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Poésie contemporaine
Shovnigorath : Obsidienne
 Publié le 15/04/20  -  7 commentaires  -  1280 caractères  -  127 lectures    Autres textes du même auteur

Émotion.


Obsidienne



Native de la terre, bénie par la lumière,
Cette femme obsidienne a un écrin pour peau,
Ses paumes ont leur mystère, hérité de ses pairs,
Ils tranchent de l’ébène en opales joyaux...

Il eut fallu des yeux papillonnant des ailes,
Pour apprécier le feu du sang rempli de lèvres,
Il eut fallu des mots d’exclusives voyelles,
Pour partager l’écho enivrant de sa fièvre...

Quand je l’ai rencontrée, dans les ombres nocturnes,
Vêtue de vaporeuses et étranges cothurnes,
Je suis resté figé croyant voir Aphrodite,
Mais c’était l’enjôleuse et mythique Lilith...

Les étoiles ont souri, fuyantes éphémères,
Et se sont mises en pluie pour être mieux coiffées,
Elles nous ont conté l’histoire des chimères,
Et nous ont escortés jusqu’à la Voie lactée...

Nous nous sommes aimés sur un vieux banc de sable,
En laissant nos empreintes aux langues de la mer,
Nous avons savouré la muflerie du Diable
Quand le fort de l’étreinte acheva sa prière...

Native de la pierre et d’un bain de poussière,
Cette femme obsidienne a l’ébène en sa peau,
Ses paumes sont si claires, si sucrées de lumière,
Qu’on les dirait phloèmes, ou lys en blanc manteau...


 
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   Lebarde   
30/3/2020
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Bonjour

Bien sûr la poésie autorise tout ou presque tout, mais j'ai beaucoup de mal à adhérer aux images proposées qui perdent trop souvent en crédibilité:
« il eut fallu des yeux papillonnant des ailes »???
« Pour apprécier le feu du sang rempli de lèvres »

Ou bien

« Les étoiles ont souri, fuyantes éphémères « 

Et puis bien d’autres tout aussi curieuse. Il faut suivre et moi j’ai du mal .

Sur la forme je n’ai pas trop compris ce panachage « complexe » des temps de conjugaison .

Afin vous avez compris je ne suis guère enthousiaste.
Désolé et bonne chance.

En EL

Lebarde

   Corto   
1/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ici tout est dans l'ambiance.
La richesse de l'expression rend humble le lecteur qui pourtant se sent captivé par un tableau qu'il n'arrive pas à pénétrer totalement.

D'ailleurs à l'unisson du lecteur le narrateur lui-même n'est pas sûr de tout maîtriser: "Il eut fallu des yeux papillonnant des ailes,
Pour apprécier le feu du sang rempli de lèvres".

Les "ombres nocturnes" comme "les étoiles" font preuve de complicité.
Chaque évocation (plutôt que 'description') est précieuse et souvent éblouissante.

J'apprécie particulièrement cette strophe centrale:
"Les étoiles ont souri, fuyantes éphémères,
Et se sont mises en pluie pour être mieux coiffées,
Elles nous ont conté l’histoire des chimères,
Et nous ont escorté jusqu’à la Voie lactée..."

Bravo pour cette "émotion".

   Provencao   
19/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai lu plusieurs fois votre poésie, afin d'en comprendre l'essence même.

J'y ai lu une sensibilité poétique très orientée vers le mystère qui entoure l'obsidienne, pouvant en certains vers apparaître comme une sémiotique inovatrice, une sémiotique affective et une sémiotique d'existence.

Beau recueillement du cœur, de l'âme, de la lumière, au plus intérieur de soi, les mots s'affranchissent de l'écho, presque en secret.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   papipoete   
15/4/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour Shobvnigorath
Cette femme obsidienne vous a littéralement ébloui, tant vos superlatifs garnissent ces vers, que sans érudition littéraire il est difficile de savourer !
Je comprends que c'est la plus belle, et même qu'elle pourrait venir du fond d'un abîme mythologique...
j'aime bien l'avant-dernière strophe, car c'est la seule dont le sens saute à mon esprit !
NB je trouve que l'emphase de votre vocabulaire, n'incite guère à vous lire aisément ; cela, plus la profondeur de votre sujet m'a fait vous perdre en chemin...
Texte réservé selon moi à un public averti ! ( mais sans image pouvant heurter la sensibilité de certains ! )

   Zeste   
16/4/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Cette femme est en vous, et vous êtes en elle! Toute la subtilité de la perception dans cette magnifique transcription de l'émotion et qu'on appelle poésie!
L'être est multiple et il ne s'affirme et n'atteint sa plénitude qu'au travers de son unicité, lorsque enfin, "il est deux"...
C'est une quête constante " de soi" à travers l'autre magnifiquement servie par l'érudition, la sensibilité et le talent de l'auteur.

   ANIMAL   
16/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très beau texte de désir et de séduction, intensément poétique, plein d'ombres et de lumières.

Ce poème est une brûlante déclaration d'amour. Les images sont mystérieuses et sensuelles mais les sensations s'interprètent aisément.

Les quatre dernières strophes ont davantage ma faveur même si l'ensemble me plaît. Je bute juste sur "phloèmes" qui me semble un terme peu adapté à cette belle poésie.

Un texte puissant.

   Myo   
26/4/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Shovnigorath,

Ravie de te croiser ici.
Un poème haut en couleur dont les images peuvent revêtir des atours un peu fantaisistes mais cela fait partie de leur charme..
Malgré tout, certaines formules m'échappent : " des mots d'exclusives voyelles... "
Mis à part pour la rime, je ne comprends pas le sens...

Mais l'attraction inspirée par cette égérie est palpable et le tout reste très cohérent.


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