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Poésie libre
saintsorlin : Venin de l'âme
 Publié le 25/04/19  -  12 commentaires  -  713 caractères  -  249 lectures    Autres textes du même auteur

La séparation, l’absence et le départ.


Venin de l'âme



Dehors, le matin attend les réponses à la lampe dérobée.

Je bois la lumière étreinte des pleurs vidés de larmes.
Je mange à l'écuelle du temps les reliefs de la nuit,
Repas éphémères des pendus lunaires.

Les doutes s'accrochent aux branches souples,
Miroir d'amour des peurs d'exil.
La sueur intime du départ souille la part des ténèbres.

La nuit écorce les sentiments.
Alors, je laboure le limon fertile des sens.
Mince, est la couche d'humanité.

L'oubli forge la mémoire.
Chaque mot divertit le vide, qui enfle, s'effrite.
Lave la pierre polie de nos chagrins.

Ton sang figé gonfle mon cœur encore et toujours.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   dom1   
8/4/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bel écrin d'écriture sur lequel on marche lentement et discrètement en ouvrant les sens, les plus primitifs et les plus sophistiqués. Bref, un bon moment de lecture bien structuré et finement ciselé où les mots de passage livrent un ensemble cohérent avec un sentiment qui prédomine, la disparition et son cortège de souffrance...

domi...

   Castelmore   
8/4/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Trop d’images hermétiques bloquent la lecture Ni la versification ni la ponctuation ne viennent en aide au lecteur.

   BlaseSaintLuc   
9/4/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
C'est magnifique, c'est hermétique, c'est magnétique et déroutant, c'est à la foi fusil et larmes.

"L'oubli forge la mémoire." "La nuit écorce les sentiments."
Concepts qui m'échappent

"Chaque mot diverti le vide, qui enfle, s'effrite."
Comment le vide peut t'il enfler si des mots viennent le divertir ?
De plus, il s'enfle ou il s'effrite. (c'est du en-même temps très dans l'air du ...)

Le reste du poème, je l'ai décrypté grâce à l'incipit (je ne suis pas sure d'avoir le bon fil, mais je mis tiens )

Je reste sur une hésitation pour apprécier correctement ce texte.

   Anonyme   
25/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Saintsorlin,

J'aime.

Pour la beauté des images : " miroir d'amour des peurs d'exil", " pendus lunaires" " la nuit écorce les sentiments" ...

Pour la mélancolie teintée de déréliction, pour la tentative ( qu'on dirait vaine ) du "je" à réagir face à l'âpreté du départ : " alors je laboure le limon fertile des sens" .

Même s'il reste mystérieux, ce poème m'a séduite.
Merci pour le partage.

   Provencao   
30/4/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
"Les doutes s'accrochent aux branches souples,
Miroir d'amour des peurs d'exil.
La sueur intime du départ souille la part des ténèbres."

Vous avez à mon sens un peu trop creusé les vers... et cela au final ne repose sur peu de choses.

le langage usité se heurte à l'incipit mais sans même l'effleurer. Les mots semblent flotter dans le vide et nous forcent à découvrir, à comprendre la profondeur du texte. Je n'y suis pas arrivée.


Votre écriture de ce fait, se détache de tout et ne saisit que le néant de l’acte qui la tient au réel dont vous vouliez arracher le mystère et abroger la distance.

C’est pourquoi je demeure réservée sur cette poésie.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Corto   
25/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quand la souffrance et le doute ont tout envahi, ils créent leur propre langage. On ne peut pas tout comprendre mais seulement ressentir.
C'est ainsi que je lis ce poème qui ne comptera ni sur ses rimes ni sur ses pieds cadencés.

Je vois avec plaisir ce beau vers: "Je bois la lumière étreinte des pleurs vidés de larmes": Oui il y avait lumière, oui elle a disparu; dans mes pleurs si abondants qu'ils ont épuisé mes larmes il ne me reste que le souvenir de l'étreinte qui me donnait lumière. Cette lumière désormais "étreinte" c'est-à-dire brisée.

Je remarque aussi cet autre vers "Chaque mot divertit le vide, qui enfle, s'effrite." La souffrance (le "venin") ne saurait s'atténuer avec des mots car je suis dans un vide total si douloureux, un vide qui enfle à l'infini à tel point qu'il finit par s'effriter si loin, si loin...là où il n'y a encore que le vide.

Reste-t-il un espoir avec cette "couche d'humanité" ?
Il est encore trop tôt pour le dire car "Ton sang figé gonfle mon cœur encore et toujours".

Voici un beau poème exprimant un ressenti de douleur, celui qui se moque d'être compris car il est intérieur, personnel, ravageur, non communicable du moins à ce stade.

Bravo à l'auteur.

   papipoete   
25/4/2019
bonjour saintsorlin
Je suis là, dans la même situation qu'hier, face à un texte dont la teneur m'échappe complétement !
Je comprend seulement qu'une mort est à l'origine d'un immense chagrin, mais le développement de votre rédaction, est pour moi trop métaphorique !
Je vois une belle écriture cependant, qui séduit ; aussi, je lui accorde le crédit d'être appréciée par plus érudit que moi !

   Anonyme   
25/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Je me suis employé à retrouver le sens dont l'exergue nous donne des indices ; la disparition de l'êre aimé.

Parmi cette multitude d'images - que je touve inégales - j'ai relevé:
" Je bois la lumière étreinte des pleurs vidés de larmes " les larmes son taries à force de pleurer (?)

" L'oubli forge la mémoire "

" Chaque mot divertit le vide, qui enfle, s'effrite. "

" Ton sang figé gonfle mon cœur encore et toujours " un beau vers final.

   Lebarde   
25/4/2019
Pourquoi faudrait il que le texte soit incompréhensible pour être beau et plaisant à lire?
Les images ne me parlent pas, le choix et l’association des mots me crispent ....le rythme et le sens poétique m’échappent.
En lecteur sans doute inculte mais honnête avec moi même et l’auteur j’ose dire encore une fois que je décroche.
À mon grand regret, je laisse le soin à ceux qui sont capables de comprendre et de s’enthousiasmer, d’exprimer leurs sentiments.
Désolé.

   Davide   
25/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour saintsorlin,

J'aurais beaucoup à dire sur ce poème. Mais je vais m'en tenir à l'essentiel.

Je le trouve très personnel ; l'auteur(e) a choisi des images originales et subtiles pour nous parler de ce départ douloureux ; on peut leur reprocher (à ces images) de s'enrouler sur elles-mêmes dans leur mystère, de ne pas vouloir parler d'elles...
D'ailleurs, je comprends mal l'incipit : "La séparation, l'absence et le départ". L'absence ne devrait-elle pas succéder au départ ? A moins que j'aie mal compris...

Tout est en finesse, en suggestions, grâce à de multiples figures de rhétorique : la personnification du matin qui "attend les réponses" ou de "l'écuelle du temps", des métaphores, dont ces "pendus lunaires" pour évoquer le désespoir, l'antithèse (?) de ces "pleurs vidés de larmes", très original etc.

J'ai beaucoup aimé l'image de la "nuit [qui] écorce les sentiments" là où on aurait attendu le verbe "écorcher", de même que l'étrange oxymore de "l'oubli [qui] forge la mémoire" éclairé par les vers qui suivent : plus le narrateur/la narratrice essaie d'oublier, plus il/elle se souvient.

Rien n'est laissé au hasard, et les images, pour peu qu'on veuille les effeuiller du bout des doigts, délicatement, nous révèlent leur secret, le chagrin qu'elles renferment.

Même si je regrette un peu cet aspect tortueux et difficile d'accès, je dois reconnaître que ce poème m'a plu, eu égard à sa belle écriture, sa forme, et la richesse de ses évocations.

Merci pour cette lecture,

Davide

   senglar   
25/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour saintsorlin,


"Ton sang figé gonfle mon coeur encore et toujours."
Partie mais toujours là en quelque sorte, irrémédiablement vu l'endroit où elle s'attache, le narrateur n'a pas fait son deuil de la séparation, il ne s'est pas reconstruit.
Le poème parle du matin mais il est consacré majoritairement à la nuit.
Le poème parle de l'oubli mais la pierre polie du chagrin est marquée au luminol.

Un" Venin de l'âme" qui est une jolie preuve d'amour. Que l'infortuné rattrape sa Juliette, qu'il lui bigophone, qu'il lui offre des bonbons (il aura peut-être plus de succès que Brel) lol; Le "Venin" est ici son propre antidote à condition de ne pas poser de questions et surtout de ne pas y répondre.

Ceci dit on a connu plus gai... mais c'est bien connu :
"Les plus désespérés sont les chants les plus beaux
Et j'en sais d'immortels qui..."
Euh... il est quand même un peu froid votre poème hein... glaçant... Ben oui... réfrigérant... Ben oui aussi...

Rattrapez le coup ! Au boulot !


senglar

   jfmoods   
25/4/2019
On imagine très bien le locuteur / la locutrice debout devant sa fenêtre, auscultant le paysage à la recherche d'une improbable clarté. Si une aube doit se lever, ce n'est certes pas celle du coeur. Non. À revers de toute cohérence temporelle, c'est le crépuscule de l'âme qui s'impose, serrant dans ses griffes la proie du souvenir amoureux. Cinémathèque usée, redondante, obsédante, qui déverse son chagrin, s'abîme sur les écueils d'une plasticité perdue.

Merci pour ce partage !


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