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Poésie contemporaine
StayinOliv : Madrigal équivoque
 Publié le 14/04/16  -  9 commentaires  -  1240 caractères  -  224 lectures    Autres textes du même auteur

Un madrigal inspiré des Fleurs du mal, mais si celui-ci n'est pas triste il ne se réfère pas au Bien non plus.


Madrigal équivoque



Mon amour, tu sais ton étreinte,
Pourtant forte au premier abord,
Regorge d’une telle crainte,
Qu’elle ne peut s’avérer feinte.
Je suis le seul maître à ton bord.

J’aime sentir ton corps qui tremble,
Et l’accabler sous tout le poids
Du silence qui désassemble
Ton bonheur et le mien ensemble.
Je suis le seul à jouir sans voix.

Veux-tu goûter à ma morsure ?
Cette singulière douleur
Qui te tourmente ou te rassure
Sera-t-elle une autre blessure,
Ou la preuve de ma chaleur ?

Oh, non rien ne me plaît autant que ta détresse.
Chut ! Mon pauvre amour, ton angoisse est ma maîtresse !

Quand l’ardeur s’unit à la peur,
Quand mes yeux restent aussi vides
Que les tiens deviennent avides,
Je ne peux plus suivre ton cœur.
Vois où mes jeux cruels te guident !

À l’ombre de la vérité,
Où l’horreur du doute culmine,
Je t’y transporte et t’y destine,
Car j’aspire à la volupté
La plus pure, la plus divine !

Sous le masque de ma chanson
Reste-t-il alors une flamme
Ici-bas, où ma joie se pâme,
Dans ce gouffre noir et sans fond,
Parmi l’abîme qu’est mon âme ?


 
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   Lulu   
21/3/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Moi qui suis une fan des "Fleurs du Mal", je dois dire que j'étais pressée de lire ce poème qui en fait référence... mais je suis déçue, n'y voyant aucun rapport particulier, si ce ne sont peut-être les deux dernières strophes, quand le locuteur évoque la volupté.

Je n'ai pas du tout aimé ce côté "je domine l'autre" dans les mots du type : "ton angoisse est ma maîtresse"... A ces mots, je dis "Au secours !" ; je ne pense pas que Baudelaire se serait risqué à de tels propos... Et le propos en tant que tel n'a rien de poétique.

J'ai l'impression que l'auteur a voulu s'inspirer d'une forme d'écriture, d'un système de vocabulaire... mais je crois qu'il faut d'abord être soi en poésie pour que cela fonctionne. Ce qui inspire est toujours là en filigrane, quand on ne joue pas.

Cela dit, ce ne sont là que mes sentiments.

   Ramana   
14/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce texte rend bien compte de toute l'ambivalence de la passion amoureuse, où les pulsions qui nourrissent le désir sont tissées des "je t'aime, moi non-plus", soumission - domination, plaisir - douleur, angoisse - assurance, et qui répondent à de vieux schèmes plongeant aux fins fonds de la condition humaine, et disons même animale. Je t'aime puisque je te possède, et pour être sûr que je te possède, je te fais mal, et ce mal te rassure car il te prouve que je tiens à toi...
Par delà cette danse primale en eaux troubles, et comme exprimé dans l'avant-dernière strophe, c'est le ciel que nous cherchons.
Mais, comme dit dans la dernière strophe, le trouvons-nous vraiment, ne nous reste t-il pas un goût d'inachevé ? A travers nos relations rugueuses entachées de salissures égotiques, allons nous désespérément retrouver notre complétude originelle, l’androgyne primordial dont il est question dans la Tradition ? Allons-nous réintégrer notre état sans crainte et sans besoin de béatitude permanente ? J'aime à penser que l'amour, si terrestre soit-il, si mélangé soit-il de jouissance charnelle, est un avant-goût, un sas vers l'Amour universel, et qu'il en reste une flamme dans ce "Gouffre noir et sans fond Parmi l'abîme qu'est notre âme". J'aime beaucoup ce poème qui incite à méditer sur la quête fondamentale des êtres que nous sommes, à travers le rapport amoureux, et qui de surcroît manifeste une belle maîtrise de l'art.

   Ananas   
14/4/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonsoir,

Voici une oeuvre qui parle de beaucoup de choses, d'amour, de sexe, de volupté, de bonheur, ... et pourtant, à la lecture, je ne ressens rien de tout ça.

Le quintil est assez particulier ici, car il semble insuffler une limite à la musicalité. Peut-être à cause de tous les mots liens qui sont utilisés. Et, qui, de, d', ne, ou, où... tant de petites syllabes qui viennent accrocher en lecture, de manière assez peu agréable à l'oreille.

La poétique ensuite... parce qu'au final c'est ce qui me manque le plus. Les images sont quasi inexistantes, tout est transposé de manière trop littérale pour que j'y retrouve une quelconque plus-value poétique.

Le champ lexical me semble maladroit, entre deux eaux, hésitant entre l'amour courtois et l'amour sadique (ou masochiste, j'hésite moi-même encore). Sans réelle prise de parti, il est compliqué de suivre le fil d'Ariane qui tisse l'oeuvre.

Je pense que pour me plaire, il aurait fallu prendre plus de risque.
Afficher plus clairement, sans chercher à tout prix la beauté de la forme, laisser la modernité prendre le pas sur le reste...

Et pour finir, le rappel à Baudelaire : le parallèle est difficile à y trouver.

Bref, avec mes plus plates excuses à l'auteur, je ne suis pas ici en zone amie, plutôt devant quelque chose que je classe hors catégorie poétique.
Je ne parviens à isoler aucun vers, pour finir sur une note positive... encore pardon.

Bonne continuation néanmoins et au plaisir de vous relire, dans un autre genre, peut-être !

   Ioledane   
14/4/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ai bien aimé la structure originale de ce poème.
Le fond, en revanche, me laisse perplexe et je reste "en dehors".
Le second "alexandrin", qui n'en est pas un, a franchement heurté ma lecture (5+7). Quant au dernier quatrain, je le trouve assez disgracieux, avec ses "âme" et ses "îme", son "gouffre noir et sans fond" qui fait très cliché, et un "parmi l'abîme" qui m'a dérangée.

   Teneris   
15/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai eu un peu de mal à entrer dans ce poème, peut-être à cause de son caractère « équivoque ». Mais j'en ai beaucoup aimé la musicalité, la forme choisie insufflant une jolie dose d'asymétrie dans une mélodie par ailleurs fluide et entraînante. L'harmonie des sons, notamment dans les quintils, a rendu ma lecture fort agréable bien que le sujet de ce madrigal ne soit pas de ceux qui, en général, me touchent. J'ai un peu moins apprécié les deux vers de douze syllabes, à mon sens moins musicaux, mais le rythme du second est intéressant et original.

   Pouet   
15/4/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bjr,

Je dois bien avouer que pour ma part je ne suis pas fan de votre texte. Et ce pour plusieurs raisons que je vais tenter de vous exposer.

Je vais commencer par la forme. Il m'a semblé que cela manquait de fluidité. Dès la première strophe je bute sur le deuxième vers, cela n'est pas musical à mon oreille et la suite aussi. Pour moi, je ne parle que de la "musique des mots", seuls le premier et le dernier vers de la première strophe me conviennent. Avis bien évidemment très subjectif. Bon après je vais pas disséquer chaque vers mais ce que je dis ici pour la première strophe vaut pour une très grande partie du poème. Pour moi le propos prend le dessus sur l'expression, cela manque de "coulant". Voilà pour ce qui est du rythme. Les deux vers du milieu plus longs ne sont pas pour améliorer mon impression.

Ensuite pour ce qui est du choix des mots, de l'expression, je ne suis guère plus convaincu. Beaucoup trop de choses communes à mon goût, de "banalités". Je ne vais pas tout citer mais par exemple: "Mon amour, tu sais ton étreinte", "J’aime sentir ton corps qui tremble", "Cette singulière douleur", "Quand mes yeux restent aussi vides" etc etc... Et surtout "Dans ce gouffre noir et sans fond", un modèle du genre.
Ici, guère de métaphores pour retenir mon intention.

Enfin, le fond. Ce n'est pas trop mon truc non plus, ce côté un peu "dominateur" voire un brin "sadique". Mais bien évidemment si j'avais particulièrement apprécié la forme, cela ne serait pas entré en compte dans mon évaluation ou à la marge. Donc là non plus. Juste mon sentiment sur le sujet. Je dois être un peu "fleur bleue".

Bref vous l'aurez compris ce poème-ci ne ma plaît guère mais je lirai votre prochaine production avec intérêt tout de même.

Bien cordialement.

   Vincendix   
15/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte qui ne laisse pas indifférent, positivement ou négativement.
Pour ma part, je décèle quelques bons passages qui permettent d’envisager des progrès dans les prochains écrits.
Je sens une écriture encore hésitante malgré une réelle volonté d’expression, peut-être que le sujet est un peu trop complexe pour un « jeune » auteur ? et puis le quintil n’est pas la forme la plus facile.
Sans disséquer vers par vers, je prends en exemple la première strophe, je la modifierais comme suit :
Mon amour, je sens ton étreinte,
Spontanée au premier abord,
Je ressens pourtant une crainte ;
Et si cette peur n’est pas feinte,
Laisse-moi rester maître à bord.

   Anonyme   
15/4/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Je n'ai pas aimé grand-chose de ce poème, sinon rien. Je pense que les vers sont "surfaits" - si je puis m'exprimer ainsi - ce qui donne un ton plutôt bizarre et pour le moins sans saveur.

Wall-E

   Alcirion   
16/4/2016
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Un texte ne peut faire mouche que quand il renvoie à un sentiment une émotion réelle ( même travestis, transfigurés, repensés, maquillés...). Je vois bien l'objectif de l'auteur, mais le résultat obtenu a un coté fabriqué et abstrait, même s'il y a techniquement parlant une certaine maitrise. La syntaxe de la première strophe me pose également problème : j'ai l'impression qu'il manque un "que" au premier vers (mais une astuce m'a peut-être échappé).
Bien désolé, parce que je me sens proche du ton et de l'ambiance sombres, essayez de partir des souvenirs de vos émotions peut-être ? Amicalement


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