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Poésie néo-classique
soledad : Préciosité...
 Publié le 01/05/11  -  8 commentaires  -  1668 caractères  -  99 lectures    Autres textes du même auteur

Romance sur un ton désuet...


Préciosité...



Je vous ai rencontré aux abords de l'automne,
Vous m'avez regardée longuement sans parler,
Au loin un ciel de pluie se noyait monotone,
Et mes yeux fatigués semblaient ensommeillés…

Vous m'avez murmuré un « je t'aime » inutile,
J'étais bien trop ancrée dans un marasme flou,
Où les mots de tendresse pour moi étaient futiles
Et les gestes d'amour d'un parfait mauvais goût…

Mais vous suavement, vous enrobiez d'ivresse
Ces regards d'un instant posés sur ma peau nue,
Et peu à peu le temps redonnait la joliesse
À mon corps endormi qui ne l’espérait plus…

Vous avez lentement défait ma robe fine,
Faisant tomber ainsi cette pudeur d'enfant,
Que jamais d'autres mains à la force assassine
N'avaient su deviner aux bords de mes vingt ans.

Je me suis défendue de succomber trop vite,
À cette odeur sucrée au parfum de bonbons,
Que votre bouche avide exhalait à sa suite,
Comme pour dans mon âme attiser les frissons…

Et je me suis donnée, comme on offre un cadeau
Vos reins étaient puissants, vous ignoriez les cris,
Que vierge effarouchée je poussais crescendo,
Vous m'avez investie, ne gardant que mes « oui » !

Quand subrepticement en lissant mes dentelles,
J'ai regagné enfin une once de vertu,
Vous m'avez dit « Chérie si vous étiez pucelle,
Je vous aurais croquée comme un fruit défendu »…

Et j'ai compris alors qu'une femme doit être
Amie, amante, épouse, tour à tour désirée
Et garder en secret un coin où voir renaître
Son désir pour le faire durer l'éternité…


 
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   Charivari   
10/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bon. C'est affiché d'entrée de jeu : romance, préciosité, désuet... Et c'est vrai que c'est tout cela à la fois. Mais le fait de l'avouer, ça ne rend pas forcément plus agréable ce ton romanesque, ou alors il faudrait un peu plus de dérision dans le traitement.

Donc, un texte plutôt bien écrit, (c'est fluide, ça coule assez bien, aucune formule ne parait artificielle) mais à l'instar de la morale (une femme doit être amie, amante épouse et garder en secret, etc) que je trouve tout à fait éculée, je n'adhère pas du tout.

   socque   
12/4/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
La partie proprement érotique m'a paru assez intense, de "Vous avez lentement défait" à "fruit défendu", le reste plutôt mièvre et convenu. Si la narratrice se déclare "vierge effarouchée", comment se fait-il que son amant lui dise : "si vous étiez pucelle" ? Elle n'était pas vierge, finalement ? La contradiction apparente m'a gênée.

Sinon, j'aime bien le marasme flou, qui fait un peu sortir des formules toutes faites : "ciel de pluie", "regards d'un instant", "dans mon âme attiser les frissons"...

   ristretto   
18/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien
il est vrai que l emploi du "vous" donne à ce poème une touche désuète,un ton précieux pour un récit plutôt cru somme toute.
mais j'aime beaucoup le "vous" !

sans être experte en rimes, ici une belle musicalité avec des rimes intérieures

je regrette le " Comme pour dans " un peu lourd à la suite..

au final,un bon moment de lecture

   Lunastrelle   
20/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Même si ce texte peut paraître mièvre (pas pour moi, je précise), je le trouve bien écrit et très agréable à lire. Bien sûr, il y a certains passages que je préfère parmi d'autres, notamment lors du passage à l'acte... J'ai bien aimé la manière dont le tout a été tourné, ce n'est ni vulgaire, ni à l'eau de rose...
Par contre, je n'ai pas compris pourquoi plus haut, la demoiselle est vierge, et pourquoi quelques lignes plus bas, c'est écrit "chérie, si vous étiez pucelle".

   pieralun   
1/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Soledad,

Il y a d'excellentes choses dans ce poème:

-- un rythme musical fait d'alexandrins, mais qui souffre par endroits de fautes qui viennent le rompre. Même lorsque l'on propose un texte en néo-classique, il faut trier les contraintes auxquelles on peut échapper. Si un phonème en "esse", tendresse par exemple, n'est pas élidé en milieu d'hémistiche, c'est tous le vers qui est entaché dans sa lecture. La prosodie est en grande majorité faite pour apporter de la musicalité au poème, il ne faut pas l'oublier.

-- d'excellents vers, simples dans les mots et la construction: les 3 premiers par exemple. Malheureusement, le 4eme vient endommager la strophe par sa banalité, son manque de continuité avec ce qui précède, sa rime sans aucun rapport avec celle du second vers.

le "mauvais goût " du 8eme vers est de mauvais goût. Il est incongru car en décalage avec le reste du vocabulaire employé.

la quatrième strophe est excellente. Mais la 5eme est lourde d'un manque de simplicité " la bouche avide qui exhale "....laissons cela aux ogres de Perrault et gardons
"N'avaient su deviner aux bords de mes vingt ans."

Voilà, le reste est à l'image de cette incohérence, mais le tout laisse entrevoir du talent à venir.

   Anonyme   
3/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne vais pas me perdre dans une analyse poussée. J'ai aimé, tout simplement; le rythme qui coule de source, les alexandrins finement travaillés et le thème gentiment érotique.
Un poème tout en délicatesse.

   Pascal31   
5/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une romance désuète, certes, mais qui fait grimper la température !
Quelques jolis vers, comme cette rencontre aux abords de l'automne, sous un ciel qui se noie, monotone.
Quelques autres dont je me serais bien passé ("et mes yeux fatigués semblaient ensommeillés", "vous m'avez investie, ne gardant que mes 'oui' !"...) mais dans l'ensemble, c'est un poème qui ne m'a pas laissé indifférent.

   alalea   
14/5/2011
pas certaine de suivre.
le début dit une chose et la fin semble en exprimer une autre.
mais la lecture est tentante.


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