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Poésie libre
senglar : Révélation
 Publié le 26/04/19  -  19 commentaires  -  760 caractères  -  384 lectures    Autres textes du même auteur

Sur la route de Damas...


Révélation



Il y en a qui pleurent
sur l'ours blanc
famélique
sur son haillon de banquise
Moi je pleure sur le phoque
aux yeux coulées
de billard
exorbités
Je pleure sur les blanchons
qui pleurent
comme des otaries
canadiennes
Eaux taries


Et j'abomine les focs
des Tours du monde
aux e.toiles


Il y en a qui pleurent
sur les chats écrasés
au bâbord des fossés
Moi je pleure sur les tourterelles
hochets brisés
dévorées tétanisées
avec leur collier de perles grises
et bleues
pigeonnées
Gris-bleu


Et je rêve
d'amour de par le monde
sans ours ni chats
sinon de Pompon
ou de jade


 
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   Donaldo75   
26/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour senglar,

Il semblerait que je sois le premier à commenter ce poème. Eh bien, j’en suis ravi car je le trouve très réussi, du vrai libre inspiré. Je tiens à souligner ce dernier point, l’inspiration parce que je lis sur cet espace trop de poèmes à la forme parfaite mais au manque d’inspiration – trouver un thème n’est pas de l’inspiration, un peintre en bâtiment peut trouver un thème et essayer de peindre à la Andy Warhol – surtout dans la poésie classique qui laissent beaucoup de place à la prosodie, du moins dans les commentaires que je lis ici – mais la confrérie des peintres en bâtiment est assez grégaire – un peu trop souvent à mon goût. Je ferme la longue parenthèse.

« Il y en a qui pleurent
sur l'ours blanc
famélique
sur son haillon de banquise
Moi je pleure sur le phoque
aux yeux coulées
de billard
exorbités »

Tout est bon dans le cochon, me disait ma grand-mère. J’adore cette phrase qui montre à quel point nous sommes, nous pauvres homo sapiens, de grands carnivores sans cœur. Et justement, ce poème a du cœur. Et il est original. Il y en a qui pleurent sur la fin de la poésie classique, moi je pleure sur la forme libre au découpage bruyant, au vocable illogique, aux myriades de mots.

« Et j'abomine les focs
des Tours du monde
aux e.toiles »

J’ai adoré ce passage. Pour fêter ça, je vais me priver de télévision – Ah, BFM TV et sa télé-réalité tous les samedis depuis plusieurs mois, avec des candidats habillés en jaune face à des candidats habillés en bleu – ce vendredi soir et peut-être même le samedi. Je lirai de la poésie libre, libérée des contraintes et du qu’en dira-t-on.

« Et je rêve
d'amour de par le monde
sans ours ni chats
sinon de Pompon
ou de jade »

Quelle belle fin. Pouvais-je-rêver de mieux ? Pas sûr.

Bravo et merci pour ce moment de liberté retrouvée.

Donaldo

   Vincente   
26/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Senglar,

J'ai lu un titre m'annonçant une révélation, mais j'ai d'abord lu dans ce poème une interpellation. Il faut de fait arriver à la toute fin pour toucher le sens de la dernière strophe et apercevoir, comme dans une réflexion la révélation envisagée.
Quand je dis "toucher le sens", il ne faut pas non plus rêver, on ne parle pas d'une affirmation tangible, non ici il s'agit d'une espérance d'un poète de combat ; il emploie pour cela une formulation surréaliste (mais n'évoluons-nous pas en plein surréalisme écologique ?...), onirique, où les mots s'extraient de leur sens premier pour, dans un enchaînement bien libéré, s'entendre émettre la douleur et en final l'amour de l'harmonie et de l'utopie. La réussite est dans ce sursaut improbable où les mots ont leur sens écartelé comme les animaux pris dans les mailles de nos inconséquences environnementales. Ainsi ce "phoque aux yeux coulées de billard exorbités", ainsi ces "blanchons qui pleurent comme des otaries", ainsi ces "focs des Tours du monde aux e.toiles", jusqu'à ces "tourterelles hochets brisés… avec leur collier de perles…pigeonnées Gris-bleu".

Ce texte, sous ses abords affligeant de banquise en détresse, de mer entoilée de plastiques et de ciel aux oiseaux abîmés, affirme pourtant avec force sa conviction, un écœurement face aux outrepassements de la société de consommation.

Avoir mis à mal son texte de la sorte, en déstructurant les formulations pour signifier la déstructuration de la nature agressée, voilà une singulière entreprise. Bravo d'avoir choisi ce chemin pour dénoncer, mais sera-ce suffisant comme révélation ? Hum, je crains que l'originalité de cette puissance littéraire ne soit pas celle qui rassemble le plus grand nombre, pourtant indispensable. Pour ma part cependant, j'ai été convaincu par ce texte audacieux et généreux.

PS : au fait pourquoi la route de Damas en exergue, j'ai raté un truc ? :((

   Corto   
26/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Senglar,

Aucun doute la forme de ce poème est sympathique même si l'auteur a cédé à quelques facilités inutiles: "otaries" puis "Eaux taries" qu'on verrait bien dans un San-Antonio (dans la bouche de Bérurier évidemment).

Votre déclaration d'amour aux phoques exclue trop sévèrement les ours blancs que j'aime bien, moi.

Vous pleurez sur les chats et sur les tourterelles: bon là d'accord je fréquente volontiers les deux que je trouve très sympathiques.

OK mille fois, on se passerait volontiers des "focs des Tours du monde" mais avec tout çà on ne va pas loin pour un monde plus vivable et plus sympathique.

Qui pourra contester votre conclusion "je rêve d'amour de par le monde" ? Mais ne manque-t-il pas une seconde moitié à ce poème pour développer ce "rêve" ? C'est peut-être là qu'on aurait pu parler de "Révélation".

Personnellement j'ai bien aimé cette lecture mais je reste sur ma faim.
Merci.

   leni   
26/4/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour SENGLAR
Dans ton écrit je me sens pris à partie habilement Tes filets prennent à témoin des images qui décrivent la lente destruction de la planète
C'est la faute à la consommation

Je cite quelques images qui me frappent et donnent le ton

Il y en a qui pleurent
sur l'ours blanc
famélique
sur son haillon de banquise
Moi je pleure sur le phoque
aux yeux coulées
de billard
exorbités

Suivent les chats écrasés Les tourterelles..

Et là TU prends le grand virage de l'espoir


Et je rêve
d'amour de par le monde
sans ours ni chats
sinon de Pompon
ou de jade

C'est ta minute de vérité J'espère qu'elle sera celle de beaucoup d'entre nous C'est superbement amené Tu as le talent d'un prestidigitateur Mes respects mon AMI AMITIES


Je ne m'y attendais pas ET ce fut un plaisir

   Curwwod   
26/4/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'en connais à qui ça va faire plaisir, je dois dire que ce poème en libre est d'une lecture très enrichissante et très agréable. Cela prouve que l'on peut le pratiquer sans être ésotérique ou abscons.
En attendant votre écoeurement, votre colère et votre tristesse face à la destruction organisée de notre bien commun par les avidités incontrôlées de l'humain touchent juste, avec des images parlantes et qui sollicitent la sensibilité.
"Et je rêve
d'amour de par le monde"
bien sûr, tout le monde hommes et bêtes, mers et forêts devraient pouvoir compter sur cet amour et le respect corollaire que vous appelez de vos voeux. Sans doute aussi n'est-ce pas suffisant, parce que pour l'action résolue dans ce sens le monde attendra encore longtemps jusqu'à ce que l'homme change en profondeur et que les mauvais génies disparaissent.

   PIZZICATO   
26/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Oui, il y en a qui pleurent sur tous les animaux victimes de la méchanceté gratuite, de la cupidité et tous les travers des êtres humains envers leurs souffre-douleur.
Je pleure aussi sur la nature dépecée.

De bonnes images, comme :
" sur son haillon de banquise "

" Moi je pleure sur les tourterelles
hochets brisés "

"Et j'abomine les focs
des Tours du monde
aux e.toiles ".Un + pour ce passage.


" Et je rêve
d'amour de par le monde ". Il me semble, que le monde, hélas, ne choisit pas cet objectif...

Intéressante lecture.

   hersen   
26/4/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Oh bon sang ! moi qui ne suis spécialiste de rien, je me prends un coup de bôme dans la figure, car je suis embarquée dans ton tour du monde.

C'est un libre dans toute la splendeur de cette catégorie : des images, des double-sens, tout est permis tant que cela exacerbe. et là, je suis servie.
Parfois je suis jalouse. je sais, c'est pas beau.

par ex (parce que je ne peux pas tout citer non plus ) :

haillon de banquise...

hersen sans voix

   papipoete   
26/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour sanglar
Il y en a qui pleurent sur l'ours blanc, les chat écrasés...sur la route de Damas ! Sûrement des " voyageurs ", car là-bas il y a bien d'autres sujets à verser des larmes !
Il y en a qui pleurent à tout sujet ; dramatique comme celui d'imaginer le sexe du futur bébé de Megan, et moins cruel comme d'avoir un repas servi lors d'une maraude...
Il y en a par contre qui ne pleurent jamais ; glandes lacrymales bouchées ou coeur de béton !
NB je suis sûr que sous ces airs d'ironie, l'auteur verse de vraies larmes sur le " tourterelles/hochets brisés " !
Mais avec lui, je rêve " d'amour de par le monde...avec des pompon "

   Cristale   
26/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quelle que soit la forme, quand c'est bien écrit, c'est bien écrit et ça se remarque, quel que soit le fond, quand il me touche, il me touche alors une belle écriture dans un poème qui me touche il ne m'en faut pas plus pour apprécier ma lecture et le talent de l'auteur.

Quelques jeux de mots : "otaries" "eaux taries" et pourquoi pas ? C'est subtil et ça a son vrai sens ici.

"Sans ours ni chat
sinon de Pompon
ou de jade"

Et oui, les ours blancs sculptés de l'artiste François Pompon, et les figurines de chats en jade que certains collectionnent...eux ne souffrent pas de l'extermination du monde vivant causée par les humains.

Il y en a qui pleurent...

Merci Senglar.

Cristale

   Anonyme   
26/4/2019
Bonjour Senglar,

Il y en a pour toutes les lamentations dans votre poème, pour tous les goûts.
L’ours blanc, le phoque, les otaries, les tours du monde en direct aux voiles publicitaires, les chats écrasés, les tourterelles. En évoquer quelques-unes c’est les évoquer toutes. Alors, saurons-nous faire notre chemin de Damas et nous convertir enfin à la raison sinon au cœur ?

Vos textes, comme vos commentaires d’ailleurs :) fonctionnent souvent par ellipses, au-dessus desquelles il est parfois difficile de faire des entrechats sans craindre de se casser la figure. Ça n’est pas une poésie pour petits rats, privés ceux-là de votre bestiaire. Avec vous, plutôt qu’au foc, j’ai tendance à avancer à la rame.

Autant vous le dire, une chose sacrifie d’entrée votre texte à mes feux poétiques : le calembour otaries/eaux taries. Je déteste les calembours en poésie, et suis heureux de rejoindre encore Victor Hugo ailleurs que dans Notre-Dame. Il y a dans ce calembour une telle facilité scolaire, que je m’attendais à voir un élève lever le doigt en disant : « Ça y est maîtresse, j’ai trouvé ! » Attention, l’intelligence de certains lecteurs pourrait se sentir offensée. Il en irait tout autrement si vous aviez laissé le soin à ces lecteurs-là d’établir eux-mêmes la liaison des deux. Otaries suffisait, Eaux taries est de trop.

Pour le reste, j’ai apprécié dans l’ensemble, comme souvent en vous lisant, la construction cubiste de vos images. Je ne cherche plus à les mettre en ordre, comme je ne cherche pas à redresser un Picasso. Alors des fois ça me plait, des fois je passe vite à la suivante, de peur que la réserve de lumière ne se gaspille en chemin. On est dans un jeu d’ombres et de lumières. Mais je ne trouve pas toujours l’une ou l’autre forcément là où j’aimerais la trouver (exemple du calembour). Par contre, j’apprécie qu’après e.toiles vous n’ayez pas précisé : des réseaux internet.

Je ne suis pas étonné de retrouver Pompon, vous qui prenez souvent soin de dissimuler votre érudition derrière des jeux de mots trompeurs.

J’ai bien aimé : « Moi je pleure sur le phoque aux yeux coulées de billard exorbités ».
J’ai été un joueur de billard français assez moyen, très loin des champions belges de vos contrées, mais cela m’a permis d’apprécier les billes toutes rondes du phoque et les coulées de billard. Chez moi, s’agissant de billard, le mot coulé est masculin. Pour les néophytes, il s’agit de frapper la bille de tir « bille en tête », c’est-à-dire sur le haut, de façon à ce qu’elle coule derrière la bille frappée, prenant le même chemin. Avec un peu d’imagination on peut effectivement y mêler un phoque avec des yeux ronds qui s’entrechoquent de stupeur devant un massacre imminent, créant ainsi un coulé de pleurs. Pour le prochain, je vous préviens, je suis nul en Badminton.

Je ne suis pas sûr d’avoir compris la morale ni le curseur d’une possible ironie. J’ai du mal, venant de vous, à me contenter du banal sauvetage des animaux en péril. Pour ma part je retiens l’idée que vous nous mettez en garde contre les petits apitoiements de chacun pour sa petite cause animale. Vous, vous nous dites qu’il faut voir plus grand, qu’il faut rêver d’amour de par le monde, et qu’en quelque sorte le reste suivra. L’amour de par le monde, ce serait ça le chemin de Damas qu’il nous resterait à emprunter. J’approuve cette conversion, j’ai toujours préféré Paul à Saul.

Situant le niveau d’incompréhension de votre poème à 70%, je suppose que vous devez vous marrer en me lisant.

A vous dont chaque Passionnément fait perdre une plume à l’auteur, je n’ose même pas donner le détail du plumage que je vous offre :))

Cordialement, cher Senglar si bienveillant. Vous êtes un perpétuel réconfort pour les humbles poètes que nous sommes.

FrenchKiss
dont le niveau ne cesse de monter

   Robot   
26/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sanglar tel Saint Paul nous dévoile son chemin de Damas au détour d'une épitre écologique et animalière surprenante de poésies douces-amères dont les jeux de mots soulignent la conséquence de choix matérialistes sur la nature (animalière ici). Prendre aussi en métaphore le parti du faible contre le plus fort. (Blanchons contre ours blancs - tourterelles opposées aux chats.)

Son épitre aux oniriens mâtinée de Saint-François ne dit pas autre chose que les évangiles: Rêve d'amour universel. Telle est la révélation. Ainsi-soit-il.

EDIT: J'ai rédigé ce com avant d'avoir lu celui de Frenchkiss (et les autres) Mais le lien avec Saint Paul m'avait frappé d'emblée.

   Davide   
26/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour senglar,

Une petite remarque grammaticale : en écrivant "perles grises
et bleues", on signifie qu'ils y a des perles grises et des perles bleues, mais aucune perle ne contient les deux couleurs conjuguées.
En revanche, "perles grise et bleue" (adjectifs de couleur au singulier) signifie que toutes les perles contiennent les deux couleurs à la fois.

A part "Eaux taries"/'otaries" plutôt lourd, le poème est très bien rythmé. Son "flow" (sans jeu de mots) coule habilement dans ces vers courts bien menés maillés d'une tendresse particulière.

Je ne vais pas m'étendre en paragraphes, j'imagine que tout a déjà été évoqué dans les autres commentaires (je ne lis que rarement les autres commentaires avant de commenter moi-même !).
Je tenais simplement à féliciter l'originalité du poème et des jeux de mots (belle façon de renouveler la poésie d'aujourd'hui) et les références religieuses qui éclairent le poème d'un "exotisme" savoureux.

Un vrai bon texte ! J'ai bien aimé !

Merci du partage,

Davide

   Castelmore   
27/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Frappé par l’éclair sur la route de Damas,
Désarçonné, à terre, sous le choc de la Révélation ...
l’image de Saul est à ce point connue que révélation et chemin de Damas sont devenus en quelque sorte synonymes.

Alors...le lecteur que je suis attendait un choc, ou pour le moins la puissance d’un message extra-ordinaire...

Rien de tout cela n’apparaît ... alors pourquoi ce titre qui a pesé sur toutes mes lectures de ce texte par ailleurs alerte ( au double sens adjectif et substantif), aux images à la fois sensibles, décalées et pleines d’une poésie « enfantine » au sens de « mots d’enfants » .

Comme l’a noté Robot l’ensemble du message est plus proche de saint François d’Assise que de saint Paul...

Mais peut-être la dernière strophe contient-elle le vrai message ...
la révélation ? ...

Arrêtons de prendre la défense de telle cause plutôt que de telle autre, y compris animale,
Ainsi, les ours et les chats sont les prédateurs, le blanchon est alors le symbole de l’innocence, et la tourterelle celui de la Paix ...

et battons nous pour l’essentiel l’amour... (sans se faire « pigeonner » ) ...

et tout le reste en découlera ... (?)

   Provencao   
27/4/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je viens de découvrir votre texte avec beaucoup de plaisir.


Cet appel pathétique de la devastation habille du voile coiffant des représentations humaines, l’image dépecée d’une débâcle humaine.

Dans le "grave" du poème" la pensée s’ajuste à la laideur et apprivoise ce dehors en se le figurant comme témoin de la souffrance de la nature.

La révélation devient alors une métaphore de l’esprit où pleurent des espérances englouties.

J'ai beaucoup aimé cette présentation nous livrant les gouffres de la psyché humaine.

Au plaisir de vous lire.
Cordialement

   STEPHANIE90   
27/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Senglar,

Une magnifique poésie libre qui interpelle et nous emporte dans les méandres de la réflexion personnelle, tiraillée par toutes les misères du monde sur lesquelles il faudrait pleurer où plutôt agir, et notre vision de l’humanité.
Juger la décadence de l’homme est un passe-temps pour le commun des mortels plus facile que de se remettre en question. Je devrais peut-être faire un tour au jardin d’ Eden et demander à Adam et Eve ce qu’ils pensent de l’amour de part le monde ?!? Est-ce la solution miracle à tous nos problèmes environnementaux ?
Car vivre d’amour sans eaux fraîches est une belle hérésie... sourire
Vous le dîtes avec tellement de conviction que je suis presque convaincue !

J’ai beaucoup aimé la formulation « qui pleurent sur l’ours blanc famélique sur son haillon de banquise » et « j’abomine les focs des tours du monde aux e-toiles. »

PS : Sur la route de damas ??? Sadd.. ? ; facétieux Satanas (rire)

StéphaNIe, songeuse

   TheDreamer   
27/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un thème difficile que celui de la souffrance animale. Récemment la France lui a enfin reconnu une sensibilité. C'était le moins qu'il était possible de faire face au lobbying de l'industrie agro-alimentaire qui tentait depuis longtemps et systématiquement d'empêcher toute législation.

Oui, l'image affreuse "des ours blancs faméliques" migrant sur des timbres de banquise est un déchirement moral. Magnifiques animaux réduits à piller les rues des stations polaires et des villes enneigées pour dénicher un semblant de pitance. L'homme ne respecte rien. Il tue toujours davantage cette nature qui lui est tout et sans laquelle il est lui aussi condamné à terme à disparaître.

Oui, ne plus voir les animaux ; qu'ils n'aient jamais existé, plutôt que de les voir exterminés ainsi.

Merci.

   emilia   
27/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un texte libre qui revendique sa liberté de ton et son jeu de langage quand l’auteur affirme son style et sa singularité (calembours otaries/eaux taries, homonymies phoque/foc, modernité e.toile…) nécessitant plusieurs lectures pour tenter d’en saisir les subtilités et dont le message se négocie avec le lecteur au fur et à mesure des réflexions qu’il suscite, avec les deux strophes principales construites sur cette double anaphore : « Il y en a qui pleurent… Moi je pleure… », en se cristallisant sur une image saisissante concernant l’ours blanc fournie par une actualité toute récente (d’une maman ourse avec son petit partant à la dérive sur un minuscule morceau de banquise…), qui réunit à la fois un effet d’alerte urgent et le ressenti d’une émotion très forte devant ce constat d’impuissance dû aux bouleversements climatiques causés par l’homme…
Les sujets faisant verser des larmes ne manquent pas et l’on assiste à une réaction en chaîne, alors comment s’étonner si le poète « rêve d’amour de par le monde », un amour associé à la créativité artistique, ce que l’homme produit de meilleur, à travers la sculpture de Pompon ou la joaillerie liée à la pierre de jade, à la fois symbole de vie éternelle et chassant les esprits négatifs…, ainsi que le beau message biblique de la révélation dans le titre, quand « Jésus fait comprendre à Saul qu’en persécutant ses disciples, c’était comme s’il le persécutait lui-même… ; un grand merci à vous pour ce partage riche de sens et de spiritualité et comme une bonne leçon d’amour et de paix à méditer en formulant le vœu pieux « de rendre à chacun la vue afin qu’il soit rempli d’esprit sain, à la façon de St Paul… » !

   Aconcagua   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Senglar
Un poème à lire en prenant à peine sa respiration tant il se déroule tout seul, puis à relire avec plaisir.
Ce texte est vraiment une belle réussite, j'ai juste un peu tiqué sur les jeux de mots mais comme l'écriture est belle, tout passe.
Amicalement

   alvinabec   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Senglar-Brabant,

De ce poème je retiens la malice, voire la drôlerie alors même que 'je' pleure sur l'état du monde.
Outre cela ce sont les vers ( qui semblent si simples) de par leur musicalité et leur 'coloration' qui amplifient l'effet.
A vous lire...


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