Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Sorsal : Ne m'emmène pas à la piscine
 Publié le 18/06/21  -  7 commentaires  -  1136 caractères  -  127 lectures    Autres textes du même auteur

Un poème qui peut être aussi les paroles d'une chanson. Un désir d'absolu.


Ne m'emmène pas à la piscine



Je veux sortir des artifices
Des petits plaisirs en vase clos
Transformer la peur en complice
Pour oser me jeter à l’eau

Prendre le risque de perdre pied
Dans les profondeurs inconnues
Et rencontrer la liberté
Dans l’espérance disparue

Ne m’emmène pas à la piscine
Je veux la mer et l’océan
Respirer l’infini du temps
Quand les flots touchent au firmament

Affronter tempêtes et requins
Les vagues folles qui disséminent
Les frêles repères sans lendemain
Dans un chaos qui me fascine

Avoir la tête ébouriffée
D’un grand vent qui emporte tout
Me cramponner puis tout lâcher
Accepter la vie en remous

Découvrir en soudaine surprise
Un calme plat et violent
L’absence totale de la brise
Et le silence tout-puissant

Nager au-delà de l’horizon
En dépassant toutes mes limites
Pour venir au monde comme une chanson
Sur une plage de musique


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Corto   
18/6/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quelle belle surprise !
Ce poème respire la vie, l'énergie, la fougue, l'audace. Il affronte l'inconnu, il le défie.

A la vie il dit: même pas peur !

Je relève avec plaisir ces vers:
"D’un grand vent qui emporte tout
Me cramponner puis tout lâcher
Accepter la vie en remous".

Et aussi le final très beau:
"Pour venir au monde comme une chanson
Sur une plage de musique".

Grand bravo

NB: Peut-être l'auteur aurait-il pu éviter la "soudaine surprise" qui sonne bizarrement.

   hersen   
18/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il y a les mots profondeurs, inconnues, tempêtes, requins, les vagues folles, le chaos, la tête ébouriffée, la vie en remous.
Puis la découverte. nager au-delà de l'horizon.

Et on a un tout petit mot, piscine, et même si ça brille dans une piscine, sur un joli carrelage bleu, avec des couloirs de nage, qui ne dit pas forcément tout ce qu'on veut, à son opposé, mais qui dit surtout ce qu'on ne veut pas !

L'idée est très originale, un peu culottée aussi en section poésie. Et ça, c'est un fort bon point pour moi. Vous êtes un auteur qui s'est jeté à l'eau en dehors de la piscine, votre poème respire la dynamique de l'envie de la découverte, de la pêche, d'une soif sans fin (mais avec grand faim :)))

Bravo pour ce poème qui donne la pêche.

   papipoete   
18/6/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Sorsal
Ne m'emmène pas à la piscine, là où tout est surveillé, en vase clos ; des yeux humains et autres caméras surveillant mes moindres gestes...
Je veux la liberté et le danger de la Grande Bleue, et affronter les rouleaux et vagues scélérates, la tempête qui se lève et... plus rien, le silence comme avant mon premier cri quand je vins au jour...
NB une ode à l'envie d'oser, d'affronter la vie non aseptisée, quand à l'image du flux et reflux de la mer, on prend des claques à tomber par terre... mais on se relève plus fort ; oh quelques éraflures aux genoux, drossé que l'on fut sur le sable mouvant...
NBB j'étais ainsi à n'avoir peur de pas grand-chose ( les vagues de la mer en particulier, où je plongeais gaillardement... sans savoir nager ! jusqu'au jour où dans une piscine de 1 mètre d'eau, un AVC faillit me noyer ! ) depuis lors, plus jamais je n'entrai dans quelque eau que ce soit... c'était en 2015 !
voici un texte fort où l'on apprend à perdre le costume de mauviette, mais " faut s'pousser et avoir des c... !
la strophe " affronter tempêtes... " est mon passage préféré

   Miguel   
18/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'espace préféré au confinement, la mer à la piscine comme la lande au jardin. De l'air, de l'air, du mouvement libre et la solitude avec l'ivresse qui va avec, plutôt que la clôture et la promiscuité. Les parois du bassin sont bien étouffantes comparées à l' "au-delà de l'horizon". Ce poème est un grand bol d'air pur et vivifiant.

   Castelmore   
18/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Poème de jeunesse ?

Ode à la vie, pleine de fougue, de puissance, et d’originalité.
Mais la jeunesse et l’énergie ont aussi besoin de se ressourcer...
plage et musique ...?

dont l’image peut aussi représenter une renaissance au sortir d’un grand nettoyage océanique!
Image de l’homme neuf débarquant sur une terre vierge... oui mais attention à la dépression, Robinson !

Un très bon moment de lecture.

En ce qui concerne la rythmique, je verrais bien la suppression de « pour » au début de l’avant dernier vers.

Bravo
Castelmore

Édit après une quatrième lecture... je plussoie à la beauté de certains vers et la pertinence du propos

   BlaseSaintLuc   
18/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
La passion version marine , les pantoufles n'aiment pas l'eau de mer, il y à de la fraîcheur Oceane , des vagues , des tourbillons , pas d'eau saturée de chlore , préférence aux embruns , aux algues brunes .
Il y à eu au pays d'oniris des gens qui vous aurez mis ça en chanson ,
Allez,je vais mouillé le maillot pour vous dire que l'eau est bonne.

   Lariviere   
19/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Ne m’emmène pas à la piscine
Je veux la mer et l’océan
Respirer l’infini du temps
Quand les flots touchent au firmament"

Un titre bien curieux qui prend tout son sens à la lecture de ce poème.

Il y a un air de liberté qui souffle dans ces lignes, un air à la fois léger sur la forme et profond sur le fond...

J'ai bien aimé ma lecture de ce texte que je trouve réussi...

Bonne continuation et merci pour la lecture !


Oniris Copyright © 2007-2020