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Poésie contemporaine
shlama : Temps de trêve
 Publié le 31/03/20  -  4 commentaires  -  1765 caractères  -  70 lectures    Autres textes du même auteur

Dans l'horreur d'une guerre, la trêve réenchante les cœurs pour les êtres chers laissés aux foyers.


Temps de trêve



Douce ingénue reine des temps,
C’est d’une senteur si subtile,
Que tu ensorcelles l’idylle,
D’une affable trêve d’amants.

Puis, fou d’espoir d’une envolée,
De tes attributs somptueux.
Faste de ton corps plantureux,
En étreinte à peine voilée.

Douceur d’ivresse de l’esprit,
Halo en mine radieuse,
De beauté honorée si pieuse,
Dont je suis par bonheur épris.

Viens ! Reste en nos belles âmes,
Je t’en supplie n’efface pas
Mes souvenirs pour le trépas,
Essence d’une vie en flammes.

Gît la fin d’un rêve plaisant
Sous la pluie d’infâmes mitrailles.
D’une peur bleue en mes entrailles,
Tu fuiras ce jour déplaisant.

Devant ces horreurs d’une guerre,
D’un vil métal devenu roi.
De batailles en désarroi,
De ces grands frères de naguère.

Que me sourie si tendrement,
Au loin de moi, ton doux visage
Pour tuer le mauvais présage,
Me suppliant allégrement.

Suis-je bien fauché à cette heure ?
La vie m’envie ? Je ne le sais
D’une vie de mort sans essai,
Qui s’invite dotée d’un leurre.

Par ce vil insecte de plomb,
Brûlant soudain en une faille,
De mille feux d’une ferraille
Je tombe de peur sans aplomb.

Amour, voilà que je te quitte
Tellement vite, mais je t’aime
Sous ces chrysanthèmes de roi,
Qui clament nos âmes en fuite.

Ta silhouette estompe le grain
De ces belles brumes rosées,
Reflet de tes larmes posées,
Sur ta douce peau en chagrin

Mon amour, sèche donc tes larmes
La mort devient douce en mon cœur
Éprouve vite cet honneur,
Nul feu ne sortit de mes armes.


 
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   Davide   
31/3/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour shlama,

Ce "temps de trêve" augure un petit regain d'espoir dans une période tragique de l'histoire humaine. J'ai bien aimé l'écriture fébrile, empressée, passionnée (dans le moule d'octosyllabes) car le temps nous est compté…

Les trois dernières strophes sont assez touchantes, toutes embaumées de pudeur et d'acceptation, malgré le drame, à tel point que le mot "douce" vient qualifier la mort autant que la peau de la bien-aimée.

En revanche, j'ai trouvé "compliqué" tout le reste du poème ; la narration pâtit d'une ponctuation maladroite, d'une syntaxe parfois brimbalante et, surtout, d'un point de vue hésitant : qui s'adresse à qui ? Par exemple, je n'ai pas compris qui était cette "reine des temps" dans le premier vers ? La trêve ? La bien-aimée ?
De plus, les strophes 2 et 8, en particulier, me paraissent bien mal formulées, la première en raison de l'absence de verbes, la deuxième en raison d'une écriture bien emberlificotée :

"Suis-je bien fauché à cette heure ?
La vie m’envie ? Je ne le sais
D’une vie de mort sans essai,
Qui s’invite dotée d’un leurre."

Reste une histoire touchante, une histoire vraie, un poème à la belle intention en la mémoire de milliers d'hommes morts au combat et de femmes endeuillées. Merci du partage !

   papipoete   
31/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour shlama
" ma mie, entends l'ultime prière que je te dédie ; je n'ai aimé que toi, et tu apparais là devant moi, alors que la mitraille s'est tue ; et j'entends encore tes mots-doux, tes soupirs...et je meurs sans peur de la faucheuse, mais si triste de ne jamais te revoir sur Terre ; avant que la nuit se fasse dans mon âme, sache que jamais je n'ai tué alors que le feu de l'ennemi me prend la vie ! "
NB j'ai résumé, je pense ne pas m'être trop éloigné de l'idée de l'auteur ? Une trêve oui, une trêve de la dernière heure arrivée, qui dut étreindre bien des soldats plus que la plaie exangue, quand une rafale ne tuait pas sur le coup !
je vous ai déjà lu précédemment, et bien que trouvant belle votre écriture, la jugeais beaucoup trop longue, à lasser le lecteur...
je vous lus ici jusqu'au bout du bout, et vois une ponctuation parfois aléatoire comme à la fin du 6e vers ( le point après " somptueux " est déconcertant ! )
parfois la préciosité du vocabulaire, ne sied guère au vocabulaire d'un amant éperdu, qui se meurt.
mais il faut absolument ( selon moi ) que vous sabriez votre texte, quitte à occire moult vers !

   Robot   
1/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien
L'écriture onctueuse et un peu surannée des vers correspond bien à l'ambiance de pause, d'espoir et de crainte mêlée qui parcourt le poème.
Je trouve bien quelques rimes appelées (faille tombe à plat et semble avoir eu du mal à tenir dans le vers un peu torturé pour l'accorder à ferraille.) mais dans l'ensemble il y a de beaux vers.

J'aime ces passages:
"Douceur d’ivresse de l’esprit,
Halo en mine radieuse,
De beauté honorée si pieuse,
Dont je suis par bonheur épris."

"Ta silhouette estompe le grain
De ces belles brumes rosées,
Reflet de tes larmes posées,
Sur ta douce peau en chagrin"

   BernardG   
9/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai trouvé émouvant ce poème en octosyllabes surtout le 2ème tiers particulièrement ces 3 quatrains:

Par ce vil insecte de plomb,
Brûlant soudain en une faille,
De mille feux d’une ferraille
Je tombe de peur sans aplomb.

Amour, voilà que je te quitte
Tellement vite, mais je t’aime
Sous ces chrysanthèmes de roi,
Qui clament nos âmes en fuite.

Ta silhouette estompe le grain
De ces belles brumes rosées,
Reflet de tes larmes posées,
Sur ta douce peau en chagrin

En réalité, pour écrire un tel poème, il faut je pense avoir été touché de près par ces moments de violence extrême liés aux guerres et c'est peut-être cela qui donne une authenticité touchante à votre travail.

J'ai moins aimé ce vers:
"D’une affable trêve d’amants"....dont je n'ai pas bien saisi le sens.

Un point m'a surpris, tout le poème est en rimes embrassées sauf le dixième quatrain !

Merci pour le partage

Cordialement

Bernard G.


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