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Poésie contemporaine
Damy : Le ruisseau endigué
 Publié le 14/04/16  -  12 commentaires  -  1072 caractères  -  274 lectures    Autres textes du même auteur

Suite 2 au "Sonnet à la déesse Achlys" et à "La musique s'est tue".
La raison (sûrement).


Le ruisseau endigué



Automnes de mes nuits, mes rêves desséchés
N’ont plus cours au ruisseau qui baignait mon enfance
Où les martins-pêcheurs, vifs argents, sont nichés
Et meurent en silence.

Hivers de mon refuge aux brumes de l’étang
Que le grèbe huppé déserte depuis l’âge
Où l’eau ne coule plus et la vase s’étend,
Vous êtes un naufrage.

Dans le val se répand un bien triste faubourg,
Partout le béton gagne.
Mon enfant, ma folie, existe-t-il toujours
Un havre à la campagne ?

Cloisonné par les murs de mes grises saisons
Mon jardin sent l’asphalte ;
Dans mon trouble hagard les mots n’ont plus raison,
Mélancolie j’exalte.

Un silence éternel au rythme des tambours
De la fosse commune où je ne veux descendre
S’étale. Et je ne sais que le compte à rebours
De la vie du ruisseau qui perdit ses méandres.

Balbutiements, bribes de vers, babils de vieux,
Vous que la forme engendre,
Je n’aime plus la poésie de vos adieux
Recouverts de mes cendres.


 
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   StayinOliv   
25/3/2016
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé votre poème même si je ne suis pas sûr d'avoir compris complétement le sens. Mais si je ne me trompe pas la métaphore entre la nature et la mélancolie ( le mal être ) s'exprime de fort belle façon avec vos images. Alors je me suis laissé porté par les mots et arrivé au bout j'ai regardé en arrière et le voyage m'a plu. Dommage que vous n'ayez pas mis le vers de l'avant dernière strophe en 6 syllabes comme les autres.

   leni   
14/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour Damy
L'homme er la nature peuvent être atteints de la mélancolie( la bile noire) l'homme "transfère" ses sentiments à la nature qui l'entoure
La nature devient triste sous le regard de l'homme et c'est triste pour tout le monde Même la beauté ne semble pas consoler QUe faire?
Subir

Hivers de mon refuge aux brumes de l’étang
Que le grèbe huppé déserte depuis l’âge
Où l’eau ne coule plus et la vase s’étend,
Vous êtes un naufrage.
tout est dit dans ces quatre vers :VOUS êtes un naufrage

c'est superbement bien dit Mais que c'est triste
ET la difficulté pour l'homme qui n'a que des anti-dépresseurs
à sa disposition est amélioré Mais la rechute l'lattend CAR C'est un BIPOLAIRE

Et les derniers vers ne font qu'accentuer le propos

RESTE un CHOIX qui peut sauver la mise LA FUITE DANS L'IMAGINAIRE DANS LA POESIE PAR EX

JE crois avoir compris JE le crois
avec ma fidèle AMITIE LENI

   Vincendix   
14/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Combien de ces ruisseaux enfermés ne reflètent plus le soleil, combien de ces eaux claires deviennent égouts puants.
Nostalgie d’une époque révolue, l’urbanisation est une calamité, les cercueils en béton contraignent la nature qui, de temps en temps se venge.
Qui n’a pas un ruisseau sacrifié, le « mien » coule encore à l’air libre mais il termine sa course prématurément dans une crevasse provoquée par l’exploitation minière,
Votre écriture exprime bien les regrets, la disparition à tout jamais d’un souvenir d’enfance ou d’adolescence.
Quant à la structure de ce texte elle me parait un peu décousue, peut-être correspond-elle à la gravité du sujet, avec des sentiments qui se bousculent ?

   Anonyme   
14/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème qui fait référence à la nature, me plait, puisqu'il associe la vie au ruisseau, le rythme des saisons comme chemin tracé par la logique des choses...

J'ai ressenti, car le ressenti est bien plus important que de donner un sens à ce qui est écrit, une mélancolie , voire une légère amertume, devant le changement de l'environnement, du paysage, de l'évolution qui transforme, plus ou moins bien les choses...

Il y a-t-il un espoir ici, j'aimerai le croire...

Et je me suis laissé entraîner par ce "ruisseau endigué"...

Hubix.

   Lulu   
14/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je trouve ce poème plus difficile à lire qu'il n'y paraît. Il est en tout cas moins fluide que le précédent qui était plus transparent. Ici, il me semble que le ruisseau est une métaphore de vos sentiments, de ces "rêves desséchés" que vous évoquez au départ.

J'aime beaucoup certains passages, comme "Et je ne sais que le compte à rebours / De la vie du ruisseau qui perdit ses méandres". Il y a ce très beau parallèle entre le poète et le cours d'eau ; la fuite du temps et l'évolution du ruisseau dont il ne reste pas grand-chose.

Je trouve la dernière strophe vraiment belle, notamment ses deux derniers vers, bien qu'ils soient particulièrement pessimistes.

J'ai lu ce poème comme une complainte, un chant un peu triste, mélancolique.

   Anonyme   
14/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir Damy. Le constat est amer mais bien illustré dans cette suite de quatrains... Quelques passages pourraient sans doute être simplifiés mais soit...

J'ai un faible pour ce qui suit :

Hivers de mon refuge aux brumes de l’étang
Que le grèbe huppé déserte depuis l’âge
Où l’eau ne coule plus et la vase s’étend,
Vous êtes un naufrage.

... mais j'aime beaucoup moins l'avant dernier quatrain et sa fosse commune.

Un bon texte un tantinet tristounet mais, tout compte fait, pas très loin de la réalité...

Merci et au plaisir !

   papipoete   
15/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour damy ;constat oh combien réel, cruel, face au béton, au goudron, aux gravats qui étouffent rus, ruisseaux et rivières .
Autrefois, nous accrochions nos lignes de pêche, aux branches des saules, penauds ... Vint une pelleteuse qui " s'occupa " de ce cours d'eau ; après, nous ne nous prenions plus aux brindilles pendantes, il ne restait plus un arbre !
Sur de verdoyantes prairies bordant les méandres de la Vallière, sous 3 m de remblai, se dresse aujourd'hui un géant du bricolage . Je me souviens ...
Vos vers sont lancinants, comme le courant brisé dans son élan, de ces eaux vives qui couraient, sautaient, et chantaient...
Vos bobines déroulent un film sombre, dont la couleur semble noir et blanc . Cependant, l'avant-dernier acte " un silence éternel ... " me trouble au point de ne pas bien comprendre le sens ?

   Anonyme   
15/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Je n'ai pas bien saisi la dernière strophe - pour ne pas dire du tout - mais l'ensemble du poème me semble assez régulier, ce qui donne un résultat correct au final.

Wall-E

   emilia   
16/4/2016
Un parallèle bien rendu entre la vie du narrateur (dont les grises saisons entre automnes et hivers illustrent l’atmosphère plombante) et ce « ruisseau endigué » sous le béton et l’asphalte, qui a perdu ses méandres et qui ne chante plus que les litanies d’une sombre mélancolie avec cette accumulation de phrases et d’adjectifs négatifs : « les rêves desséchés n’ont plus cours… dans ce bien triste faubourg…/ les mots n’ont plus raison…/ je ne veux descendre… au silence éternel de la fosse commune…/ je ne sais que…/ je n’aime plus la poésie des adieux… », jusqu’à la mise en abyme dans un jeu de miroir troublant et efficace de sa propre vision future très pessimiste à l’état de cendres…, quand le refuge devient naufrage comme la vieillesse… ; des images fortes pour traduire une forme d’angoisse et de détresse que même la poésie ( devenue babil de vieux) n’aide pas à surmonter…, mais qui, au mieux, a le mérite d’exister…

   Anonyme   
24/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Il m'a fallu vous lire et vous relire, quand un écrit attire mon attention j'aime à prendre le temps, de l'apprécier à sa juste mesure pleinement;

Le temps qui passe sur toute chose, malmène avec agacement malgré ce "vouloir" qui fait que l'on voudrait hier comme aujourd'hui mais rien n'échappe à l'évolution parfois plus mauvaise que bonne, je me trouve toujours gauche face à vos écrits si parlants.

J'en retiendrai cette strophe, j'ai connu une "campagne" qui n'a plus rien d'une campagne, le côté paisible et champêtre à complètement disparu, c'est juste une annexe de la grande ville qui est venue se coller à elle.

"Dans le val se répand un bien triste faubourg,
Partout le béton gagne.
Mon enfant, ma folie, existe-t-il toujours
Un havre à la campagne ?

   Vincente   
2/6/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonsoir Damy,
Décidément votre poésie me parle beaucoup.
Bien sûr le propos de votre poème sera plus vivement ressenti par les lecteurs appartenant à notre tranche d'âge (autour du troisième j'imagine !), mais je vois bien d'autres raisons de l'apprécier.
Tout d'abord, votre regard sur l'évanescence progressive de ce qui a fait notre vie est panoramique et attentif. Je vois une vrai puissance dans votre évocation. Je regrette un peu qu'elle manifeste une nostalgie si mélancolique, mais vous avez sûrement une bonne raison "Dans mon trouble hagard les mots n'ont plus raison, Mélancolie j'exalte."...
Ensuite, chaque mot laisse poindre un deuxième sens, voire un troisième (ce doit être l'âge...!), le texte est concis, mais avec ces doubles-sens, il dit plus de choses qu'il n'en paraît. L'histoire, classique en soi, s'étoffe de surprises et en devient une découverte. Je ne commenterai pas ce ruisseau endigué "où les martins-pêcheurs, vifs-argent, sont nichés et meurent en silence.", mais...
Les harmonies sont discrètes, le ton coule sans accros et l'on consume trop vite ce feu qui vous fait cendres.

   Asrya   
13/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème qui se livre ; l'évolution de la société, du temps, des paysages. Jusqu'où irons nous ?
Je n'ai malheureusement connu qu'une époque de béton et ne sait réellement si j'y ai perdu quelque chose ou non.
Je commence à cerner, au fil des années, tout ce que la Vie offre, son potentiel, qui est malheureusement gâché, brimé par des codes créés par l Homme et lui seul, pour le servir, enfin... Une partie seulement de sert.
C'est un beau voyage que vous nous offrez dans cette poésie.
Entre les saisons, entre la faune (la flore aurait pu être évoquée), la répartition des villes et des campagnes ; qu adviendront ces campagnes au fil du temps ?
J'y ai grandi, à mon époque certes où le béton s'était déjà tassé, mais oui... Je pense qu'il s'agissait d'un havre de paix.
Alors ne désespérons pas, tant que des garants de ce calme fouleront les sols de cette planète ; j'imagine que havre de paix il y aura.

Merci pour la lecture.
Au plaisir de vous lire à nouveau,
Asrya.


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