Je la voyais descendre vers cette asphalte noire,
Misérable rejet de ces amours d’antan,
Résidu sacrifié à l’éternelle gloire
Que nos âmes perchées laissent mourir pourtant.

Quand la plume fanée se posa nonchalante,
Livrant son agonie à mon intime émoi,
J’entendis dans ma gorge une voix surprenante,
Le vestige d’un cri qui tisse tant d’émoi.

Depuis, dans les allées où j’enfeuille les mots,
Il m’arrive parfois d’attraper cette plume,
De me laisser guider par ses étranges flots,
M’échouant, maladroit, sur des hymnes posthumes.


 
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   Marite   
4/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une bien agréable lecture que ce poème sur la plume. Son image nous accompagne jusqu'au dernier vers.
Très belles expressions imagées telles la plume " ... légère tel un soupir aigu", puis " suspendue aux rêves surannés", " ... se posant nonchalante livrant son agonie à mon intime émoi"
Aucune rupture de rythme à la lecture.

   Pouet   
18/6/2016
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bjr,

Je trouve l'ensemble assez affecté, cela sonne trop "daté", je ne goûte pas trop à l'expression qui m'est apparue un brin grandiloquente. Le "poète" aujourd'hui est je crois plus ordinateur que plume d'oie...Je peux entendre la métaphore certes, mais bon et cela n'engage que moi, ce n'est pas le genre de poème que j'affectionne.

Ensuite, la rime "émoi/émoi", je n'en suis guère friand (mais cela est peut-être un clin d’œil à votre pseudo...), pas plus que des répétitions de "mots" "éternelle/éternelles" qui sont dispensables car elles ne me semblent pas se répondre mais plutôt être là par "défaut" d'autre chose, mais je me trompe peut-être. "criant/cri" aussi dans une moindre mesure. Pour "plume", bon, comme c'est le thème du poème...

Il y a pas mal d'expressions convenues aussi à l'instar de "descendant droit du ciel" (qui, pardon, me fait penser au petit papa noël..) , "rêves surannés", "amours d'antan", "éternelle gloire" etc...

Pour terminer sur une note positive, j'ai apprécié ce vers:
"Depuis, dans les allées où j’enfeuille les mots,"

Dans l'ensemble, bien sincèrement, je n'ai pas été transporté, ni par le thème, ni par la forme. Vous m'en voyez bien désolé.

Cordialement.

   MissNeko   
18/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

J aime beaucoup votre poème agréable à lire. Les images sont belles, les mots élégants. Belle manière de parler de le critère et de l inspiration du poète.
J aime :

Elle tombait légère tel un soupir aigu,
Blanche et silencieuse, descendant droit du ciel,

Ou encore :

Esseulée maintenant et privée de matière,
Je la crois suspendue aux rêves surannés ;

Dommage qu'il y ait deux fois éternelle et émoi.

Merci pour cette lecture agréable.

   Alexandre   
19/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour SaintEmoi... j'ai beaucoup aimé cet hommage à la plume d'oie bien plus poétique que nos claviers sans âme...
De très jolis vers, quelques belles images, un retour aux sources de la poésie comme je l'apprécie.
Dommage qu'on y trouve quelques malheureux hiatus et des répétitions facilement évitables, particulièrement ces deux "émoi" à deux vers d'intervalle...

Je pense que cet ouvrage gagnerait à repasser sur le métier pour gommer ces quelques imperfections !

Bonne continuation...

   Vincendix   
19/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Comme la plume au vent !
J’aime bien ces quatrains pour l’image qu’ils expriment, j’imagine la plume qui vient, à la fin de son long voyage dans les airs caresser l’asphalte et puis s’envoler un peu plus loin, au gré du vent.

   Cristale   
19/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Je viens encourager cette plume si vivante sous vos mots jusqu'à ce qui semble sa fin de vie "livrant son agonie à mon intime émoi"
...pourquoi pas, afin d'éviter la répétition de émoi à la rime très proche : livrant son agonie à cet intime "moi", le moi représentant le "je" du narrateur et "la plume" l' inspiration qui semble s'enfuir.
"Depuis, dans les allées où j’enfeuille les mots,
Il m’arrive parfois d’attraper cette plume,
De me laisser guider par ses étranges flots,
M’échouant, maladroit, sur des hymnes posthumes."

Quelques maladresses de ci de la dans la composition des vers mais je pense que cette "plume" a un bon potentiel et mérite des encouragements.
J'aime bien le premier, le deuxième et le dernier quatrain pour leur "lyrisme poétique".

   Marie-Ange   
20/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce très beau poème est vraiment très agréable à lire et à relire, il suggère tellement de belles images, très délicates.

Ce teste vous enveloppe de douceur, d'élégance, de légèreté, il vous envahit avec adresse par ces mots posés avec subtilité.

Je suis peu bavarde quand un écrit me comble, j'ai bien apprécié le fond comme la forme, je retiendrai cette dernière strophe :

" Depuis, dans les allées où j’enfeuille les mots,
Il m’arrive parfois d’attraper cette plume,
De me laisser guider par ses étranges flots,
M’échouant, maladroit, sur des hymnes posthumes. "

Comment ne pas être "séduit", il y a là une superbe expression "j'enfeuille les mots.", très émouvant.


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