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| Lebarde
17/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Une scène familiale autour de la table de Noël, à la nappe richement décorée et des cadeaux nombreux au pied du "sapin clignotant"
Est- ce que le " très beau tableau" de fête de tradition heureuse est véritable? et alors pourquoi "Sous le pinceau précis s'animent brusquement/Des visages froncés, mines épouvantables/Les doigts accusateurs pointent vers un coupable"? Le Père Noel? Sinon qui donc? je décroche...l'image d'une scène qui serait la dernière? vous nous expliquerez sans doute. Encore heureux que dehors, il y ait toujours de la neige mais dommage que "Les enfants lancent fort une boule de neige/Contre la baie vitrée, là où le vernis craque". Pour "casser " le passé" ou faudrait-il y voir un signe de décrépitude? Ce sonnet aux rimes incertaines est plaisamment écrit et agréable à lire, dommage que sa compréhension me le soit aussi (incertaine). En EL |
| Donaldo75
21/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J'aime bien cette composition que je décrirais comme un tableau figuratif même si l'articulation entre le deuxième quatrain et le premier tercet m'a consommé une grosse poignée de neurones sans aboutir à une explication satisfaisante. Mais, en fait, pourquoi expliquer ? me demande le dernier neurone vaillant.
Eh oui, ce qui compte dans cette lecture, c'est la tonalité mais aussi la force des images, véhiculées par un champ lexical riche et dense à la fois. La poésie est là, elle ne se cache pas derrière des ornements ou de la forme pour de la forme comme j'ai tendance à le constater dans d'autres poèmes. Inspiré ! Bravo ! |
| Ornicar
21/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Je découvre un tableau vivant et grimaçant, un texte habile et troublant. Sous le décorum, subitement, "le vernis craque". Mais de quel "vernis" s'agit-il ? Celui censé protèger les couleurs du peintre une fois le tableau fini, ou celui des convenances sociales, censées apaiser, sinon fluidifier, les relations humaines ou familiales, mettre de l'huile dans les profondeurs de leurs rouages obscurs ? "Là où le vernis craque" : excellente trouvaille et excellente chute que ce double sens d'où surgit le trouble. Trouble poétique résultant de l'ambiguïté du sens à accorder aux mots et aux images car ce texte peut se prêter à plusieurs interprétations. Quand je dis "plusieurs", c'est deux en ce qui me concerne. Et voilà comment je me suis fait deux films dans la même séance.
1/ A ma première lecture, j'ai d'abord cru que j'étais face à un véritable tableau, une oeuvre picturale donc, représentant un repas de noël. Le narrateur le regarde, puis se projette lui et sa famille, et tout à coup le tableau s'anime (deuxième strophe). A ce moment il y a donc, dans un mouvement d'opposition champ / contre-champ, ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas, ce qui est dans le cadre et ce qui est hors cadre : "peut être sous le bois / Du cadre ornementé... sous les couches de beiges". Mais que fait alors le lecteur de la dernière strophe ("J'aperçois dans la nuit l'ombre des anoraks") ? S'agit-il d'une extrapolation ou d'une vision du narrateur qui laisserait courir son imagination ? L'hypothèse, bien que plausible, semble fragile. 2/ Puis au fil de mes relectures, une seconde interprétation fraye son chemin dans mon esprit, inverse de la première. Là, je suis au départ spectateur d'une scène réelle à laquelle est partie prenante le narrateur qui recourt alors à la métaphore pictorale pour nous la relater. Dans cette lecture, la formule "très beau tableau" du premier vers est donc à prendre au sens figuré, comme dans l'expression courante : "t'aurais vu le tableau". Perfide que je suis, j'avoue avoir une préférence pour cette dernière interprétation. La dinde de Noël prend alors les allures d'un jeu de massacre et de règlements de comptes, style "Festen" (là, c'est moi qui extrapole de bon coeur) et le spectacle me réjouit au plus haut point. La bûche de Noël est décidément bien glacée à l'image d'un titre fort bien trouvé : "glacis". Je suis peut-être à côté de la plaque mais je le dis franchement : bravo pour ce sens de la mise en scène, assez virtuose à mon sens, tout en préservant un certain flou. |
| Provencao
23/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour M-arjolaine,
"Sous le pinceau précis s'animent brusquement Des visages froncés, mines épouvantables Les doigts accusateurs pointent vers un coupable Qu'on ne distingue pas, il a quitté le champ" Mon quatrain préféré où ce glacis est accrédité, je dirais comme une nécessité, comme une mesure de résistance, comme une cicatrisation, comme une approche et un partage. Le mouvement créateur de votre poésie ne cesse d’y tâter la crainte du réel au moyen du style, sujet d’épitaphe de la rénitence. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Boutet
23/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Je ne comprends pas ce qui fait la différence entre les 2 premiers quatrains : un premier joli de présentation et tout se gâte dans le second. Que s'est-il passé ? Ont-ils parlé de politique ? de religion ? ( à une époque) car c'est passé de mode. Il n'y a rien de pire pour faire capoter un repas, qu'il soit de fêtes ou autre. Bizarre, on aimerait savoir, on aimerait comprendre.
J'aime bien la boule neige qui fait craquer le vernis. |
| papipoete
23/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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bonjour M-arjolaine
Réunis autour de la table du 25 Décembre, nous attendons le passage d'un certain p'tit vieux, au dos plus chargé qu'un livreur de charbon, mais chut ! faut rien dire aux enfants ! d'ailleurs je crois qu'il vient de passer dans le champ... NB pas sûr que je détienne la vérité, avec cette présomption du coupable " Père Noel ", mais je subodore sa présence dans les environs. Paralysé d'effroi, il ne doit pas se faire voir, alors que les petits s'en payent une tranche, jouant dans la neige. Si j'ai Juste, la seconde strophe me semble un chouia épouvantable. Techniquement, nous sommes résolument dans un style " contemporain " avec - pluriel/singulier - des hiatus - " anoraks/craque " qui ne riment pas ensemble Au 9e vers, " prêt " me semble erroné ; ( près ) tout à côté... |




