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| Lebarde
13/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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"Timidité" ou plutôt culpabilité maladive par manque de confiance...
En tous cas je trouve que le propos chargé de lourdeurs gênantes tombe souvent dans la confusion et une approximation peu convaincante et passe à coté de son sujet; c'est du moins ce que je ressens à la lecture et j'en suis désolé car je vois bien que l'écriture très appliquée fait tout ce qu'elle peut pour "rentrer dans les clous du classique" coute que coute et y réussit presque si on veut bien accepter les rimes "suspects et paix"; Je suis perplexe, un peu déçu et sans doute trop sévère et sur la réserve dans mon appréciation. En EL |
| Ornicar
20/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Mon ressenti est mitigé. Certes, je perçois derrière ces vers la sincérité de la confession sur un sujet rarement abordé en poésie, mais l'émotion qui pourrait en émerger se trouve contrariée par une expression souvent malaisée. En cause, à mon avis, les nécessités extérieures du mètre. En fait, ça tient à pas grand chose : les maladresses sont plus la conséquence de l'emploi de termes inadaptés au contexte que de tournures de phrases incorrectes. Comme dans ces exemples :
- au vers 8, le mot "sphère" associé à celui de "profanation" est déjà curieux en soi. Mais comme la lune qui est sphérique, c'est seulement l'une de ses "faces" et non la sphère toute entière qui demeure "invisible". - l'emploi du verbe "dégénérer" dans le vers 9 : "Le peu de mes amis dégénère en suspects". Un évènement, une conversation, une réunion peuvent "dégénérer". Mais des "amis" ? - l'expression "décocher une arme" aux vers 11 et 12. On décoche une flèche, un trait. Mais une "arme" ? - l'emploi de l'indéfini "une" au vers 13 ("Quand l'angoisse s'invite une raison chavire") alors que le sens exigerait d'écrire "la raison". - dans un autre registre, à l'avant dernier vers ("Ton amour me nantit de néants accueillants") l'allitération en "N" qui s'ajoutent aux assonances ("an") donnent à la chute une sonorité nasale particulièrement désagréable à l'oreille. Enfin, mais c'est tout à fait mineur et annecdotique, le titre ("Timidité") me semble apoétique. En tout cas, il ne donne pas franchement envie de lire ce poème. Dommage. |
| LeChevalier
22/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Poème assez tourmenté, tant pour le fond que pour la forme, je trouve.
Pour le fond, j'aime cette adresse à un état psychologique, la timidité, qui est qualifié de Muse. Cela m'a fait penser à la "Muse moderne de l'impuissance" de Mallarmé. Les questions, le lexique violent soutiennent cette idée de martyre intérieur. La forme aussi participe à construire cette ambiance torturée. Déjà, par les rimes embrassées, beaucoup moins fluides et dynamiques que les rimes croisées. Certaines rimes sont originales et inattendues : cible/invisible et suspects/paix. J'ai apprécié la paronomase nantit/néants. Ma strophe préférée est la troisième, je trouve que sa syntaxe est la plus claire et cela donne une sensation de dynamisme. A propos de syntaxe, j'ai trouvé le lien entre les deux derniers vers de la première strophe assez compliqué. Le "et" au début du troisième vers de la deuxième strophe me paraît superflu. |
| Provencao
22/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Bonjour Boutet,
L'embarras et le trouble des représentations de la timidité recouvrent la poésie. J'ai eu des difficultés à saisir le sens profond de votre écrit. Je ne suis pas arrivée à mesurer le pouvoir qu’exerce en silence cet embarras et ce trouble. J'en suis désolée. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Luron
22/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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J'ai bien aimé le premier quatrain qui est d'une écriture très fluide et très agréable. Le deuxième vers traduit bien la gène du timide dans la vie sociale :
Que me veut ce regard qui sonde et me pénètre Dans les rimes féminines, un soin particulier à été apporté dans tout le poème pour faire rimer un nom avec un verbe ou un adjectif ce qui évite le martèlement. Dans les autres quatrains, des mots font trébucher à la lecture: égard, dégénère, arsenal, néants accueillants. Le thème est peut-être difficile à traiter en poésie. Bravo d'avoir osé. A bientôt |
| papipoete
22/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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bonjour Boutet
Timidité...qui paralyse ? J'ai l'impression que partout, elle me suit ; derrière moi, au-dessus, ou par la fenêtre tel la Grosse Berta son fût pointé, prête à m'exploser ! NB qui ne fut pas timide un moment de sa vie ? même passagèrement, et prit son envol ( la toisant, la tuant définitivement ) Je vois bien plus fort que la Timidité, dans ces lignes plutôt un manque de confiance en soi ( quoi que fasse le héros, il trouvera toujours que ses faits sont si mauvais ) je ne reconnais pas le talent habituel de notre poète ; particulièrement en ponctuation ! Il ne suffit pas d'habiller des vers de rimes riches et sans faute, pour produire un beau poème ; je suis quelque peu déçu... pardon à notre poète ? |
| Robot
22/1/2026
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Je trouve le thème plutôt bien traité si ce n'est malheureusement des fautes de syntaxe et de vocabulaire relevé dans d'autres avis.
J'avoue hésiter sur l'appréciation et pour cette fois je m'abstiendrai. |
| Polza
22/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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J’ai trouvé que dans l’ensemble, ce poème manquait de simplicité par rapport au sujet traité (ou plutôt au sujet que laisse envisager le titre).
Je n’ai pas bien fait le lien entre l’exergue « À V., une amie lointaine » et la conception du poème, peut-être n’y en a-t-il pas ? Ou alors cette amie n’est pas humaine, il s’agit d’un sentiment, V. mis pour vergogne ? « Que me veut ce regard qui sonde et me pénètre » j’ai trouvé que ce passage avait la même tonalité que ces vers de Verlaine et ça m’a quelque peu gêné, même si vous n’y êtes pour rien ou pour quelque chose… « Quelle est cette langueur qui pénètre mon cœur ? » « Que me veut ce regard qui sonde et me pénètre Comme un soleil levant à travers la fenêtre Illumine chacun des objets innocents ? Qui suis-je et qu’ai-je fait pour être ainsi la cible De ce murmure sourd, ce souffle extérieur ? Et chaque égard nouveau me semble d’un voyeur » Je me suis demandé si l’allitération en Q était involontaire ou si elle était là pour rappeler le bégaiement que pouvait avoir une personne très timide en s’exprimant. « Et chaque égard nouveau me semble d’un voyeur » j’ai ressenti comme une sorte de discontinuité avec le vers précédent. Il aurait peut-être fallu une virgule après « voyeur » pour comprendre un peu mieux le vers suivant… Le poème est en catégorie classique et c’est tant mieux pour vous, je me demande si les rimes suspects et paix le permettent. suspect (εkt) paix (pε). À confirmer ou réfuter par qui de droit ! J’ai trouvé l’ensemble du poème assez maladroit, le sujet aurait mérité d’être mieux traité à mon avis, le dernier quatrain vient peut-être sauver le tout. |
| Passant75
22/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Toujours se croire cible du regard des autres s'apparente, selon moi, bien moins à de la timidité qu'à un sentiment de persécution, voire de paranoïa.
Des expressions telles que "profanation de ma sphère invisible", voire "l'angoisse s'invite" renforcent mon idée. J'ai bien plus pensé à la présence du Horla qu'à l'expression de la timidité, d'autant plus qu'elle semble avoir ici des "appas effrayants". Au final, bien que l'auteur "trouve un abri pour cacher son martyre", cette lecture m'a laissé un sentiment de malaise. Mais rien que cela, c’est déjà positif ! |
| Cristale
22/1/2026
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Bonjour,
Je ne me sens pas apte à juger de la qualité d'écriture de ce poème mais comme j'aime lire les esprits tourmentés, les orages intérieurs, je me suis régalée des formules qui se font des noeuds la où le "sûr de lui ou d'elle" attendrait de la clarté, des vers qui se prennent les pieds dans le tapis si on les regarde de trop près. Le texte est fidèle à son titre : "Timidité" et rien que ça, la connaissance de soi assumée, (de l'amie lointaine V. ou du narrateur) ça me plaît. Je note : j'aime beaucoup. |




