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Chansons et Slams
STEPHANIE90 : Compostelle me voilà
 Publié le 19/04/19  -  13 commentaires  -  1590 caractères  -  202 lectures    Autres textes du même auteur

Réflexion personnelle sur Compostelle sous langue de bois.


Compostelle me voilà



Paradis à l’horizon ;
Ramperai-je, en chenille
Sur les marches de la ville
À la prochaine saison ?
À l’assaut de tous les monts
En rando de bon matin
Sur les pas des pèlerins,
Je planterai mon bâton.

Compostelle me voilà
Toujours à cloche-pied,
Avec ma langue de bois
À l’affût et aux aguets
De l’écho dans tes sommets !
À la recherche de quoi ?
De quoi ?
De quoi ?

Dis-moi !


*

Dans les flaques godillots
Crapahuteront rieurs,
En cadence ces farceurs
Chercheront le bon tempo.
Mes deux pieds de hérisson
Sauront-ils faire la nique
À la pierre volcanique ?
Et vivre le grand frisson ?

Compostelle me voilà,
Toujours à cloche-pied,
Avec ma langue de bois
À l’affût et aux aguets
De l’écho dans tes sommets !
À la recherche de quoi ?
De quoi ?
De quoi ?

Dis-moi !


*

Ma vie dans mon sac à dos
Plombant mes vagabondages,
La beauté de mon voyage
Soignera-t-elle mes maux ?
Trouverai-je sur ma route,
Chassant rêveur le malin
D’un grand revers de sapin,
De quoi effacer mes doutes ?

Compostelle me voilà
Toujours à cloche-pied,
Avec ma langue de bois
À l’affût et aux aguets
De l’écho dans tes sommets !
À la recherche de quoi ?
De quoi ?
De quoi ?

Dis-moi !

Peut-être juste de... moi.




Écrit en mars 2019


 
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   Corto   
26/3/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Il faudrait attendre la version chantée pour se faire une idée du résultat.
Au stade de l'écrit ce texte ne semble pas à la hauteur de ce qu'est Compostelle.

Croyant ou non peu importe, les couplets sont fades avec: "Dans les flaques godillots" ou ensuite "Ma vie dans mon sac à dos".

Ces images sont celles de n'importe quel randonneur dans n'importe quelle balade pédestre.

Compostelle semble donc être un prétexte pour attirer l'attention, mais on est déçu par le propos.

Le vers final ne peut pas rattraper cette impression.

   papipoete   
19/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour STEPHANIE
" Compostelle, me voilà ! " après bien des pas, en godillots à sec ou dans les flaques ; marcher, ne jamais se retourner pour apercevoir enfin cet horizon pourquoi ?
Je vais, je vas, pour qui pour quoi ? Je n'abandonnerai pas, ça use les souliers, mais je dois aller jusque là-bas et quand je poserai mon sac, délacerai mes chaussures, je trouverai peut-être le but de ma quête ? tout simplement qui je suis ?
NB cette semaine où croyants et non croyants souffrirent pour Notre Dame en flamme, nous marchons avec Vous au milieu de croyants et non croyants, vers ce but qui attire comme un aimant, sans raison particulière, à la recherche de quoi ? L'avez-vous découvert ?
J'aime davantage le dernier couplet !

   Donaldo75   
19/4/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Stéphanie,

Je ne suis pas loin de rejoindre l'avis de Corto. Personnellement, je ne suis pas du tout religieux mais j'estime que la religion catholique est une forme de vestige de notre civilisation comme le sont les aqueducs, le latin enseigné à l'école, le trésor de Vix et plein d'autres encore; à l'instar de cette symbolique judéo-chrétienne, Compostelle est une image forte. Je n'ai malheureusement pas retrouvé cette force dans le poème, loin de là même.

"Compostelle me voilà
Toujours à cloche-pied,
Avec ma langue de bois
À l’affût et aux aguets
De l’écho dans tes sommets !
À la recherche de quoi ?
De quoi ?
De quoi ?

Dis-moi !"

Ces vers, forme de refrain, me font penser aux chansons de Jacques Brel qui lui ne croyait plus, le disait haut et fort dans ses couplets, et pourtant implorait le Seigneur et ses apôtres parce qu'il aurait bien aimé croire de nouveau, parce que c'est rassurant de croire. Mais c'était Jacques Brel, un gars passionné aux textes passionnés, forts, puissants, inspirés.

Ici, il y a le son de la quête. Certes. C'est tout. A la limite, le point d'interrogation en est la meilleure figure de style.

Quelques tournures sont forcées, telles que les pieds de hérisson et les flaques godillots. Elles ne donnent pas d'impact au texte, ne le rehaussent pas au niveau du symbole. C'est juste de l'habillage, certes bien vu, imagé, joli parfois - j'imagine bien mes chaussures se changer en hérisson, comme dans un film des années soixante où les Beatles se prenaient pour des morses - mais pas du souffle.

Je crois qu'il va falloir aller à Lourdes la prochaine fois.

   Vincente   
19/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé le côté léger et décalé de ce poème, une sorte de contre-pied pour emprunter ce haut lieu des randonneurs et des croyants. Parce que la richesse de cette pratique, grâce au chargé de ce chemin-là (mental mais aussi et surtout physique, balisé, judicieux topographiquement, à l'écart de la "civilisation", etc...) peut aussi avoir cette vertu de pouvoir se parcourir en toute sérénité, sans ambition spirituelle particulière, juste dans le plaisir de savourer l'amène beauté de la nature. Bien sûr, même en toute innocence, l'on peut espérer se retrouver, dans son authenticité comme l'espère le dernier vers.

Cette fin d'été, j'ai eu la réjouissance de mettre mes pas dans certaines portions de ce chemin dans l'Aubrac, j'en garde un souvenir radieux. On y rencontre toute sorte de gens, des "sérieux", "des ambitieux", des gens bien ordinaires (au bon sens du terme) et d'autres assez "rigolos", de tout je vous dis ; ainsi ce narrateur amusé et amusant qui a pris un ton original pour l'évoquer dans cette chanson.

J'ai bien aimé les expressions "ramperai-je, en chenille", "avec ma langue de bois" à contre-emploi, "dans les flaques godillots".
Bien sympathique lecture !

   Robot   
19/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La narratrice part comme en vacances sur les chemins (ici Compostelle) mais l'on perçoit au travers de la légèreté du ton qu'il y a un but à ce vagabondage. Une recherche indéfinie qui semble trouver une réponse à la fin de la chanson:
À la recherche de quoi ?

Peut-être juste de... moi.

Au delà de l'apparente insouciance ce texte possède au second degré un fond plus sérieux qu'il n'y paraît.

   Davide   
19/4/2019
Bonjour STEPHANIE90,

Ce qui me plaît chez l'auteure, c'est ce côté enfantin qui ne se prend pas au sérieux.
Il se dégage toujours une fraîcheur délicieuse qui ne manque jamais de me faire sourire...

Ainsi, dans ce pèlerinage à cloche-pied, je ne vois pas (enfin, pas vraiment) l'ébauche d'une quête spirituelle, d'une recherche de transcendance, de questionnements, de doutes... ce qui constitue, à mon sens, l'essence du chemin de Compostelle.

On pourrait croire que la narratrice est une enfant, en témoigne un vocabulaire léger qui contraste avec le monde religieux que l'on connaît et auquel on s'attend sur un pareil sujet :
"Compostelle me voilà", "en chenille", "Dis-moi !", "Mes deux pieds de hérisson"...
De ce point du vue - et de ce point de vue seulement - le texte m'enchante !

Un parti pris délicat, je trouve, et qui ne plaira sans doute pas à tout le monde.
M'enfin, l'apparente spontanéité du propos nous invite à un second degré plutôt savoureux.

Merci du partage,

Davide

PS : comme je l'avais mentionné dans un commentaire il n'y a pas longtemps, j'ai du mal à "juger" un texte de chanson sans chanson.
Aussi, je m'abstiendrai de donner une appréciation.

   PIZZICATO   
19/4/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Déjà, le ton du titre me laisse un peu perplexe.

A mon avis, ceux qui se rendent à Compostelle sont certainement animés par la foi, comme tout pélerinage ; bien sûr il y a aussi ceux qui n'y voient qu'une randonnée pédestre.

Ici, je pense plus à un voyage de curiosité qu'une réflexion sur Compostelle, comme l'exergue le laisserait supposer.

" À la recherche de quoi ? " Il me semble que les personnes qui décident de s'y rendre sont quand même conscientes de ce qu'elles " recherchent " ; sur le plan spirituel, bien entendu...

" Compostelle me voilà,
Toujours à cloche-pied,
Avec ma langue de bois " Point n'est besoin de se rendre à Compostelle pour se poser des questions de fond.

Et pourquoi la langue de bois ? Autant exprimer clairement ce que l'on pense.

Peut-être qu'une musique donnerait à ce texte une toute autre orientation, un autre impact.

   Annick   
19/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Peut-on aborder et suivre le chemin de Compostelle avec ce décalage, cette contradiction entre soi et soi : ce "je" qui a décidé de faire ce chemin de spiritualité et cet autre "je", sur un ton léger, presque moqueur, qui doute de lui-même ?
Peut-on aborder ce cheminement, cette introspection toute spirituelle dans cet état d'esprit ? Cette chanson désacralise le chemin surtout par le vocabulaire employé et le ton.
Le pronom "tu" me semble convenir mieux puisqu'il pourrait mettre une distance entre le narrateur qui doute et celui qui chemine.

Mais j'ai beaucoup aimé l'écriture espiègle de cette chanson. C'est juste cette contradiction du personnage-narrateur qui me chagrine un peu.

   Pouet   
19/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bjr,

j'ai trouvé le texte léger et rafraîchissant.

Bien aimé "les deux pieds de hérissons" par exemple.
Même si le "deux" me semble sujet à caution étant donné que vous, vous en avez bien deux des pieds (enfin je suppose) et c'est donc inutile de le préciser, alors que les hérissons, eux, en ont quatre des petits petons et je trouve cruel de les amputer d'une partie de leur anatomie... :)

En tout cas c'est bien ce deuxième couplet qui emporte ma préférence.

En revanche la "langue de bois" me laisse perplexe.
Langue de bois par rapport à quoi? Au côté mercantile religieux de ce genre d'endroits, souhaitant dénoncer un supposé tourisme christique de masse? Ou à l'inverse langue de bois concernant le besoin de se retrouver, l'envie de "spiritualité sans se l'avouer vraiment et "au diable" les qu'en-dira-t-on"? ...

Ou alors la "langue de bois" est-elle tout simplement la bâton de randonneur? Une façon de dire qu'on a la langue qui traîne par terre? uh uh

(Mieux vaut-il faire dans la langue de bois, avoir la gueule de bois, sortir du bois ou émettre des chèques en bois? Je ne sais... Mais mon beau-père est ébéniste. )

-fin de l’aparté désopilant-

Bon sinon voilà, un texte sautillant presque enfantin qui semble sous-entendre dire moins que ce qu'il tait même si j'avoue ne pas avoir réellement compris ce qu'il taisait... :)

Finalement, un texte qui (m')interroge.

Pouet, randonneur en rang d'oignons (plantaires).

   senglar   
19/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour STEPHANIE90,


C'est du Sthephaniie90 tout craché ça, en quête de rachat et avide de crachats (lol je l'ai fait pour la sonorité :) ). Celles et ceux qui vont à Lourdes n'ont pas ce souci, on les y amène en bus bref ils y vont tous en fauteuil roulant. Alors Compostelle forcément on lui demande des comptes... c'est que c'est un périple et, à effort effort et demi, que Saint-Jacques nous rende ce qu'on lui a donné... et nos genoux râpés et nos cloques aux pieds. Comme vous avez raison STEPHANIE90 de demander des comptes à... Compostelle, non pas à Saint-Jacques car on vous devine à son égard tout emplie de mansuétude, mais il faut que Compostelle composte. Après tout c'est sa destination seconde (sinon première mais ne soyons pas mauvaise langue).

Quant à mêler La Fayette à cela, là je trouve qiue vous y allez un peu fort. Si ça n'est pas de l'hérésie ça ! Apostate Va ! ! lol. Aux saints l'on donne et l'on se fie... A Dieu vat !

Délicieusement irrévérencieux ...


senglar

   STEPHANIE90   
23/4/2019

   solo974   
15/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour STEPHANIE90,
J'aime beaucoup votre poème, où alternent tonalité badine et réflexion plus profonde sur la quête métaphysique du sens à donner à son propre destin.
Pour ma part, j'ai été interpellée par votre questionnement, qui m'a émue plus que je ne saurais le dire.
Bien à vous et excellente continuation.

   krish   
18/6/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Même si le questionnement me semble fondamental. Que recherche-t-on dans un pèlerinage, si ce n'est soi? Je ne retrouve que très vaguement, ce bouleversement intérieur que provoquent les pensées intimes du pèlerin au fur et à mesure de sa progression, de sa fusion avec les paysages et avec ce que les catholiques appellent "la création".
Néanmoins, c'est un beau témoignage par l'écriture avec des souvenirs intimes qu'aucune photo ne pourrait garder.


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