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Poésie contemporaine
Stroebel : Au mépris du monde
 Publié le 21/01/26  -  7 commentaires  -  932 caractères  -  107 lectures    Autres textes du même auteur

Ce poème est une confession d'une femme à son amoureux qui dort près d'elle. Bien que (paisiblement) endormi, elle tente de le conforter et peut-être se conforter elle-même de ce que malgré leurs différences et le regard des autres sur eux, tout ira pour le mieux.


Au mépris du monde



Tu dors près de moi, candide et sans souci,
Plût au ciel qu'en tout lieu cette paix te suivît,
Qu'à mon ombre, frayeur et crainte s'évanouissent,
Vivre heureux, frêle et sans souci.

Qu'importent étendards, couleurs et bannières,
L'opprobre hurlé par ces bouches tant outrancières !
Par-delà langues, sangs et différences,
Restons – Amants fols, amoureux d'imprudence.

Et ce qu'importe l'aigreur de l'hiver,
L'ardeur infernale de cet été délétère,
Nos noms sombrant sous mille et un quolibets ;
Qu'importent nos réputations naufragées et corps abîmés,
Restons l'un pour l'autre : Remparts et bouées.

Au diable, regards et infamies,
Langues serpentines et calomnies !
Dors encore, à mon flanc, bien-aimé,
Frêle, heureux et insouciant,
Dormons encore, Toi traître, moi traîtresse,
Libres enfin, de nos folies pécheresses.


 
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   Boutet   
21/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
L'amour avec un grand A se moque d'autrui et de tout ce qui peut le faire dégénérer. Il est au-dessus de tout, sans une ombre, sans commentaires en langue de vipères.
J'aime bien cette liberté qui en est vraiment une.

   papipoete   
21/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
bonjour p'tite nouvelle
Tu dors près de moi, et je souris de cette paix sous notre toit ; on jase évoquant nos noms, nos coutumes, notre genre et tant d'autres choses...on s'en fout, on s'aime envers et contre tout !
NB comme l'héroïne est éprise de sa moitié, et l'avoue, le crie bien fort ; le tout dans un langage un brin suranné ( je nous crois revenus dans quelque château, avec le Seigneur et sa mie )
Bien que l'on dise aujourd'hui ces choses -là, " autrement ", le thème de la Liberté sous vos lignes, met en valeur ce premier poème.
la seconde strophe a ma préférence ; je pense que les filles de Téhéran, seraient heureuses de vous lire !
bravo !

   Passant75   
21/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
N'est-on heureux que lorsque on dort ?
Cette question m'est venue à l'esprit dès la fin de ma lecture.
Autre question, le bonheur ne peut-il atteindre son apogée que lorsqu'on est isolé du monde extérieur ? Mais peut-on vraiment s'isoler ?
Ainsi lorsque Tristan et Yseult se réveillent, la vie qui les entoure s'impose de nouveau à eux, le bonheur sur une île déserte n'est qu'un rêve, et le rêve ne vit que dans le sommeil !
Au final, cette lecture m'a fait me poser tant de questions que j'ai eu quelque envie d'aller reposer mon esprit dans le sommeil et dans le rêve.

   Lebarde   
21/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
"Au mépris du monde" ...et des règles de la poésie .
Ils s'aiment malgré leurs différences , seuls au monde et dorment sur leurs deux oreilles, indifférents aux "étendards, couleurs et bannières", sourds "aux Langues serpentines et calomnies !", "Libres enfin, de (leurs) folies pécheresses."

Pourquoi pas après tout: une belle preuve d'amour confiant et un bel égoïsme pourtant difficile à tenir et assumer.

Je lis sans déplaisir mais regrette la forme, à la fois désuète et approximative.

Dommage.

   Robot   
21/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
S'aimer sans se soucier du regard d'autrui. S'aimer malgré les tabous et les contraintes. En Orient ou en occident les juges de la bienséance tentent d'imposer une morale.
Faut-il s'isoler pour aimer sans contrainte ?

Je remarque quelques difficultés à l'oralité dans la rédaction du poème:
Qu'importent étendard (portetétendard)
Ces bouches TANT outrancières (Chetantou) ou (Bouchtantou) suivant si on fait la liaison ou pas.

   LeChevalier   
21/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime beaucoup
J'ai bien aimé ce poème qui traite d'un sujet vieux comme le monde, l'amour interdit. Personnellement, je crois que les clichés en poésie sont tout à fait légitimes. Si un problème subsiste, il faut persévérer à en parler. Je ne suis pas plus gêné par l'égoïsme et le je-m'en-fichisme excessifs des personnages. Au contraire, je crois que la poésie s'obtient au prix d'une folie, d'une exagération. Il n'y a pas de poésie dans le parfaitement raisonnable. Donc j'aime beaucoup le fond de ce texte, cette tendresse qui en émane, cette "amnistie" des crimes d'amour qui y est formulée.

Pour la forme, par contre, je peux dire que je n'ai aimé que quelques beaux mots (« opprobre », « délétère », « serpentines ») et surtout l'expression qui remplit le deuxième vers (« plût au ciel qu'en tout lieu cette paix te suivît »). Ce que je n'ai pas du tout apprécié, c'est l'emploi de « fols » qui sent le Moyen-Âge, l'infinitif du quatrième vers qui rompt complètement la syntaxe de la phrase. Je peux accepter « outrancières » si on considère cela comme une métonymie, mais il me semble qu'on applique cet adjectif à un propos et non à la personne qui le dit. Je n'aime pas non plus les trois assonances à la suite dans la troisième strophe : « quolibets », « abîmés » et « bouées » : ça devient du slam.

   Provencao   
21/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Stroebel et Bienvenue,

Avec cette liaison, amour et poésie s'embrassent pour offrir cet écrit du désir que ces amoureux vivent. Ils s'aiment amoureux d'imprudence. Bel espoir de renouveau.


"Qu'importent étendards, couleurs et bannières,
L'opprobre hurlé par ces bouches tant outrancières !
Par-delà langues, sangs et différences,
Restons – Amants fols, amoureux d'imprudence."

Au plaisir de vous lire,
Cordialement


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